Certains soirs, je rouvre la plaie. J’appelle à moi le manque.
Sur ma table s’entassent des feuilles, des mots agglutinés que je racle à vif. Demeure la trace d’une langue soufflée bas.
L’œil de lampe éclaire une partie de la table.
On doit tâcher d’être à nu, sans socle. Un œil sévère.

Cyrille Guilbert