Terre à ciel
Poésie d’aujourd’hui

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Sabine Zuberek

mardi 30 mars 2021, par Cécile Guivarch

Sélection de quelques poèmes extraits de mon recueil écrit en août et octobre 2020

Le Vol des buses

Trop plein
trop près
deux avertis
désignent du doigt
l’ancre
et la chaîne

dénués de paupière
leurs yeux
savent la confusion
plus loin
plus haut
désengorger la page

m’ont-ils dit

j’entends la sentence
je fabriquais un faux

Femme de tête
à la coiffe de lustre
reine de pique
au diadème foudroyé

tu couches tes visions
sous
de lourds matelas
entachés de sclérose

la fissure de ton œil
veut s’unir à la cime
des errances immuables
que le couchant rosit

ta froideur est digne
elle fonde sur l’abîme
l’instant cher
et les ciels de soufre

à quelle rive confiée
ton énigme sous le sceau ?
à quel envol d’oiseau
ton vœu de délivrance ?

femme de tête
au caillou mort
grossi sous ton front pâle

qui es-tu
de ne pouvoir nous prendre
sur tes genoux ?

Un fouillis de vert
et de taches ivres
transperce ta tour enfantine

une joie déferle
l’ombre chantante du vieux lavoir
encore toute fébrile en toi

tu t’élances dans la lumière
tu poses le pied nu
au milieu traître
des couleuvres endormies
sur la pierre chaude qui affleure

tu as brutalement avalé un caillou

Le verdict ne t’émeut pas
la reine t’appelait
longtemps depuis sa nuit
droite les mains croisées
et sa fausse perruque

la révélation désigne
une possible rive
restés dans l’œil
l’éclat et le lustre attendaient
d’inventer le passé

blanche fleur convulsive
atypique sur le lobe

voilà l’extrémité sans compromis
d’où détendre ta page

Défie-toi de ta page
ses fleurs écarlates
ont soif

l’encre revêt d’un soleil trompeur
et d’ombre commode
la taupe de ton antre

va au bout de ta ligne
mais doute d’étreindre jamais
les jambes de ta reine

que tes mots trouvent
l’aiguillon
d’une possible phrase

tu ne la forceras pas tu le sais
comme s’enfuit la nuit
la vérité que ta main gauchit

observe la ronde des buses
ouvre ton front buté
à leur haute écriture bleue

tu n’ignores pas de cet oiseau
qu’il est moins charognard
que beaucoup le disent

laisse tes plaies
que te ferait d’y tremper
jusqu’au prochain dégoût ?

le vide est large creusé
dans le sillon
il y a peu de mots tu le sais

écoute ta rumeur      oui
mais dis      mort

à l’éponge qui ne sait
que faussement se gorger

 

La force et l’épaisseur de tout ce que l’on sent empêchent de le dire. Les mots restent âcres et durs dans le cœur.

L’infection a fini de couver
des vautours la convoitise
la reine se détourne
sa désapprobation te troue
si un seul cri pouvait te vider
elle t’en saurait gré

les vents d’est te soufflent
sans compte des sabliers
leur haleine délétère
et réveillent la nausée
des larves qui coopèrent

l’envahissement est à l’affût
du dépôt en toi

déchire le tissu    crie

Mais enfin j’ai hâte
du scalpel et de la page
neuve j’en appelle
à de plus hautes narrations
froides et lavées
au tracé viril
aigu comme la pierre

oui hâte !
et tailler dans ces songes
trop pleins ces tiédeurs
d’alcôves tuméfiées

hâte de l’exérèse
de la ligne impersonnelle
hâte !
d’un crâne blanchi
roulant sous les sabots
des montures des cavaliers
à la face libre dans
l’immensité du plein midi

hâte d’une langue claire
qui fait toujours défaut
aux bilingues
par l’équivoque fourvoyés
la modulation originelle

ne pas diminuer
mais rester maigre
et sèche
sortir au grand soleil
qui réconcilie tout

 

Quel abus cet autre mirage ?
graines noires dans les sillons
d’un ciel grand teint

Se désemboue le port
se libère ta matière
ses eaux bâillonnées
du plus vaste de son lit
son silence enjambe
le cours de tes mots
accordé au pouls
des choses elle gronde
un fracas de premier monde
un ruissellement immense
contre le muret de pierres
et de pousses jeunes

ta voix attend
ce possible désaffublement

cède donc

Un vent jeune court les rues
de fougue sans bride
retourne les terrasses hautes
et le linge suspendu
entre deux murs qui se regardent
étonnés de l’affront

l’Albe à la source rieuse
descendu des monts bleus
a renversé le frustre càntir
aux grappes de sang et d’or
l’eau baigne les pieds
la terre boit à longs traits

une force neuve
s’engouffre sous ta robe
fait frissonner le dos
tu ne lui opposes plus guère
ta mâture têtue et toute décoiffée

ta certitude
vaincue se désordonne
elle ne pèse plus rien
elle rit plus fort
que les hirondelles emportées
dans le ciel éventé

adosse-toi à la résistance
invisible et parfumée
d’embruns et de vignes
imagine l’envol
sans ombre portée

les mots peuvent se laisser
dans leur sens après tout
quand ils bruissent sonores
du vent jeune qui court les rues

Souviens-toi
comme la reine souriait
béate
aux cieux noirs gonflés
et ses oiseaux calligraphes

Oui   je me souviens maintenant
elle était belle comme une enfant
de la demeurée elle avait les traits
c’était je crois l’emprise
d’une très grande joie

l’instant était tout
de pure vitesse
délivré de tout poids

Ce bleu est-il
du ciel ou de la mer ?

encore je me préoccupe des frontières
moins cependant

j’écoute les rumeurs poreuses
mes « comme » éclairent

j’habite mieux
la profondeur
où s’étonne la clé

un voilier glisse
sur le fil défait

 

les nœuds ne sont que d’air à trancher
mes bras mes jambes des moulins ivres

L’âge morne entre parfois
comme un sans-gêne matinal
à l’heure du premier thé
il vient te tâter les organes
ton âme perfide l’a laissé passer

mais l’instant t’est donné
où tu veux te sentir
bien calée dans ton corps
rendue à l’enfance
et son pain chaud beurré

souvent l’enfance te visite
comme une amie retrouvée

essaie donc sur ta chaise, souffle-t-elle
de seulement concorder      avec
le bois doux le miel et l’odeur de fraise
la lumière blonde
qui par la fenêtre t’accueille

dans les modestes positions
l’âge morne décline toujours
l’offre d’une seconde tasse de thé

et le chat ronronne d’aise

Tout ce qui trop bas
est descendu en toi
se dérobe crois-tu

esquive la nasse
de tes mots les mailles
distendues
d’une capture vague
joue le leurre
de l’œil mi-clos
barré d’une pupille traître

mais si tu fuis l’anecdote
et les cadences automates
si des temps faibles
tu agrèges l’erre
et la formule brève
du caillou blanc sur ta langue

l’inédit affleurera
du bas obscur
et l’empreinte des filets

la trace prendra forme
étonnée de son avènement

vaillante toutefois comme
une échoppe de bord de mer
ses rayures bleues
son air pimpant de vérité

IKB

Habiter le bleu
le pur outremer
saturé jusqu’à son terme

la grande ascèse c’est
aimer l’abstraction       du bleu

tues les images
et les yeux éreintés
du bleu plus que bleu

la surface atteint
sous la clôture de l’œil
l’amplitude anormale

aux sondes ordinaires
elle échappe elle vibre
de vertus qu’on ne soupçonne pas

d’éponges marines
et d’étranges paysages
arrachés à la profondeur ultime

car le bleu
est un grand trou
où la plénitude s’étire

le joint vif
de notre intimité
et de notre évasion

bleu des plus abstraites
couleurs crée
le vaste sentiment océanique

 

Encore un peu plus se dépouiller de la dimension


Entretien avec Clara Regy

Votre écriture semble être née dans des circonstances particulières. Pouvez-vous nous en dire davantage ? Vous semblez insister sur la différence entre « écrire » et se « sentir poète », est-ce la publication, le regard des autres, ou poursuivre... qui fait varier ce statut ?

Je ne peux pas dater précisément la première fois où j’ai écrit, je veux dire celle où j’ai été l’auteur des mots que j’inscrivais sur la page d’un cahier de citations que je traînais partout avec moi – c’était en tous cas dans l’enfance – je me souviens mieux en revanche de l’effet que ce petit miracle a eu sur l’enfant que j’étais. J’ai depuis rempli des cahiers, j’en ai jeté certains. L’écriture m’est devenue aussi nécessaire que naturelle. C’était mon choix, et le français, ma langue d’élection. C’était comme faire ses gammes dans une solitude peuplée où j’adorais me trouver. Il y a cependant eu plusieurs naissances.
Il y a 6 ans, un accident de la vie m’a fait soupeser ce lien quasi charnel que j’avais à l’écriture. Je me retrouvais, à quarante ans d’intervalle, avec un « caillou mort au front » comme ma mère, décédée peu de temps avant. J’ai senti d’une manière très particulière - que j’ai encore du mal à démêler - cette coïncidence hasardeuse comme un point d’incidence avec une femme lointaine, une femme de tête, une femme sans poids pour qui j’avais de l’admiration et à l’ombre de laquelle je m’étais mise à écrire. J’ai alors écrit en peu de temps, dans l’effroi et une certaine violence, quelque chose que j’ai étiqueté comme roman, faute de mieux, et qui lui était pour ainsi dire dédié. Encouragée par des proches, des amis, j’ai envisagé la publication avant de renoncer, parce que la question de l’intime me gênait et que je n’étais plus sûre d’avoir su trouver l’endroit d’évidence où placer le socle. Je n’étais publiquement personne, et je ne me sentais pas légitime à la publication d’une histoire dont j’étais encombrée et d’une écriture dont j’éprouvais bien qu’il fallait que je la désencombre tout autant d’un trop-plein de matière, que je l’aiguise pour me faire une voix qui ne serait pas une posture ni celle d’un cœur donné en pâture, ce que j’apprécie peu en littérature.
Il y a donc cette dernière naissance en date – je la dois à la confiance impérieuse d’une amie de longue date, Sabine Dewulf, poétesse. Elle m’a littéralement contrainte à un pacte : lui remettre avant un an un recueil de poèmes, sans doute parce qu’elle me sentait poète à délivrer derrière l’écriture. Le recueil Le Vol des buses a d’abord été écrit d’un trait l’été dernier. Je l’ai soumis à son regard aussi bienveillant qu’exigeant. Le recueil a « pausé », puis je l’ai repris et j’ai su alors que je tenais mieux le point d’équilibre entre ma figure, le corps, le lieu, le temps et la langue.
Je fais donc – oui - une différence entre « écrire » et « se sentir poète ». Laquelle ? Parler, écrire, c’est – me semble-t-il – prétendre que ce que l’on dit vaut la peine d’être dit ; c’est opérer un tri qui contribuera à nos fins. Je ne sais plus qui faisait cette distinction à propos de Proust : la cohérence va de soi ; seule l’incohérence retient l’attention. Or, l’incohérence au sens littéral - d’où procède selon moi la poésie - m’apparaît comme seule vraie matière à écrire qui se refuse à l’impérieuse signification. Si la prose liée tient parfois la langue par traîtrise et mauvaises habitudes, la poésie ne peut, elle, s’enivrer de son tracé. Elle impose une humilité pour épouser sa figure sans en chasser l’ombre et trouver en soi la voix qui ne trichera pas. C’est mieux qu’une posture de yoga (rires).

Vous évoquez « le corps » : parlez-vous, alors, de la place qu’il prend dans votre écriture ? Ou de l’effet que cette même écriture peut avoir sur lui ?

Le corps, je le dirais à la fois comme le nœud et la jointure de notre être au monde. Il est le lieu même où se trame l’écriture et c’est lui qui la rend possible. Il est le lieu des tensions qu’il manifeste, des images confuses et de la question qu’il pose quand on écrit : où se situer ? D’où est-ce que ça vient ? Où le retrouver intact ? C’est sur la table du corps que me semble se jouer la recherche de l’équilibre d’une existence. C’est du moins l’expérience que j’ai faite en écrivant ce premier recueil.
Le corps s’éprouve comme une superbe frontière, toute cousue d’endroits et de revers. Il pose la question de notre porosité et de l’échange de qualités avec l’extérieur. Il est donc à la fois le sujet et l’objet de la parole poétique dans ce recueil. Il s’est dans tous les cas imposé à ce moment-là dans un rapport charogne/charognard : comme la buse des frontières, j’ai tourné, tourné, je crois, avec des variations sérielles, des trous d’air, des aspirations soudaines dans toute la dimension de mon misérable être au monde autour de ce point essentiel qui m’échappait, qui ne serait plus qu’un rebond solide d’où je pourrais parler, dépliée et renouée. Je ne sais pas si j’ai trouvé ce lieu, mais le recueil s’achève sur un apaisement.
Au fond, se sentir poète, c’est peut-être démêler la confusion qu’induit le corps, la matière dont nous sommes faits, son poids, le mystère en soi qu’on ne situe pas. C’est donner par la langue qui doit trancher vif dans la chair un bel endroit à cet envers arraché à l’éblouissement. Je vois le corps comme une terre du milieu qui supporte notre aspiration à l’élévation et au déboîtement. Se sentir poète, c’est peut-être trouver un lieu habitable « où le moi s’efface et fait place à l’innocence de ce qui nous traverse. » Je dois ces derniers mots à mon ami philosophe, Toufik Boubegtiten, qui m’a fait un très intéressant retour sur le recueil.

Le lieu d’écriture, est souvent questionné, vous semblez, vous demander plutôt « quel lieu écrire » ? Votre propos est assez mystérieux, pouvez-vous nous en dire davantage ?

Oui, vous avez raison, Clara, d’évoquer le lieu de l’écriture. J’y réponds en partie déjà en évoquant le corps. Dans la mesure où le corps s’inscrit dès le départ dans un espace-temps qui ne dépend pas de nous, la question du lieu d’écriture se pose en effet et, avec elle, celle de la mémoire, que j’imagine toujours comme un promontoire caché à faire émerger.
La mémoire qui est garante de notre dimension temporelle crée un lieu en nous dont le chemin s’est effacé, encombré de broussailles. Mais ce lieu intérieur est riche des lieux géographiques où notre expérience s’est construite. « Quel lieu écrire ? », c’est bien actuellement ce qui me préoccupe. C’est un lieu tout de traces qui s’est forgé dans l’aller-retour incessant de nos sens au monde, un lieu pour le renouement, un lieu tissé des lieux réels qui ont porté notre corps et nos gestes autrement et jusqu’à la familiarité.
C’est pourquoi j’aime aussi mentionner les lieux où j’ai écrit. Ils sont comme un fil d’Ariane pour accéder à ce lieu poétique qui ne se donne pas facilement, ce lieu de transparence intérieure, où je sais pouvoir passer de la présence audible d’une narratrice à sa disparition dans le silence. C’est un lieu vraiment archaïque et en deçà des mots. Je le cherche toujours, mais je suis en chemin.

L’exigence du langage, c’est probablement lorsque ce pacte d’exigence est respecté chez les auteurs que vous lisez, que vous continuez à les « fréquenter » ... Quels sont ceux que vous « aimez » particulièrement -poètes ou non - et qui vous ont peut-être aussi donné envie d’écrire ? Envie de trouver votre propre langage ?

Oui, l’exigence du langage, je l’envie, je la cherche, je la retrouve, je la fréquente chez les auteurs de mon Panthéon intime dont l’écriture n’a rien de circonstanciel et m’est toujours une source infinie de renouvellement.
Il y a d’abord au-dessus de tous : Julien Gracq, le poète-géographe dont le dernier posthume Nœuds de vie est une merveille ; et Marguerite Yourcenar dont l’exigence de style a fait naître une écriture qui sait toujours trouver l’exacte distance, l’exact point de vue, l’exacte proportion où faire vivre son sujet.
Il y a mes auteurs d’étude, à la gouaille et au verbe viril, à l’invention d’une langue monstrueuse au siècle du bruit et du mouvement : Blaise Cendrars et Céline. Je les retrouve toujours avec gourmandise.
Il y a mes romanciers à la folie : Stendhal et Dumas, que je ne cesse de fréquenter. Ils savent l’art de raconter, comme aussi Dostoïevski et Steinbeck. Et plus près de nous, les américains Paul Auster et John Irving. J’ai une tendresse particulière pour les Maigret de Simenon.
Il y a mes maîtres à penser l’absurdité heureuse de l’homme : Camus et Beckett. Et Duras qui s’est fait une voix à mon sens unique. J’aime son territoire du féminin.
Mes poètes enfin, ceux surtout du 20ème siècle, poètes de l’âpre silence et de la lumière : Charles Juliet, René Char, Philippe Jaccottet, Henri Michaux. Puis, les versets de Saint-John Perse, Claudel et enfin Rainer Maria Rilke.

Cependant, vous n’échapperez pas à la question habituelle : si vous deviez définir la poésie en 3 mots, quels seraient-ils ?

Ma réponse sera celle du moment : Ascèse – Réconciliation – Joie.


Née le 18 mars 1968 à Lens, dans le Pas-de-Calais, d’une famille germano-slave arrivée en France à la fin des années 30. La langue française est tout entière à conquérir pour cette famille où s’entremêlent et s’agrègent mes langues maternelles, sonores autant que privées. La langue française est pour mon père la langue d’élection qu’il est le seul à maîtriser à la perfection, mais il travaille tard. Mon arrière-grand-mère allemande prend soin de moi jusqu’à mes trois ans passés. C’est l’âge où j’entre à l’école, je n’y comprends pas bien les autres élèves ni les enseignantes, mais j’adore y aller. J’apprends à lire et à écrire en quelques mois. C’est comme une révélation. Je n’ai plus depuis cessé ni de lire ni d’écrire. Mon rapport au monde étranger s’est construit dans la lecture et l’écriture. J’ai rempli des cahiers et dévoré la littérature.

J’ai une agrégation de Lettres modernes et un DEA de littérature comparée. J’ai longtemps travaillé sur l’œuvre de Blaise Cendrars sous la tutelle de Philippe Bonnefis et d’Alain Buisine à l’Université de Lille III. Je suis par la suite devenue enseignante. J’exerce aujourd’hui dans un lycée de Béthune et vis à Lille.

Je n’ai rien publié, sinon quelques articles pour le revue des Sciences Humaines il y a bien longtemps, lorsque j’étais étudiante et qui ne comptent pas.

J’ai écrit un premier roman en 2015, Le Chignon, qui n’a pas été publié. Les poèmes que je vous ai adressés sont extraits de mon premier recueil de poésie.


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3 Messages

  • influences outremarines Le 27 avril à 19:08, par Pierre LAMBLE

    Je sens comme une légère influence Saint-Johnpersienne ...
    Des souvenirs de Amers ...

    Répondre à ce message

    • influences outremarines Le 8 mai à 10:44, par Sabine Zuberek

      Bonjour Pierre, mon ami,

      Sans doute, oui... comme tu le sais, les versets élémentaires de Saint-John Perse ont depuis un temps très long déjà intégré ma propre pneumatique au point inévitable d’y laisser la trace plus ou moins consciente de leur passage ; plus le souffle de Vents d’ailleurs que celui d’Amers. Dans un des poèmes du recueil Le Vol des buses, je fais sinon une référence explicite à ses Oiseaux. (Désolée, j’ai des soucis d’italiques sur l’Iphone).

      Je réécoutais justement hier une interview de Duras qui affirmait entre autres choses que la prétention quand on était écrivain, c’était de se croire seul(e) devant sa feuille. Je sais dans tous les cas qu’il n’est pas facile de faire taire certaines voix qui sont comme un pli ou un épi de tête (rires).

      Merci de ta lecture et d’y avoir senti des effluves outremarines qui nous sont à tous deux familières.
      Sabine.

      Répondre à ce message

  • Sabine Zuberek Le 9 mai à 07:57, par Sabine Zuberek

    Accord terrible à la fin de mon précédent message que je répare ici : ....senti des effluves outremarins qui nous sont à tous deux familiers.
    Je ne sais pas pourquoi, je veux toujours qu’« effluves » soient au féminin, surtout quand ils viennent de mer.

    Répondre à ce message

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