Dans l’anneau des nuits
Les couleuvres n’ont pas sommeil
Elles passent de rêve en rêve
laissant sous leurs traces une mue de papier cristalLeurs écailles glissent et crissent sous l’ongle
des choses à ne pas oublier
avant de tomber en poussièreCorps d’huile
fouillant dans le pierrier des nuits
comme une première fois
sans relâche
libèrent l’emplacement du vide
en y faisant tomber les ombres
D’un geste
D’un geste tu as changé le sang en eau
Effacé les miroirs
Étêté le bourgeon qui poussait à nos branches
Tu m’as croqué la fleur
Gobé l’ovaire
Raflé le miel et le pollen
Sucé la goutte de nectar
D’un geste
D’un seul
Puis recrachée
Avant de passer doucement ta langue rose sur tes lèvres?
Lavage à froidJe plonge mes souvenirs
dans l’eau froide
traverse ma vie sans toi
à bouts de bras
avec ton nom qui dégouline de silence
sur le carrelageTu a laissé des traces partout
La poussière s’accumule
Elle se colle aux traces de ta salive
Fait des taches
amoureuses
sur mes lèvresToutes les pièces se souviennent
Il faudra lessiver le sol
encore
et, dans la serrure
remettre la clef d’orMême pendus au soleil
mes souvenirs de toi
refusent de sécher
Ils gouttent et noircissent la terrasse
en petites flaques où pondent les moustiques
transformant les caresses en piqûres à venirLe vent lui-même n’ose plus
Tu mériterais le sèche-linge
Ou l’essorage à froid
pour ce que tu as faitMais je ne veux pas heurter
ni tomber
dans le gouffre d’absence
Alors je mords
ma lèvre du bas en silenceJe ne sais pas brusquer
les fragilesJ’attends que le temps t’essore sans violence
La douceur prend du temps et des mètres de larmes
Tes visions de vitrail
je ne parle pas pour que tu me répondes
j’écris pour que tu voies les lumières
de l’Irlande couler sur les vitrauxle vent avait dérobé ton foulard en plein vol
tu as disparu comme lui sans mot dire
le froid tendu sous les doigts vifs des cordes
saisit les gorges en marques rougesles harpes sans caresses ont des musiques tristes
l’horizon a fui derrière la colline
j’ai décroché les lumières une à une
ne laissant que les ombressur les murs je plaque des images
recouvre tes visions d’herbe et de vitrail
tes lacs me font des bleus au tournant des montagnes
À contre-tempsLe problème, dit-elle, ce n’est pas le silence
c’est le golem de ton corps
les confidences coincées sous les molaires
qui tremblent de se figer en toic’est le double fil des ronces
les retrouvailles en solo
les cerfs-volants sans ciel
et les mathématiquesSurtout les mathématiques
tu résous toutes les équations sans peine
mais tu ne calcules pas que la nôtre a un problèmeJe t’aime
– ça elle ne le dit pas –dans ses yeux grand vol désordonné de larmes
pluie de phrases et petit orteil dans la porte qui claque
Rassembler les lointainsDans l’entre-deux – l’espace vide – tenter de créer quelque chose qui ne soit ni l’un, ni l’autre mais qui porte la marque lumineuse de la rencontre. Adoucir le cristal. Donner forme à la fumée jusqu’à pouvoir la saisir, la tenir en main, la casser en deux. Et dans le craquement, entendre le soupir qu’exhale l’étincelle.
Tout est dans l’étincelle, la microscopique étoile d’où jaillissent le feu comme la glace. Joindre le cristal et la braise dans une scintillance jumelle. Éclats contraires assemblés en autre chose qu’eux-mêmes. Séparés mais ensemble.
Libérer la glace de sa gangue et la couler en flammes. Saisir les flammes en couronne d’or, ériger les cendres en chair.
Il suffit de très peu pour que l’insaisissable advienne. Très peu.
Très peu, sinon rassembler les lointains.
EmpreintesLe morose d’hier imbibe encore les marges d’aujourd’hui
Traces humides au vol lent des oiseaux
Silhouette d’une feuille incrustée par le passage de la roue
Peau de macadam noir
Veines de rouille
Le brouillard a engorgé jusqu’au lichen des poumonsSi le soleil ne revient pas, il faudra que la pluie tombe
L’averse lavera tout
Et quand elle aura tout lavé, elle déposera en miroir sur les brins de houlque molle de petites billes de ciel blanc
Surtout, là-haut pourra enfin descendre, s’étendre tout entier dans le silence des flaques
Les flaques de boue font si bien recel de lumière
Les ronces formeront des arches pour laisser passer le vent et les hérissons d’herbes sèches
Le soleil percera la haie de laurier cerise pour enluminer la mousse, argenter la tôle, ouvrir du bout des doigts le volet de bois pourri et ses fenêtres d’écailles blanches.
Au fil noirJusqu’à épuisement des rives intimes
Je passe la main sur le tranchant des berges
Un grand trait de sang noir tracé au fil du doigt
Court au long de la rive
Un grand trait de sang noir
Précis
Droit
Volontaire
Qui pourtant ne sait pasLa direction n’est juste que si le corps la suit
Entier
D’un seul tenant
En bloc de granite, d’eau vive et de lumièreSuivez le trait de sang que j’ai tendu pour vous
Il tiendra les rafalesLes vents peuvent souffler, j’ai tendu les filins
Arrimés à mon sang, sentez : le monde tangue et nous sommes deboutTenez
Tenez la direction dans le creux de vos paumes
Sans vous, le fil rompt
Tenez
Tenez pour moi
Sans vous, le sang noir s’écoule, il coule dans les flots
Une goutte pour milleJe ne tiens pas sans vous
Sans vous
Le corps lâche
La direction s’envole en poussières de sens
La terre même s’écroule
Qui n’a rien à porter
Les chaisesFaire le vide
Pas pour éloigner, pas pour fuir
Juste
Avoir un peu plus la place de respirer
Passer la serpillière sur les vielles histoires
Faire la poussière au creux des yeux et dans le sillon des anciennes caresses
Déblayer les poumons
Faire de l’espace
C’est ça
De l’espace plutôt que du vide
Réparer la chaise bancale
Et la remettre à l’intérieur
À sa place
Tu te souviens exactement de sa place
Il suffit de la reposer sur ses traces, là où le sol est resté calleux
Là
VoilàAttendre
Attendre que l’autre vienne s’y asseoir
Et souffle ses soupirsSur les murs,
On a accroché des cadres
Pour laisser s’y peindre les cris et les pardons
Les cadres, c’est le silence qui permet de dire
C’est toutRegarder les cadres
Un à un
Longtemps
Puis,
Quand on a entendu
Écouté
S’asseoir sur sa propre chaise
La rapprocher de l’autre chaise
(Pas trop vite
Beaucoup de temps et de choses ont passé
La distance qui sépare les chaises n’est plus la même qu’avant)Quand on a retrouvé la distance
Retourner les cadres
Y déposer ses propres cris, ses propres pardons
Se rendre compte que ce sont les mêmes
Que l’autre
En inversé, parfois
Mais
Les mêmes
Avec les mêmes tremblements de pinceau
Suite pour ciel et montagnesEntre le ciel et les montagnes
Comme la traîne blanche d’un nuage
Léger et doux, ton souvenir [1]*
Soleil matinal
Colline gelée
Tes arbrisseaux crépitent en gouttes d’eau [2]*
Tu as le visage
De tous les possibles
Bourgeonne !*
Il nous faudra de l’amour et de la délicatesse
D’autres se chargeront du sang
Entretien avec Clara RegyVous dites que ce sont vos rencontres qui vous ont menée à la poésie ; pouvez-vous nous en dire davantage ? Ainsi le mythe du poète solitaire serait détruit…
Si je peux, à moi toute seule, détruire un mythe, ma foi… !
À mes débuts, j’écrivais de la poésie sans le dire à personne. Au lycée, je postais mes textes sur des forums, solitaire, bien cachée derrière un pseudo. À l’époque, c’était pour moi quelque chose de beaucoup trop intime, beaucoup trop différent de mon moi social pour être partagé, reçu dans la « vie réelle ». Un jour, mon forum favori a choisi des textes pour les faire figurer dans un recueil collectif. Ayant été sélectionnée, j’ai été invitée à une rencontre-dédicace, à Versailles. C’était la première fois que mes écrits devenaient publics mais, surtout, la première fois que je rencontrais des humains avec qui s’étaient tissés des liens d’encre. Je pense que cela a été une étape décisive dans mon attachement à la poésie. Je découvrais que l’écriture pouvait être un vecteur de rencontres et ces rencontres furent d’une profondeur que je n’avais encore jamais connue jusqu’alors. Elles ont d’ailleurs, par rebonds, abouti à la création de l’association« Le Temps des Rêves », petite pépinière d’artistes qui m’a beaucoup nourrie et dont je fais toujours partie. Certaines personnes rencontrées alors sont devenues et sont toujours, presque 20 ans plus tard, des ami.e.s cher.e.s.
S’il n’y avait pas les humains derrière les poèmes, je ne pense pas que la poésie aurait pris une telle place dans ma vie. J’aurais continué, sans doute, à écrire, mais pas à ce point.
Les rencontres sont partout.
Parfois, c’est la rencontre d’un univers artistique entrant en écho avec le mien, qui me donne envie d’écrire ou fait germer le désir d’un projet où s’entremêlent les arts. C’est ainsi que sont nées de nombreuses collaborations avec des artistes du livre, des illustrateurs, des musiciens, des danseuses, des vidéastes, des peintres ou d’autres poètes…
Parfois, c’est partir à la rencontre de l’autre pour lui donner une voix et enrichir sa propre palette : ainsi est né le recueil « Les rideaux du souvenir », galerie de portraits inspirés de rencontres furtives mais puissantes avec douze inconnus. De même pour le livre « En Vérité » : des jours d’entretien avec Jacques Vérité, un homme de 90 ans qui m’a confié sa vie et des dizaines de lettres d’amour à partir desquelles j’ai écrit un récit de vie poétique. Ce livre, à son tour, m’a fait rencontrer des lecteurs et a même provoqué, par ricochets, l’écriture de nouvelles lettres d’amour…
Enfin, j’ai grand plaisir, lorsque j’anime des stages d’écriture poétique, à voir les participants se rencontrer et tisser des liens. Cela me donne le sentiment d’ouvrir un de ces précieux espaces qui ont forgé mes débuts. La poésie a cela de magique qu’elle fait d’emblée tomber les masques. C’est une texture de langue qui permet à la fois la pudeur et la mise à nue. En poésie, on ne ment pas. On laisse voir beaucoup de soi. Lire à haute voix, une fois, un de ses poèmes, c’est souvent dire bien plus que ce que l’on donne à voir en trente ans de carrière, 35h par semaine, à ses collègues de travail…« Entremêler les arts » voici une bien belle formule ! Quels exemples précis pouvez-vous nous donner quant à votre propre expérience, sans oublier bien sûr votre affection particulière pour la nature, les plantes. La nature est une grande artiste n’est-ce pas ?
Ah ! C’est une question tentaculaire que vous posez ici ! Je ne pourrai pas être exhaustive mais prenons quelques exemples. J’ai créé il y a peu le spectacle « Créatures Poétiques et Musique Monstre ». A l’origine, c’était une commande sur la thématique des créatures fantastiques, à destination des enfants de 3 à 12 ans. La seule contrainte : y faire figurer des poèmes correspondants au thème. J’aurais pu me contenter d’un spectacle à base de poèmes mais… non ! Également conteuse, je me suis amusée à inclure les poèmes dans la trame plus vaste d’un conte d’origine grecque, que j’ai largement remanié pour l’occasion (trois lignes sont devenues 50 minutes de spectacle !). En outre, ayant eu envie de travailler avec Florian Baron, artiste et ami de longue date, le conte poétique est également devenu musical, avec oud, chant et daf (percussion de tradition persane). Enfin, soucieuse de ne pas perdre les plus petits, j’ai également introduit le dessin dans ce spectacle où je crée, en temps réel, sur un grand tableau noir, un univers graphique. Sans compter les illustrations mobiles de Lucie Catté, dessinatrice que nous avons eu le plaisir d’inviter sur cette création... Dans un autre style, je suis actuellement en train de développer le projet « Terre de Poèmes », avec Cassandre Lidvan, céramiste de l’atelier Raoul. Cette fois-ci, il s’agit d’inscrire les poèmes dans la terre. Nous avons pour désir de mettre la poésie au cœur du quotidien en gravant des phrases poétiques sur des tasses, des bols, des assiettes. Quoi de mieux, par exemple, que de trouver, au fond de son bol de chocolat chaud, la petite phrase « Autorise-toi à être fragile, obstiné, rêveur » ? Aujourd’hui, j’ai passé ma journée sur ce projet. J’ai eu le plaisir d’imprimer un poème sur une série de six tasses et de faire sur des assiettes à dessert des empreintes végétales de feuilles de figuier et de gingko biloba. La poésie est aussi dans la nature, sa finesse, son graphisme, ainsi que dans le nom des plantes. En tant que botaniste, je me régale du vocabulaire lié au monde végétal. Ombelle, ombellule, involucre de bractées, akène, calice, corolle, cabaret des oiseaux, stellaire, souci, amour en cage, herbe aux cinq coutures… autant de mots qui apprennent à regarder où invitent à voir les choses autrement.
Car la poésie, est-ce que ce n’est pas justement une question de regard, un plaisir de dire les choses, de les nommer avec amour et précision, et par cela, de transformer notre vision du monde ? C’est ce que j’essaie humblement de transmettre lors de mes balades botaniques et poétiquesoù j’invite à la fois la botaniste et la poétesse qui sont en moi. Les deux ont un regard perçant, précis, qui prend le temps de voir. La botaniste (ethnobotaniste, même) invite à se pencher sur les dessins miraculeux des feuilles, en souligne la géométrie, les détails invisibles. Elle raconte les légendes, les croyances, les rapports de l’homme aux plantes. Elle aide à nommer, à comprendre et à vivre avec le monde qui nous entoure. La poétesse, quant à elle, veille à ce qu’on n’oublie pas la magie du vivant. Un arbre de quarante mètres ne serait rien sans la graine minuscule, sans le soleil, sans la goutte de pluie. L’ombelle d’ombellule de la carotte sauvage pourrait tout aussi bien s’appeler « dentelle », « flocon de neige », « nuage »...Quels sont les poètes ou auteurs -de toutes sortes- qui font partie de votre quotidien ? Vivants ou morts, bien sûr.
Mes amis, d’abord. Ceux que j’ai rencontrés par la poésie et qui en sont profondément tissés. Pour moi, quelqu’un qui prend le temps d’éprouver la vie, qui s’arrête devant la beauté, qui dit ce qu’il a au fond du cœur, qui glisse des trésors dans les poches des manteaux, est tout autant poète que les plus célèbres des gens de lettres. Il y a quelques jours, un enfant de quatre ans m’a fait découvrir une fleur dont le cœur était comme une pierre sculptée de lapis-lazuli. Aucun de nous n’en avait le nom mais nous sommes restés longtemps à nous émerveiller devant elle. C’est ça, aussi, pour moi, être poète.
S’il s’agit de citer des noms, toute personne qui me connaît un peu répondrait à ma place : « Christian Bobin ! ». C’est en effet l’auteur qui m’a fait prendre conscience, alors que j’étais au lycée, que la poésie pouvait être simple, pouvait être prose, sans rien perdre de sa beauté. Il m’a beaucoup inspirée, tout comme Patrick Modiano, Tarjei Vesaas, Guy Goffette, Jean Giono, Tatiana Arfel. Ces auteurs écrivent dans une prose que je trouve diablement poétique. L’humain, ses paysages intérieurs, les paysages qu’il traverse y ont une place prépondérante et je pense que c’est ce qui m’attache à eux. Dire l’indicible, le mystère, le vécu, faire lien entre soi et le monde. Plonger, parfois, dans les marginalités dont le regard renouvelle les perceptions. Pour cela, il faut absolument lire L’attente du soir, de Tatiana Arfel. C’est incroyable de beauté et de finesse !
Ces dernières années, j’ai découvert Jeanne Bénameur, Diane Régimbald, Mathieu Simoneau, Joseph Ponthus, Jean-Pascal Dubost, Axel Sourrisseau, Hélène Dorion, Sandrine Bourguignon, Sofia Karampali Farhat, Nour Cadour et bien d’autres. Pour dire la vérité, pendant des années, j’ai écrit en ne lisant quasiment aucun auteur de poésie publié. Je lisais la poésie en train de naître, je l’aidais à naître en y posant un regard, en partageant mon ressenti. D’autres parts, j’ai découvert beaucoup d’auteurs en les écoutant plutôt qu’en les lisant. Je pense par exemple à Pablo Neruda, Louis Aragon, Bernard Dimey, Gaston Miron, Julos Beaucarne Fernando Pessoa, que j’ai aimés parce qu’on m’a raconté leurs poèmes, les yeux dans les yeux. La poésie sourde – poésie faite danse – a été une vraie révélation, avec un coup de cœur pour François Brajou et Levent Beskardes. Enfin, mes recherches autour de la poésie végétale m’ont fait découvrir Anna de Noailles, Marie-Noël, Georges Duhamel, Orée Li, ainsi que certaines facettes de Jacques Prévert...
La plupart de ces auteurs sont dans mon quotidien pour la simple et bonne raison que leurs textes sont en moi, au sens propre. Depuis dix ans maintenant, j’apprends des poèmes par cœur pour pouvoir les dire dans toutes les circonstances de la vie. J’en suis à mon cinquième carnet de poèmes ! Bien sûr, certains s’effacent de la mémoire au fur et à mesure mais ils réapparaissent rapidement lorsque j’ai besoin d’eux.
Ce n’est que depuis quelques années que je prends plaisir à lire des recueils de poésie contemporaine et cela, notamment, grâce à mes stages d’écriture poétique. Lors du dernier« Cycle des 4 saisons », chacun des quatre stages de l’année était nourri par l’œuvre d’un.e auteur.ice. Cette année, c’est un livre-étincelle qui donne l’impulsion à chacun des stages des quatre saisons. Pour cet hiver, ce sera Zaatar, de Sofia Karampali Farhat, que j’ai eu le plaisir de rencontrer à la Factorie. Lors du stage hivernal du31 janvier, nous explorerons, grâce à elle, la poésie comme acte de résistance.Et question subsidiaire : si vous deviez définir la poésie en cinq mots (nombre particulier pour vous) quels seraient-il ?
Regard, Monde, Profondeur, Dire, Partager.
Née dans l’Orne en 1991, Flora Delalande consacre sa vie à entremêler poésie, conte
et plantes sauvages. Poétesse, elle est publiée chez les Éditions Paysages, Donner à Voir, l’Atelier de Groutel, le Temps des Rêves, Lignes d’Horizon… Entre peau et écorce, entre nature sauvage et ville, son écriture interroge les liens qui nous unissent au vivant. Liens de sang et de sève, d’humanité et de silence. Avec minutie et simplicité, elle explore la diversité des humains et des paysages pour dire ce qui se joue en elle et en chacun de nous. Conteuse, elle co-crée des spectacles mêlant poésie, conte, graphisme et musique. Soucieuse d’offrir la poésie là où on ne l’attend pas, elle propose des poèmes au téléphone et des siestes poétiques et musicales. Enfin, elle anime des ateliers d’écriture, des balades, des ateliers et des stages mêlant botanique, poésie, conte et chant.
BibliographiePoésie (édition courante et livres d’artistes)
- Les feuilles ne tombent pas, elles s’envolent, Editions Lignes d’Horizon, Printemps 2025
- Je serai là, Livre d’artiste, 2023
- Paysage ondulatoire, Livre d’artiste, 2023
- Cueillir (2), Livre d’artiste, 2022
- Des étoiles dans la gorge, Lignes d’Horizon, 2021
- Cueillir (1), Livre d’artiste, 2021
- Des oiseaux dans le cœur, Éditions De Doutes et de Paillettes, 2021 (livre du spectacle du même nom)
- Je suis faite de vent et d’eau, Éditions Hélène Baumel, 2020
- La lente danse du ciel, Édition Catherine Decellas, 2020
- Withered Treasures, 2020
- Partir, Donner à Voir, 2020
- Un caillot de mémoire, Editions L’Atelier de Groutel, 2020
- Présence, Pensée, Rêve, Éditions Catherine Decellas, 2018 / réédition en novembre 2019
- On dit que Dieu n’habite plus là, 2018
- Retour de Brume, Collectif du Galet Bleu, 2017 (épuisé)
- Partir, Éditions Catherine Decellas, 2017
- À la fenêtre, Éditions Paysages, 2015 (épuisé)
- Trésors parcheminés, 2013, réed. 2020 (épuisé)
- Dialogue avec l’Orage, 2011 (épuisé)
Théâtre, Roman, Nouvelles, Contes, Récits
- En Vérité, Récit de vie poétique, 2024
- Mosaïque(s) n°2, 2020
- Nuage gris, Éditions Le Temps des Rêves, 2019
- Les Rideaux du souvenir, Éditions Vaertigo, 2019
- Fleur de Feu, 2015
- Mosaïque(s) n°1, 2015
- Orpheline, 2013

