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On m’a demandé pourquoi j’avais traduit ’connected’ par ’elles se touchent’, dans le poème ’Les îles’. Ma réponse : ces vers de Jules Supervielle...
Livrez vos mains aux miennes,
Écoutez la rumeur :
Nos âmes attardées
Viennent de leurs frontières.
Voici qu’elles se touchent.
C’est l’ombre et la lumière
Qui se croient immobiles
Et tremblent de changer.

