tu as l’habitude de l’incendie du poème
où les formes fulminent
où les réveils culminent
j’ai entendu sa conversation
avec la beauté de tes épaules
mes lèvres qui s’y collent (…)
Accueil > Un ange à notre table
Dernier ajout : 13 juin.
Isa Solfia Manzanotu as l’habitude de l’incendie du poème
où les formes fulminent
où les réveils culminent
j’ai entendu sa conversation
avec la beauté de tes épaules
mes lèvres qui s’y collent (…)
Natacha Ruedin-Royonblanc cassé, le lit contre le mur la commode affaisse son vernis en silence une poignée d’images pieuses, un portrait de famille entre gris et bleu
au bout du chemin, tu les saurais sans les voir : la haie, les cahots puis cette brique rouge, plus que jamais
enfin, la cour pelée – y manquent les ergots, le chien la chaîne pend comme un soupir (...)
Nour CadourJ’ai tissé un pacte avec le peuplier à compte d’étoile vie de poussière où l’écume s’étire entre les arbres morts achevés irrespect de l’homme paisible dans la nature qui fait naufrage,
les soupirs s’entassent dans l’ombre convulsée des paupières de sel, les rivières cherchent l’air une main dans la braise du vent et lorsque je vois ce monde qui tourne comme une éponge sale, ma tête explose. (...)
Valentina CasadeiEt dans la dentelle des disparitions des gestes de rue délicats tant de beaux visages que les larmes cachent
il pose les deux assiettes et les deux verres par terre il mange et boit à côté de lui l’autre assiette et l’autre verre je sers distraitement d’autres cafés à d’autres sans abri plus calmes tandis que je l’observe : il marmonne quelque chose à un fantôme assis à côté de lui un fantôme à qui il a servi à boire et à manger nos regards se croisent un instant (...)
Sylvain JametIl rêvait de forêts et d’un rayon d’argent capable de traverser le corps des gens
C’était un pouvoir qu’il avait traverser les forêts avec son rayon d’or son rayon vert
viser avec ses yeux l’esprit et le corps des gens voir de quoi chacun
était fait
Il s’avance écroulé quelque part en lui-même un frère à nos yeux
d’écroulement
Il nous regarde mais ne voit rien débordé chaque instant par (...)
Zahra MrouehVers un autre vide
Je porte mon équipage en me dirigeant vers un nouvel horizon Est- ce que la direction du vent sera en ma faveur ? Je suis fatiguée des voyages d’un vide vers un autre. Ai-je oublié quelque chose dans le voyage précédent ? Les parfums et les fleurs ici sont de nature différente, Mais je ne sillonnerai pas ailleurs avant que les choses deviennent matures. Je n’irai pas dans la direction opposée des courants. En attendant, je me remplis de mes lectures.
(...)
Harry SzpilmannÀ la façon d’un ciel inassouvi ou d’une source balbutiante,
et sous l’égide toujours des oiseaux conciliants,
je vise l’énigme du corps chantant.
Vivant qui s’efforce vers l’éclat.
Dût-il chemin faisant se découvrir
désert sans bord, nuit sans rivages,
silence sans fond.
(...)