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Poésie d’aujourd’hui

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L’Édito

Dernier ajout : 13 janvier.

Dans cette rubrique

  • L’édito - janvier 2021

    Souhaiter à tous une année nouvelle vraiment nouvelle, voilà qui, par-delà les usages, sonne comme une nécessité. Ce début 2021, les vœux ont plus que jamais valeur vocative – formulent ce qui nous appelle, ce à quoi nous sommes appelés. En ces temps d’« eaux noires » où l’on peut jusqu’à entendre « pleurer les pierres », notre résolution se raffermit, aussi notre équipe, avec tous ceux qui le veulent, s’engage à remuer terre et ciel en poésie.
    Parce que, ainsi l’énonce Edmond Jabès, « nous mourons de ce qui nous réduit », nous voici tous vivement exhortés à la pleine expression, sommés d’œuvrer aux plus complets développements. Si nous ne pouvons pas toujours repousser les murs, en revanche, nous pouvons créer des brèches, ménager des ouvertures, interstices ou intervalles qui nous donnent de l’air, et nous permettent de voir plus loin et plus clair : « saisi du dehors/œil buvant le flux », force est de sonder « les obscurités nécessaires » et de gagner les « lueurs » comme on gagne les hauteurs. Dès que l’on instaure un écart, il nous est loisible d’y « chercher d’autres espaces », de « rêver », de laisser surgir « sept soleils », de produire des échos, d’accueillir des voix nouvelles. Susciter de l’autre, ou devenir autre, autant d’évolutions qui requièrent d’« avoir foi en la marche », de « traverser le désert », d’« être seuil » et de « dire oui », un oui éclairé à ce qui nous allège et à ce qui nous vivifie.

    Florence Saint-Roch, pour toute l’équipe de Terre à ciel.

  • 8 - Quoiqu’il arrive le poème est chez lui dans un poème

    Une chose fantôme hante bloque au ventre se terre Penser chant comme un territoire d’oiseaux nuages montgolfières écrit Ariane Schreder dans ce nouveau numéro de Terre à ciel. « Vous êtes vivants », affirmait Cécile Guivarch dans l’ éditorial de cet été. Florence Saint-Roch nous exhortait, elle, c’était en janvier 2019 : « puissions-nous, le plus possible, nous essayer à la nouveauté, oser le risque et nous y enchanter... » Sabine Huyhn, quant à elle, l’été 2019, donnait ses multiples noms à la (...)

  • 7- Vibrez, la poésie est vivante (juillet 2020)

    L’été est là. Et plus que jamais la poésie est vivante, en joie d’être là, de circuler parmi nous, vivante et tellement vibrante. Ouvrez-vous, accueillez la poésie, accueillez la vie, vivez l’été autant que vous pouvez. Lisez ces pages de Terre à ciel, laissez-vous happer par la magie des résonances, entrez dans La fleur du monde , favorisez les rencontres en terres poétiques, feu de tous les feux, et si vous êtes à bout de souffle, que cela ne vous arrête pas. Poursuivez, reprenez, continuez, regardez par (...)

  • 6- « Sortir de soi » - avril 2020

    « [...] maintenant, dans la demi-clarté du printemps, ça passe par nos muscles, sort par la main. Questionnant. Éloigné. Un bruissement transparent. Lointain. Proche. Comme des astéroïdes. Anonyme » écrit C. F. Claus à Ilse et Pierre Garnier. Aujourd’hui, dans ce printemps si particulier, « ça » persiste. Jamais aussi nécessaire ? Nous ne savons pas vraiment en quoi consiste la poésie (voir éditorial janvier 2019). Mais nous faisons entendre la voix singulière de nombreux poètes. Et nous risquons le risque (...)

  • 5- En vingt vingt, soyons agiles - janvier 2020

    En vingt vingt, soyons agiles, ouvrons nos yeux et nos oreilles, laissons pénétrer ces trouées de ciels dans nos cœurs, entrons en résonance avec le monde. Cette terre entrevue par le poète, ce monde en chacun qui nous conduit vers davantage d’ouverture et de création. Soyons agiles ! Terre à ciel explore de nouveaux paysages, de nouveaux horizons, donne à lire voix particulières, voix habitées, voix sans frontières. Et pour vingt vingt une nouvelle organisation, au comité de rédaction s’ajoute un (...)

  • 4- Explorer l’incertain - novembre 2019

    « Arrêtons-nous un peu, causons », proposait Rilke dans un poème des Vergers : oui, avec lui arrêtons-nous un instant, car au bout des branches les fruits inévitablement pèsent - donnent matière à réflexion. Ne sont-ils pas actuels et potentiels à la fois : pour l’arbre, un aboutissement, pour nous, une promesse de saveurs parfumées ? En cette saison d’abondante cueillette (l’épaisseur toute virtuelle de ce numéro l’atteste), réfléchissons donc mûrement. Et posons-nous les bonnes questions – de celles qui (...)

  • 3- La poésie cet été - juillet 2019

    La poésie cet été n’a jamais été aussi pluie. La poésie et son Marché – aux planches de l’un nous préférons celles de l’autre, les planches d’écriture et ce qu’elles racontent de bois vivant et mort, de jeunes pousses et d’arbres centenaires, de forêts sauvages, leurs jeux d’ombre et de lumière. La poésie et ses principes, ses commencements, ses sources, prémisses, postulats, renoncements et recommencements. Sans elle, l’écriture ne s’ouvrira pas. La poésie et ses espaces, ses mots en exil, ses souffles qui (...)

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