István Kemény (né à Budapest en 1961) l’un des poètes hongrois les plus intéressants de sa génération. Auteur de nombreux recueils réunis en un seul ouvrage (Állástalan táncosnő (Danseuse sans emploi), Budapest, Magvető, 2016], il a donné récemment un nouveau livre de poèmes, Nil (Magvető, 2018) dont sont extraits tous les textes traduits ici, à l’exception du premier. Une anthologie de ses poèmes a paru en français : Deux fois deux (trad. Guillaume Métayer), Paris, Caractères, 2008 et ses poèmes ont été traduits en de nombreuses langues.
On peut lire, entre autres, sur ce poète : le récent dossier de la revue Schreibheft qui lui est consacré (n°94, « Rückspiegelsaal, Der Dichter István Kemény » et, en français : G. Métayer, « István Kemény, un poète du XXIe siècle », Revue des deux mondes, mars 2008 (p. 70-88).
Petit singe Pas le temps pour toi, la tête, là. Bourdonne.
Pas le temps pour toi, le parc, là. Bourdonne.
Pas le temps pour toi le trafic, là. Bourdonne.
Bourdonnent.
Pas disponible non plus, la ville. Bourdonne, elle aussi.
Ni le ciel nocturne, occupé aussi. Bourdonne.
Les climatiseurs aussi bourdonnent.
Rien n’est disponible, là. Tout bourdonne.
Pas le temps pour toi, là, ils travaillent.
Se partagent le sourd grondement.
Joue tout seul, petit singe.
(Élőbeszéd [Langue vivante], Magvető, Budapest, 2006)Kis majom Nincs rád most ideje a fejnek. Zúg.
Nincs rád most ideje a parknak. Zúg.
Nincs rád ideje a forgalomnak. Zúg.
Zúgnak.
A város se ér most rá. Ő is zúg.
Az éjszakai ég is elfoglalt. Zúg.
A légkondicionálók is zúgnak.
Semmi se ér most rá. Minden zúg.
Nincs idejük rád, ők most dolgoznak.
Osztozkodnak a halk morajon.
Játsszál egyedül, kis majom.
Internet
Le mot s’envole, et reste.
Internet
A szó elszáll, és megmarad.
Détail ce poème de moi dont autrefois ils se moquèrent,
mais qui ne trouva pas sa fin, continua,
à l’instant un Parkinsonien y apparaît,
nous l’apercevons de la voiture, c’est le soir, il pleut des
cordes, stade précoce,
il arrive encore à marcher seul, héroïquement tâtonne,
nous jouions au foot ensemble, presque un ami,
il se rapproche de la station de tram, nous pourrions le
raccompagner,
mais impossible de s’arrêter ici, même si en vrai ce serait
possible,
arrive même un moment où il vaudrait mieux s’arrêter,
ouvrir la portière, l’appeler en criant, mais nous le laissons
filer,
il ne s’en rend pas compte, son port est désormais un souvenir
éternel,
dos droit, manifestement il ne s’est pas encore rendu,
rien ne me taraude, c’était l’une des bonnes solutions, c’est
toujours ce poème de moi dont ils se moquèrent jadis,
il ne trouve pas sa fin, il continueRészlet ez az a versem, amibe régen még belenevettek,
de nem találta meg a végét, folytatódott,
most egy Parkinson-kóros kerül bele éppen,
autóból látjuk, este van, szakad az eső, korai szakasz,
még bír egyedül járni, botorkál hősiesen,
fociztunk együtt, majdnem barát,
a villamosmegálló felé tart, hazavihetnénk,
de itt nem lehet megállni, bár valójában lehetne,
van is egy pillanat, amikor jobb lenne megállni,
kilökni az ajtót, kiáltani neki, de elmulasztjuk,
nem vesz észre, a tartása már most örök emlék,
egyenes hát, jól láthatóan nem adta még fel,
nem furdal semmi, ez volt az egyik jó megoldás, ez meg
még mindig az a versem, amibe régen belenevettek,
nem találja a végét, folytatódik
Le nouvel aspirateur
Deux jours qu’il se dresse et est en même temps couché, tu sais,
à la façon des aspirateurs, sur le sol de la cuisine,
déjà sorti de sa boîte d’emballage,
monté même, opérationnel, mais encore
inutilisé, comme un adolescent.
Un chien à présent le rejoint, s’arrête devant lui,
le regarde. Soupire. Il perd ses poils. Un être humain arrive aussi,
les regarde. Soupire. Les plaint. Lance le café,
laisse tomber du marc par terre, mais ne le balaye pas.
Il rentre dans la chambre, le chien sur ses talons.
Deux jours qu’il est debout et couché sur le sol de la cuisine,
patient : petite église de pèlerinage,
animal sacrificiel attendant le couteau, agneau vide de dieu,
le nouvel aspirateur, à un seul café
de son premier nettoyage.Az új porszívó
Két napja áll és fekszik is, egyszerre, tudod,
ahogy a porszívók szoktak, a konyhapadlón,
a dobozából már kicsomagolva,
össze is rakva, üzemképesen, de még
használatlanul, mint egy kamasz.
Most kijön hozzá egy kutya, megáll előtte,
nézi. Sóhajt. Hullik a szőre. Kijön egy ember is,
néz rájuk. Sóhajt. Sajnálja őket. Kávét tesz fel,
közben zaccot szór a földre, és már nem söpri föl.
Bemegy a szobába, nyomában a kutya.
Két napja áll és fekszik a konyhapadlón
türelmesen : kicsi zarándoktemplom,
késre váró áldozati állat, Isten üres báránya,
az új porszívó, már csak egy kávézással
az első takarítás előtt.
Question
Comment était le ciel originel ?
Kérdés
Milyen volt az eredeti ég ?
La danse du Plus Lent Chameau
et ils arrivaient
arrivaient
les événements :
événement
nouvel événement
nouvel événement
nouvel événement
ils ressemblaient
à une
caravane.
mais ce n’est même pas
qu’ils y ressemblaient :
ils étaient
tous ensemble
précisément cela :
caravane.
un à un
en revanche
c’est à des chameaux
que ressemblaient
les événements :
événement
nouvel événement
chacun à un
chameau.
et les choses
se passaient ainsi
depuis au moins
mille fois
mille fois
dix mille ans.
mais parfois
quelque chose
se passait
avec l’un ou l’autre
chameau :
soudain
il trébuchait et
se mettait à danser :
un pas en avant
bientôt deux
pas en arrière
et à nouveau en avant
et derechef en arrière
et faisait demi-tour
et encore deux
pas en arrière.
et un pas de côté
et deux pour revenir
et il souriait.
et j’avoue
que moi
qui étais
aussi chameau
et selon
le rythme
de la caravane
étais né
et avais vécu :
événement
nouvel événement
à ce moment-là
je devins envieux
de cet autre
chameau
que lui
il osât faire
ce que moi non.
je croyais
que bientôt
nous le tuerions
ensemble
car il nous
arrêtait
mais il se passa autre chose :
l’information
circula
parmi nous
en avant et en arrière
ou en rond :
le Plus Lent danse !
il danse quelque part
à nouveau !
et nous
nous sommes mis à l’unisson
du Plus Lent
Chameau :
nous avons fait halte
pour qu’il ait de la place,
pour qu’il puisse danser
tout son saoul.
et lui vraiment
sortit
du rang
trotta
au milieu et
dansa là
davantage
l’attention
ridant
son front
et ce faisant il chantait
cette petite chanson :
« un pas en avant :
me voilà pionnier
deux pas en arrière :
arrière-garde
je suis
le plus lent
chameau
de la caravane.
ils m’aiment
et plutôt que de
prendre mes jambes
à mon cou
je danse ».
A Leglassúbb Teve tánca
és jöttek
jöttek
az események :
esemény
újabb esemény
újabb esemény
újabb esemény
és egy
karavánra
hasonlítottak.
de nem is
hasonlítottak :
pontosan
az voltak
így együtt :
karaván.
külön-külön
pedig
tevékre
hasonlítottak
az események :
esemény
újabb esemény
mind egy-egy
tevére.
és ez így ment
legalább
ezerszer
ezerszer
tízezer éve.
de olykor
történt
valami
egy-egy
tevével :
váratlanul
megtorpant és
táncolni kezdett :
egyet előre
majd kettőt
hátralépett
és újra előre
és megint hátra
és körbefordult
és még kettőt
hátralépett.
és oldalra egyet
és vissza kettőt
és mosolygott.
és bevallom
hogy én
aki szintén
teve voltam
és a karaván
ritmusa
szerint
születtem
és éltem :
esemény
újabb esemény
most
irigy lettem
erre a másik
tevére
hogy ő
meg meri tenni
amit én nem.
azt hittem
most majd
megöljük
együtt
mert feltart
minket
de más történt :
az információ
végigfutott
rajtunk
előre és hátra
vagy körbe :
a Leglassúbb táncol !
táncol valahol
megint !
és mi
igazodtunk
a Leglassúbb
Tevéhez :
megálltunk
hogy legyen helye,
hadd táncolja ki
magát.
és ő bizony
kiállt
a sorból
beügetett
középre és
ott táncolt
tovább
a figyelemtől
ráncolva
a homlokát
és ezt a kis dalt
énekelte közben :
„egy lépés előre :
előfutár vagyok
két lépés hátra :
utóvéd.
én vagyok
a karaván
leglassúbb
tevéje.
szeretnek
és én meg
ahelyett
hogy jobban
szedném a lábam
táncolok.”
Nil
Si tu as déjà été le Nil toi aussi, un
fleuve mort de fatigue en Égypte,
tu t’es déjà réveillé dans une glissade
longue de six mille kilomètres
sans couverture t’évaporant,
matinée presque révolue,
entre deux rives qui grésillent,
qu’as-tu fait, cette nuit où étais-tu,
avec qui, dans quelles pluies, de quelles sortes étaient-ils
– à pois, à rayures, à écailles –
les animaux qui en toi burent, versèrent
leur sang, comment
es-tu rentré à la maison, et
combien de fois as-tu fait cela –
alors tu le sais, c’est bien sûr,
tu es le Nil d’Égypte et si c’est toi
le Nil d’Égypte alors
tu n’auras plus d’autre affluent,
ne rêve même pas de pluie,
le soleil t’assèche à regret,
le vent t’assèche à regret,
le dattier t’assèche à regret,
seul le désert s’étonne
de toi, comme chaque matin,
Nil, ô Nil, mais tu vis encore ?
mais ensuite il retourne aussi
à son agenda : surchauffer,
donc si tu vois qu’il n’y a aucun doute,
tu es bien le Nil à nouveau,
eau où il n’est pas de place pour l’eau,
fleuve tant bien que mal, fleuve quand même,
va pour un fleuve, faute de mieux fleuve,
et imagine maintenant
que tu es Nil d’Égypte pour la dernière fois
et cette unique fois songe, ô Nil,
à ce que tu es,
tout ce que tu es,
un fleuve ermite au désert retiré,
un fleuve fort, coriace, ascétique,
un fleuve fiable, patient,
bon parent,
tu élevas et tu nourris encore
femmes, hommes vaillants et travailleurs, qui
t’aiment, te respectent, t’estiment,
calme-toi, ô Nil,
tu as rempli ta tâche,
et réjouis-toi un peu
car désormais
tu resteras le Nil :
endurant jusqu’ à la salure
qui ne s’en va pas en vapeur
une incessante inattendue
surprise un unique et fortuit
miracle
Nílus
Ha te is voltál már Nílus, egy
hullafáradt folyó Egyiptomban,
ébredtél már egy hatezer
kilométer hosszú csúszdán
takaró nélkül párologva
egy majdnem eltelt délelőtt
két sistergő part között,
mit csináltál, hol jártál az éjjel,
kivel, mekkora esőkben, miféle
pöttyös, csíkos, pikkelyes
állatok ittak és csorgatták
beléd a vérüket, hogy
kerültél haza, és
hányadszor csinálod ezt -
akkor tudod, hogy bizony
Nílus vagy Egyiptomban, és te
vagy a Nílus Egyiptomban, tehát
nem lesz már több mellékfolyód,
esőről ne is álmodj,
szárít a nap és sajnálkozik,
szárít a szél és sajnálkozik,
szárít a datolya és sajnálkozik,
csak a sivatag lepődik meg
rajtad, mint minden reggel,
Nílus, Nílus, hát te még élsz ?
de aztán ő is napirendre tér
fölötted, és felforrósodik,
szóval ha látod, hogy semmi kétség,
Nílus vagy már megint,
víz, ahol nincs helye víznek,
így alakult folyó, ez van folyó,
jó ez így folyó, úgyse lesz jobb folyó,
akkor most képzeld el azt, hogy
utoljára vagy Nílus Egyiptomban,
csak most az egyszer gondold át, Nílus,
hogy mi vagy,
mi minden,
pusztába kivonult remetefolyó,
erős, szívós, aszkétikus folyó,
megbízható, türelmes folyó,
jó szülő,
derék és dolgos nőket, férfiakat
neveltél fel és táplálsz most is, akik
szeretnek, tisztelnek, becsülnek,
nyugodj meg, Nílus,
megtetted a dolgodat,
és örülj egy kicsit,
mert most már
Nílus is maradsz :
a sós vízig kitartó
el nem párolgó
mindig újra váratlan
meglepetés egyszeri véletlen
csoda
Ballade sur les quais
Lettré maigre avec lettré lourd
va courir en silence ils courentl’aube devant eux s’illumine
leur pouls est pris à la machinecourt l’asphalte image projetée
c’est en deux mille qu’il fut poséles grandes chaleurs sont adoucies
leur bouquin est dans la vitrinele frêle court avec le fort
voici l’âme et voici le corpsle bar arrive où en soirée
je n’étais pas à leurs côtésdes urgences toute la nuit encore
le frêle court avec le fortils sont, faute d’un meilleur plan,
monter prendre leurs équipementsdiscussion devant le magasin
le pauvre on l’opère après-demainils dépassent une poussette
de la sérotonine secrètentvient un coin, ils prennent le tournant
courent vers le fleuve à présentvient le quai où j’étais assis
hier soir on s’est quittés iciils s’en rendent compte me montrent au doigt
en riant t’es toujours là, toi ?tu n’as aucun plaisir ? En rien ?
t’as pas dormi ? c’est déjà bienqu’on n’ait pas eu à te chercher
ni hors du fleuve à te hissernous sommes ta nouvelle vie
au lieu de l’ancienne la voicipersonne pour te faire plaisir ?
leçon un nous allons courirMes deux amis bons chevaliers
corps et âme très vénérésn’ayez crainte en forçant un peu
on peut dire que je suis heureuxhier soir chez moi je suis rentré
bien dormi et bien tôt levéj’entamais aussi ma journée
en imaginais la moitiéla nuit tombée, frangé de mort
suis revenu ici plutôtpour observer le matin blanc
sur fond duquel ce quai s’étendd’où sort le ciel et d’où la ville
asseyez-vous je vous expliqueressentez ce que je ressens
des petits riens assurémentrien que les saluts des touristes
qui sur de grands bateaux vieillissentrien qu’un vol de pigeons qui part
et au bout de cinq tours se calmerien qu’un convoi et sa sirène
un malfrat qu’au turbin on traînedes gens de longtemps réveillés
déjeunent au pied de la butéeautoportraits aux yeux gonflés
sitôt faits, sitôt effacésune fille et un braque marron
regardent du côté du pontvous êtes venus aussi vous deux
avec un regard anxieuxoù il faut au ciel un avion
qu’il aille à destinationen gros dans l’ordre coutumier
tout s’était mis à fonctionnerj’observe comment doux et fort
arrive l’avenir omnivoreje ne pourrais pas l’éviter
n’aurais plus la moindre gaieté ?On a craint un mal plus sévère
Un trouble mental bipolaireMais guérissable ce n’est guère
Qu’une dépression unipolaire !Savez-vous quoi, le corps et l’âme ?
une heure vide, voilà ce que je réclameune heure laissez-moi m’éclipser
si vous aimez bien méditeroui, que je sois hors de moi-même
ma journée sera bien vilaine.(et surtout n’allez pas penser
mon heure vide commencée)Essoufflés et anéantis
ils fixent ma place refroidiemais avant de retrouver vie
étouffent l’expérience divinehochant la tête courent plus avant
bottent dans le Danube une branchele braque brun bondit soudain
pour la chercher, son pouls bat loinfrappe la vague y fait écho
tout le quai palpite bientôt.Rakpartos ballada Sovány bölcs a kövér bölccsel
futni indult futnak csöndbenreggeli nap eléjük süt
gép számolja szívverésükfut az aszfalt vetített kép
kétezerben terítettéka nagy hőség hogy megenyhült
kirakatban van a könyvükfut a könnyű a nehézzel
ez a test és ez a lélekjön a kocsma ahol este
nem voltam ott velük mégseválságstáb volt egész éjjel
fut a könnyű a nehézzelnem találtak semmi jobb célt
felmentek a futócuccértbolt előtti beszélgetés
holnapután műtik szegénytbabakocsit megelőzik
szerotonin termelődikjön egy sarok kanyarodnak
már a folyó felé futnakJön a rakpart itt ültem le
itt váltunk el tegnap esteészrevesznek rámkacagnak
hát te meg még mindig itt vagy ?nincs örömöd semmiben se ?
nem aludtál ? még szerencsehogy nem kellett megkeresnünk
a folyóból kiemelnünkmi vagyunk az új életed
meghoztuk a régi helyettnem örülsz már senkinek se ?
futni fogunk első lecke.Két barátom jó vitézek
nagyrabecsült test és léleknem kell értem aggódnotok
kis túlzással boldog vagyokeste innen hazamentem
jól aludtam korán keltemelkezdtem a napot én is
elképzeltem a feléigsötét lett és halálmintás
visszajöttem ide inkábbmegvizsgálni ezt a hajnalt
miből nyúlik ki a rakparthonnan égbolt honnan város
üljetek le magyarázokérezzétek amit érzek
igazából semmiségekcsak turisták integetnek
nagy hajókon öregednekcsak felszáll egy galambcsapat
öt kör után elnyugszanakcsak egy konvoj szirénázva
gazembert visz a munkábatámfal tövén reggelizők
ébredeztek még az előbbdagadt szemű önarcképek
készülnek de törlik őketegy lány meg egy barna vizsla
visszanéz a Margit-hídramegjöttetek ti is ketten
aggodalmas tekintettelrepülő is van az égen
jó helyen van célba érjennagyjából a szokott rendben
működésbe lépett mindennézem ahogy jön a jövő
szelíd erős mindenevőel se tudnám őt kerülni
én ne bírnék már örülni ?Már féltünk hogy nagyobb a baj
bipoláris tudatzavarde ez csak egy gyógyítható
egypólusú depresszió !Tudjátok mit test és lélek ?
még egy üres órát kérekhadd tűnjek el egy órára
hogyha tetszik meditálvalegyek kívül önmagamon
tényleg pocsék lesz a napom.(és nehogy még meggondolják
megkezdem az üres órám)Bosszankodva és lihegve
bámulnak a hűlt helyemrede mielőtt még megélnék
elfojtják az istenélményttovábbfutnak fejcsóválva
ágat rúgnak a Dunábabarna vizsla ugrik érte
messze ér a szívverésehullámot ver visszhangot hajt
megdobban az egész rakpart.

