Terre à ciel
Poésie d’aujourd’hui

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Alain Freixe

mardi 5 juillet 2016, par Cécile Guivarch

Né le 3 décembre 1946, en terres catalanes.
Vit à Nice. Aime à musarder entre philosophie et poésie.
Vice-président de l’Association des Amis de l’Amourier, il est directeur de publication de la gazette Basilic diffusée à plus de 2000 exemplaires, 3 fois par an ou sur internet.
Vice-président, il anime aux côtés d’Yves Ughes, son président, l’association Podio, pour la défense et l’illustration de la poésie, qui organise des lectures/rencontres autour de la question « Pourquoi des poètes… ? »
Vice-président du Centre Joë Bousquet et son temps, Maison des mémoires, Carcassonne.
Membre du comité de la revue Friches.
Chronique la poésie au journal L’Humanité ainsi que dans diverses revues de poésie (Friches, Europe, Revue des Belles Lettres, Phoenix…)
Est présent sur Internet principalement sur son blog : lapoesieetsesentours.blogspirit.com et sur les sites amourier.com ; bribes-en-ligne ; remue.net ; terredefemmes.blogs.com : ciaovivalaculture.com…

Extrait de Dans les ramas

A l’ombre des forêts profondes

1

Toujours là à déchirer la nuit. A rouvrir mes passées anciennes.
Elle disait : je suis le vent. Je veux l’arbre. Les fruits. Et la sève.

2

Depuis la rive d’en face, elle est entrée dans mes terres. Ce sont forêts obscures, étangs noirs, pierres et ronces. Avec un goût de mûres. Ou de sang. Quelque chose dans l’air. Et confondu avec le ciel, un fantôme, entre les arbres qui à la forêt font bordure, soulève ses voiles. Le temps de passer sur l’autre versant.

3

Désordres. Débarras. Resserres abandonnées. Elle hante tous les terrains vagues. A côté des savoirs. Dans les bâtons rompus des souffles. Contre le mur des jours nuageux. Sans porte-voix. Avec dans la tête une colline qui penche. Un arbre qui retient les tourments du ciel dans ses branches nues. Les yeux grands ouverts sur la vie qui nous fuit. Elle laisse à nos mains qui tremblent de toutes leurs folies anciennes, son fantôme. Ce cri imprenable sur le silence qui s’abat.

4

Quand craquent les feuilles mortes, elle est l’ombre des forêts profondes. On lui souhaiterait d’aller parmi les arbres. Déliée de tout. Mais on a tort. On se reprend. C’est de là qu’elle vient. De la nuit des enfants. Avec ce rouge sombre des révoltes sur la soie noire du soir. Qui nous brûle.

5

Quand elle nous tient, c’est dans sa nuit. Aussi, même en plein jour, aller, c’est écarter du bout des yeux les brumes où lieux, êtres et paroles s’agitent. Et passer en somnambule. Tituber là, c’est marcher ailleurs. On n’ose pas dire danser. Sur le beau temps qui passe, disait l’ami de la fuyante, il n’y a rien à dire.

Extrait de Vers les riveraines

Le monde, c’est mur sur mur. Ombres de pendules aux aiguilles de sables mouvants et silences barrés de froid, de nuit et de cris.
Ici, on ne passe pas. On est cerné. pris dans la houle des murs. Seule la mort bat de l’aile entre mousses, lichens et salpêtre. C’est à peine si on le voit se poser. cirer quelques visages et prendre des amis à ses affiches mal collées.
Par où passer quand le monde fait la roue entre torpeur et hypnose dans la nuit du sens ?



Malgré des yeux paralysés, les mots cherchent brèche. Traversent parfois. Éboulent autour, un peu. Certains donnent consistance à la traversée tandis que d’autres se perdent au dehors. Restent ces échappées, bordées du noir âpre des plaies, ces meurtrières sur la nuit. Quand la nuit est toute la nuit.



Ni empreintes, ni contours qui seraient lambeaux de chair séchée au feu du regard, les mots que nous aimons sont enjambées risquées, courses poudreuses, écart et pas.
Ce sont eux que l’on entend marcher dans les livres, rompre quelques ronces, écarter brisées et feuilles mortes, s’éloigner en quelques passées anciennes, se perdre. Et vibrer, longtemps. Après.
Oui, à lire, c’est cela qu’on entend. Cette avancée. De nuit. Tandis que se taisent les cris du monde. Que refluent les voix des amis. Que se brouillent les traces.



Celui qui lit est seul. De trous noirs en trous noirs. Comme aspiré dans le grand champ des pages. seul, dans le livre. A mener une course aux terres les plus froides de soi. Sous grande lune dont s’est armé un ciel tout occupé à éventrer les banquises qui craquent de tous leurs os glacés.

Extrait de Comme pas qui s’éloignent

I

Dans un ciel d’encre froide, quelques oiseaux tournent.
Ralentis. Alourdis de tout ce qui dans les cendres se souvient encoe du feu.
Et dure.

II

Rien ne les menace.
Que ce restant de nuit qui traîne dans l’entrebâillement du ciel.
Que ces pans de silence qui déchirent les rideaux blancs de nos fenêtres
Passé les grands arbres, rien ne les menace.
Que ce froid où se prennent les yeux.

III

C’est entendu. Nos regards ne voient que d’éloigner. Ils veillent. Et c’est entre vent et nuages, le bleu qui nous rend inquiets. Et parfois si secs qu’on roule en leurs ravins des paroles aussi rauques que les pierres.
C’est entendu. Mais on aimerait certains soirs, quand un peu de lumière encore s’attarde qu’elle se prenne aux quatre coins des vitres et qu’à partir de ces points de traction leur surface soudain se distende. On aimerait que vibrer ce soit s’ouvrir. Et s’envoler.
Ce serait comme au terme d’un grand vol d’air et de feuilles. L’arbre et le ciel s’ouvriraient à leurs oiseaux.
Ce serait juste avant la nuit, le silence et le froid.

Extrait de Avant la nuit

Les couteaux d’été

I

Derrière la bouche, ce qui compte est sans voix.
Et sans sommeil, dans la nuit du sang. Ce murmure

Comme il fait froid !
C’est comme si les cartes sous nos doigts avaient gelé. Par où passer, si nos chemins n’ont plus de pays, si pour nos paroles il n’est plus aucun temps ?
Comment quand l’aube même hésite à basculer dans le jour sortir sous les bandes de nuages ?

II

Comme on se sent perdus !
Quand s’éboulent les cairns et que s’efface le sourire de ta voix, toutes les pierres se ressemblent. reste le ciel. Dans le vent extravagant. Sa poudre. Son explosion. ces hoquets de bleu dans tout ce gris qui flotte, s’égoutte et sans éclat passe. Longe les bords. Avant de filer vers le bas.

III

Comme il fait sombre !
En ville comment trouver la rue, la façade et le sac de celui que la seule faiblesse tenait debout entre deux pluies. Deux vins. Deux froids. Sous l’œil mort de l’ordre et la langue aveugle des passants.
C’était quand déjà ?
Cela dura des jours avant qu’il ne se plie dans un angle. Tassé en sac. Serré en noir. Contre d’autres pierres noires. C’était juste avant que les nerfs ne se rétractent et que dans le vide pende une douleur. déjà passée. Morte. dans le soir des chairs remuées.

IV

Ce monde en flammes que laisse-t-il aux terrains vagues dans les feuilles dispersées de ta vie ?
Est-ce nuit sur la peau ou feu d’encre dans l’œil ce fusain qui se heurte à ce qui sous la surface attend ?
Grains de lumière qui te voue aux couteaux.
Au suspens des blessures.
Au pont des entailles.
A l’humidité boursouflée des bordures. les chairs se retirent. S’ouvrent. Passe la netteté cassante des lames du papier pour une lumière inattendue entre arêtes et tranchant. Comme un été.
Et dans ses ondes s’enlace le secret des séries noires. Échancrées. Éclairées de ce qui du fond remonte et coule sur les bords nus et violents des lèvres de ces lézardes toujours à balbutier, à bégayer, à boiter dans la chair impossible de la jointure. Notre vérité. Levée depuis ces échardes ces visages dénoués noir sur blanc et qui s’effilent dans l’aigu tandis que tout autour s’aggrave la clarté.

Derrière les yeux, ce qui compte est sans regard.
Et sans lumière, dans le jour de la mémoire. Ce vacarme.

A chants perdus dans un ciel dur (inédit)

(…)

ce soir
le ciel a la transparence austère
d’un cristal mal taillé

s’ils volaient
les oiseaux s’y blesseraient

mais c’est aux nids
abris rebelles et assourdis
qu’ils confient leurs chants
alentis dans les fourches
sombres des branches

c’est dans le silence
que le vent sèche
qu’on les entend

c’est là qu’ils prennent corps
et s’absentent

(…)

Nom après nom (inédit)

(…)
les noms viennent après
après les tourbillons
les remugles
les formes
arrachées aux fumées
qui se meurent toujours
dans les terrains vagues
les friches
notre horizon
de chardons
de briques
d’herbes rases
de cables carbonisés
de cartons éventrés
de palettes à demi-brûlées
et courant partout
les fétuques coriaces
tissent un tapis vert
effrangé et troué
ami des pieds nus
et des libres pensées

ainsi s’inventent les visages
nom après nom
dans les rides qu’ils tracent
à peine sortis de l’ombre
déjà pris dans un temps
hors de ses gonds

rapace démâté
qu’une tempête égare
dans un ciel vide
serres fantômes
plumes borgnes
becs sans poids
ce temps saisit
visages et chemins
ses eaux pourrissent
les dernières passerelles
sous le poids des causes
et des racines

à grandes pelletées
l’histoire ensevelit
ce que les noms inventaient
(…)

Lieu d’oubli (inédit)

_________A Sylvain Besançon,

(…)

labyrinthe
aux pierres voilées
de rêves
aux miroirs incendiés
d’air
lieu d’oubli
où seule importe
la musique
qui voit dans les lignes
leur mouvement d’aiguilles
incertaines
le temps
s’enrouler sur lui-même
comme la vague
avant qu’elle ne déferle
et ne se perde au rivage
comme si la nuit
des sables
avait besoin de la lumière
de ses eaux
de ses fils de soleil
pour coudre son noir
au vide de ses fonds

dehors
la bougie noire de l’écume
crépite dans les sables
entre les grains

(…)


Entretien avec Clara Regy

Peux-tu brièvement nous raconter ton parcours d’ « homme de poésie » ?

« Brièvement » ? Bientôt 40 ans en quelques mots…Chiche ?
Parcours, par où j’ai couru et cours encore. Quelque chose comme un itinéraire, un trajet, donc des chemins et que ceux-ci soient comme ceux d’Antonio Machado qui ne se font que « al andar », non tracés en dehors des pas qui les inventent.
Il a bien fallu prendre la route et cela ne se pouvait qu’au travers d’une déroute, celle provoquée par la lecture d’Arthur Rimbaud quand, jeune homme, le monde était à la grisaille…
Après, si j’ai pu m ‘éloigner un temps pris par ce que je croyais être les urgences du présent quand ce n’étaient qu’irisations sur les écumes de l’actuel, la poésie -et les poèmes comme eaux vives des jours quand ils sont au désert - ne m’a plus quitté... La rencontre déterminante fut celle de Jean-Marie Barnaud dans les années 70, les premières publications en revues (La Sape, Foldaan, Noah, Encres Vives, Les Cahiers Froissart …), les premiers livres aux éditions La coïncidence que dirigeaient Guy Chambelland, le compagnonnage avec les revues de poésie puis la rencontre avec les éditions de l’Amourier de Jean Princivalle (aujourd’hui rejoint par Bernadette Griot et Benjamin Taïeb), il y a plus de 20 ans, la fondation de l’Association des Amis de l’Amourier par Raphaël Monticelli – à qui je dois d’avoir rencontré depuis 1995 les artistes, leurs ateliers et le travail que l’on pouvait faire ensemble d’où mes nombreuses publications de ce qui a nom « livre d’artiste » - puis ma présidence de 2001 à 2016. Entre temps, la fondation du Centre Joë Bousquet et son temps de Carcassonne dont je suis toujours le vice-président comme je le suis de l’association Podio, pour le défense et l’illustration de la poésie, et depuis peu l’association Des mains, des voix, des chemins que dirige mon ami Alexandre Bourgoin. Dois-je parler de mon activité non d’éditeur mais de bricoleur de livres – Le mot est de Jacques Brémond – avec la fondation des Cahiers du Museur qui visent à mettre en présence textes et images, mains de poètes et d’artiste ?
Travailler, c’est vivre sans mourir, disait Rilke…Un temps du moins !

Qu’entends-tu exactement par « engagement dans l’écriture » ?

S’engager dans l’écriture, c’est décider un jour que c’est là que se laisse rencontrer l’essentiel.
Un jour, rien ne vous paraît plus nécessaire, puisqu’aussi bien c’est cela qui donne à la vie des hommes une raison d’être et donc la forme tangible de leur dignité, rien ne vous paraît plus nécessaire que d’œuvrer là où il y a de l’art pour vous placer – et même modestement - dans le concert du monde, et au centre, au cœur, il y a, à mes yeux, les œuvres de langue, parce que sans cela rien ne serait pensable, et donc au cœur du cœur, la poésie, le travail poétique.
S’engager dans l’écriture, c’est donc s’engager dans la sienne – où c’est l’autre en nous qui a la main - mais aussi dans celle des autres, les compagnons de la traversée, porteurs de questions, cet air où respirer du cœur. J’ai toujours pensé qu’il me fallait essayer de marcher sur deux jambes – la marche étant le tiers sans lequel le deux reste bloqué sur le un ! – la création d’une part et la transmission d’autre part. D’où mon action de longues années durant, à côté de mon métier d’enseignant, au sein de l’Action Culturelle d’abord puis de la Délégation à l’Art et à la Culture ensuite du rectorat de l’académie de Nice, d’où les articles critiques, les conférences, les lectures publiques…

As-tu des rituels d’écriture ?

Des rituels ? Pas vraiment…Si ce n’est le carnet toujours là à alourdir les poches de mes vestes, les notes prises au crayon le plus souvent retranscrites au stylo plume avant d’être saisies sur l’ordinateur et, finalement, remises au dossier « chantiers ». Si ce n’est la montée au donjon – ma mezzanine qui au-dessus de mon lieu de vie principal me voit disparaître sous les livres, les dossiers, les correspondances…

Ecris-tu à des moments particuliers ? Du jour, de la nuit ?

Comme mes lieux d’écriture – J’entends ces endroits où la vie dépose dans ses débords ses alluvions d’encre noire – sont divers : voiture, bus, cafés, restaurants, marches en ville ou dans mes montagnes, les moments où j’écris sont toujours hasardeux. Il y aurait juste à préciser que pour ce qui est de la composition de mes livres courants, je les bâtis en général pour l’essentiel en juillet dans ma déchaussière, cachée à 1770 m dans les Alpes-Maritimes.
J’ai utilisé le mot de composition pour désigner le travail d’assemblage auquel je procède à partir des 4/5 années de publications essentiellement avec/pour mes amis peintres. Travail de relecture que j’aime à comparer d’une part au travail de l’archéologue qui fouillant invente son site comme si j’avais à trouver le livre qui se trouve enfoui sous les livres qui sont étalés devant moi comme autant de fragments épars et d’autre part à celui du marqueteur– mon grand-père était ébéniste et, petit garçon, je l’ai vu marqueter bien des fonds – qui assemble des pièces de bois d’essence et de tons différents.

As-tu des auteurs qui te suivent ? Te précèdent ? T’aident ? T’enchantent ? Tu peux choisir d’autres verbes aussi…

Me suivent, mes amis. A eux, il m’arrive de leur donner à lire ce que j’écris…Quant à ce/ceux qui me précède(nt), c’est toute l’histoire de la poésie, ce pays dont Char disait qu’il était un « contre-sépulcre », une contrée avec bien sûr ses chemins privilégiés…Impossible de les citer tous après le coup de bêche Rimbaud. Disons que la lignée pour moi fut celle qui va de Lautréamont à Breton en passant par Reverdy, puis Char…avec une mention toute particulière pour Joë Bousquet, le veilleur immobile de Carcassonne…Faut-il faire défiler d’autres ombres sans plus de substance que ce peu d’encre : des troubadours aux poètes de la revue l’Ephémère par exemple avec Philippe Jaccottet du côté de la NRF ? Faudrait-il citer tous ceux d’aujourd’hui que j’aimeet dont je fréquente les écritures diverses, ils sont nombreux - de Bernard Noël à Antoine Emaz – et tous nécessaires…

Si tu devais absolument définir la poésie en 3 mots, quels seraient-ils ?

Ce qui manque, voilà les 3 mots avec lesquels je définirais s’il le fallait absolument la poésie !


Bibliographie

  • Partage Orphelin, Ed. La Coïncidence, Guy Chambelland, 1981
  • Ailes, quant à la détourne, Ed La Coïncidence, Guy Chambelland, 1982
  • Où suffit la lumière, Cahiers Froissart, 1989, (Prix Roger-Lucien Geeraert 1989).
  • À jour perdu, Collection « Lieu », Encres Vives, 1995
  • Comme des pas qui s’éloignent, éditions de l’Amourier, printemps 1999, Frontispice de Leonardo Rosa, (Prix Louis Guillaume 2000, prix du poème en prose).
  • Cahier Robert Rovini, Les Cahiers de l’Amourier, juin 1999
  • Entre pierres et lumières, éditions La porte, 2000
  • Que peut le vent, Monsieur Corot, collection Pandora, L’Entretoise, 2002
  • Cahier Gaston Puel, Les Cahiers de l’Amourier, 2003
  • Pas une semaine sans Madame, Ed de l’Amourier, collection D’Aventures, 2003.
  • En collaboration avec Raphaël Monticelli et Jean-Jacques Laurent.
    Ombres portées, 30 photographies de Jacques Clauzel / 30 poètes contemporains, éditions Tipaza, été 2003
  • Avant la nuit, éditions de l’Amourier, collection Grammages, 2003, Frontispice de Marie Alloy, (Prix Edgar Mélik 2004).
  • Traces du temps, en collaboration avec Bernard Noël, Raphaël Monticelli et des œuvres de Leonardo Rosa, Ed. de l’Amourier, 2003
  • Villes, passages sombres du temps précédé de Sur le sombre, éditions La Porte, 2004
  • Rappelez-vous, écrit à deux mains avec Yves Ughes, préface de Raphaël Monticelli, éditions La Porte, 2006
  • Le jardin de l’éditeur, L’Amourier, 2005, ouvrage collectif : 72 auteurs donnent la réplique à 24 photographies de Jean Princivalle
  • Le parti des libellules, tiré à part de la revue Esquisse, mars/avril 2007
  • Dans les ramas, collection Grammages, éditions de l’Amourier, Frontispice d’Anne Slacik, 2007
  • Entre murs, Patrick Soladie, textes d’Alain Freixe, Michel Balat, Francesca Caruana et Jacques Quéralt, Voix éditions, collection Voir comme on pense, 2008
  • Voix du Basilic, entretiens conduits par Alain Freixe, éditions de l’Amourier, collection Voix d’écrit, Juin 2008
  • Chants de l’évidence, Jean-Max Tixier, entretien avec Alain Freixe, éditions Autre temps, automne 2008
  • Paroles en travail ; livre d’entretiens de Marcel Alocco avec Alain Freixe, Ben, Georges Brecht, Martin Miguel et Raphaël Monticelli, Editions Performarts, collection Geste gratuit, février 2009
  • Les arbres, pas plus loin, reproduction de 5 Linogravures de Lionel Balard, Cahier des Passerelles N°2, 70 exemplaires, octobre 2009
  • Dix échos à Madame +1, éditions La Porte, 2009
  • Madame des villes, des champs et des forêts, avec Raphaël Monticelli, L’Amourier, mai 2011
  • Pour une théorie de l’émergence suivi de Comme on tombe amoureux, éditions La Porte, 200 exemplaires, mars 2012
  • Vers les riveraines, collection Fonds poésie, éditions de l’Amourier, 2013
  • Arrêt dans la montagne avec des encres de Francine Irissou, 120 exemplaires, Les Cahiers du Frau, 2014 (épuisé)
  • Main de cendre, main de nuit, éditions La Porte, janvier 2016

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