La pièce est blanche. Vide. Seul un serpent vit au centre, et il se mord les yeux. Ses écailles blanches luisent comme des vieilles cendres. Je m’approche de lui, nue, et mes pupilles déraillent. Altérité –- je tends mes mains vers lui. Des ombres vertes apparaissent –- j’ai froid. Je, je ? Qu’est-ce ? Je brûle. Mes petites braises brillent et comme du bois je crépite, je chante. Et le serpent s’enroule encore sur lui-même et pénètre ses propres yeux, son (...)

Héloïse Roquencourt