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James Sacré

samedi 14 décembre 2013, par Cécile Guivarch

James Sacré est né en 1939. Il passe son enfance et son adolescence à la ferme des parents en Vendée. D’abord instituteur puis instituteur itinérant agricole, il part, en 1965, vivre aux Etats-Unis où il poursuit des études de lettres (thèse sur la poésie de la fin du XVIè siècle français). Il y enseigne dans une université du Massachusetts (Smith College) tout en faisant de nombreux séjours en France et des voyages en Europe (l’Italie surtout) en Tunisie et au Maroc. Il a publié des livres de poèmes au Seuil (Cœur élégie rouge, 1972), chez Gallimard (Figures qui bougent un peu, 1978) et aux éditions André dimanche, ainsi que chez de nombreux “petits éditeurs”. Il vit de nouveau en France, à Montpellier, depuis 2001.

Extrait de Ecritures courtes

N’importe quoi le mot rouge : toute la vie dedans
colères comme des taureaux, bêtise de mon père le
voilà maintenant tranquille fin de sa vie je la veux
comme un sourire la honte et la peur emportées, saleté
comme un sourire en paille dans ses bottes ; et je
l’aime aussi quand il est propre. Le mot rouge
(fureur et la rouille à des endroits du monde) con-
vient parfaitement pour tout dire



Extrait de La petite herbe des mots

On peut croire qu’un souvenir
Creuse la couleur du mot bleu, à force
Il en reste plus rien, du bleu ;
Et du souvenir pas plus.
Qu’est-ce qu’on raconte ?"

"Une ancienne cour que l’enfance a fermée
Si t’ouvres le portail
Quelques mots reviendront, pas grand-chose.
La couleur d’autrefois c’est pareil qu’aujourd’hui, presque :
De la tôle toute neuve, mais quand même
Encore du vieux bois qui pourrit."

"Un mur s’est éboulé
C’est comme des mots (mais tombés d’où ?)
La douceur du ciel continue son bleu
On dirait qu’on peut rêver
A travers les choses défaites, les trous du poème.



Les mots longtemps, qu’est-ce que le poème attend ?

Le bonheur aussitôt dans l’ombre ça brille tilleul
toit rouge ça brille avec des jeux d’enfant poète avec des
billes des mots j’attends silence au loin billes perdues
rien dans le mot bonheur mais dans le vide le sentiment
qui persiste dans la lumière centre fleuri d’un arbre fleuri
en rond c’est comme les visages que j’aime.

_________________ ----------------------------------

_________________bonheur il brille
_________________l’ombre un poème avec des billes
_________________le vide et le sentiment souriants

_________________-----------------------------------

Aussitôt le bonheur est là dans l’ombre il brille
Il grimpe au tilleul sur le toit rouge il brille
Avec des jeux d’enfant poète avec des billes
Avec des mots j’attends la rime
Au loin silence il perd ses billes et rien
Dans un alexandrin le mot bonheur qui brille (mais
______ dans le vide et le sentiment qui persiste de ma
______ pauvreté je vois dans la lumière et dans le
______ centre d’un arbre fleuri en rond les visages
______ souriants que j’aime).



Extrait de Si peu de terre, tout

LA NUIT POUR ECRIRE

La nuit est là comment venue ?
N’a pas couru, elle respire léger ;
On a peur on a plaisir.
Tout l’monde l’attend
Pour s’endormir, ou mieux faire quelque chose.

Quelqu’un s’en va retrouver à la nuit un vieux chemin qui va jusqu’à l’odeur d’un lavoir abandonné ; du foin pas coupé dans les prés.
Faire l’amour à la nuit devient un grand moment de silence et de noir tranquille dans les arbres.
C’est que la nuit. Mais tant d’espace juste au bord des maisons remplies de lumière et
fermées.

J’attends la nuit, mais pas pour oublier, je vais pouvoir penser n’importe comment à tout.



Extrait de Ancrits

Le jardin brille, ouvert, l’espace est dans sa fleur.
J’y bouge un arbre seul : où dorme le bonheur,
Il paraît, gloire, été, mouvement comme un cœur.
Le temps bat, mais j’attends ; toit rouge le temps meurt :
Un ange est la fontaine éclose dans ma peur ;
Elle est alimentée de présence et de pleurs ;
Elle brille, un jardin y nourrit quel bonheur ?
L’espace est paradis, rosiers bleus, quel bonheur ?
J’y bouge un arbre grand (village où la splendeur),
Il est la gloire, été : le temps naît dans sa fleur ;
Le temps vient (mais l’espoir ?) : le jardin brille et meurt ;
Un ange est dans mon cœur mouvement comme un cœur.



Extrait de Une petite fille silencieuse

La petite fille s’en était allée jusqu’après les derniers buissons familiers.
Alors le pays devenait comme si on l’avait remué, un détour du chemin
faisait disparaître les bleus derrière les arbres ; on s’éloignait vite d’une
grange trop brusquement là, il y a un pré tout allongé contre un ruisseau
avec des herbes barbues qu’est-ce que tout ce silence ? Juste le temps
que le cœur s’inquiète un peu, voilà le petit champ qu’on était passé de
ses taupinières éboulées tout à l’heure à des bas de prés comme des
endroits qui font peur. A quoi pense la petite fille ? C’est tout à coup
comme à rien. Et le cœur s’inquiète beaucoup.



Extrait de Si les felos traversent par nos poèmes ?

Je pense à des carnavals qui m’emportent
Et qui n’existent plus
où moi j’ai vécu. Je voudrais venir
Dans un costume de mots
Pour dire à mon village
Qu’on se demande encore, à des endroits qui lui ressemblent
(Châtaigniers, la pluie, quelques paysans),
D’où on vient, qui on est ? Personne a jamais trop su
Quel sens et pas de sens
En de vieux gestes continués
Parmi ceux de la modernité ?

Des études pour comprendre, ou savoir,
Se perdent, qu’on dirait,
en beaucoup d’explications diverses : débris
D’anciennes religions, rites et façons
De passer de l’hiver au retour du printemps
Ou purge de vérité que s’administre la société.

Restes de carnavals paysans, ça qui bouge encore
Au fond des mardis gras citadins, évidemment
Qu’un poème en dira rien plus ; mais juste se tenir
Dans la compagnie de ces figures d’énigme ?
Les autres tout près, notre intimité pétrie de peurs :
L’obscurité du monde, peut-être rien ? L’obscurité.



Extrait de En tirant sur les mots

N’importe quels mots c’est bon, tu peux tout recopier
Comme fait le peintre Chaissac, c’est
Nouvelles du monde et matière
A ses lettres qu’il envoie, et que répondre
ça n’a pas d’importance.
Bout de papier journal pour envelopper un achat,
Ou le courant continue de parole
Qui va de l’enfance à la mort
En traversant ton corps. C’est toujours de la copie
La poésie. Mais jamais qu’un peu :
Si on voit rien mieux ?



Extrait de Un paradis de poussières

Des mots passés par de la distance et du temps
Sont là dans une lettre que tu envoies.
Au moment de les lire je sais que tu n’es plus dans le bruit qu’ils font.
Je n’ai pas entendu que tu écrivais.
La parole est aussi ce qu’elle n’est pas :
Des souvenirs, en même temps que du silence ;
Je lis tes mots et ce qui vient dans mon cœur
Viens de plus loin que tes mots.
Demain ta lettre sera toujours là
Sa parole touche aux mots de mon poème :
On entend quoi dans le bruit du poème ?

La drôle de charpie que c’est le temps

Extrait de Le poème n’y a vu que des mots

Un jour la maison n’est plus
Ni dans le temps ni dans le monde. Elle est morte.

Le souvenir est de la douleur qui se répand, dans l’oubli.
Ou de la peinture. Quelques mots pas précis.

Le poème s’en va dans une dérive
Jusqu’à l’estuaire de nulle part, sa défaite
Ressemble à de la mort. Mais ça ressemble encore
(Quelqu’un fait semblant d’y croire)
A la couleur du mot maison.



Extrait de Le désir échappe à mon poème

Le désir échappe à mon poème
En repassant par des paysages déjà parcourus
À cause que de la lumière manque, temps gris,
L’éclat de pierres noires sur les pentes pétries de chaleur
N’est plus rien qu’une étendue de caillasse terne.
Entre Alnif et Tazzarine
Dans le piedmont sud du djebel Sarhro
Sijilmassa aussi a quasiment disparu
On n’entend plus que des mots.
Il y a des formes qui s’enferment dans les sables.
Ce désir est un désert.




Un dossier James Sacré sur Paperblog


Bibliographie

  • Relation, Bordeaux : N.C.J., 1965. Repris, légèrement modifié, dans Relation, essai de deuxième ancrit (1962-63 ; 1996),
  • La femme et le violoncelle, Lamérac : Jean-Claude Valin éditeur, 1966 (avec un dessin de Pierre Bugeant) ; Repris dans Trois anciens poèmes mis ensemble pour lui redire je t’aime.
  • "Graminées" in Poésie-Ecrire, collectif, Paris, Le Seuil, 1968. Repris dans Les mots longtemps. Qu’est-ce que le poème attend ?
  • La transparence du pronom elle, Paris, Chambelland, 1970. Tirage de tête (avec des burins d’Yvon Vey) Repris dans Trois anciens poèmes mis ensemble pour lui redire je t’aime.
  • Cœur élégie rouge, Paris, Le Seuil, 1972 ; Marseille, André Dimanche, 2001.
  • Comme un poème encore, Liège, Atelier de l’agneau, 1975 (avec des dessins d’Yvon Vey). Repris dans La poésie, comment dire ?
  • Paysage au fusil (cœur) une fontaine, Paris, Gallimard, Cahier de poésie 2, (collectif), 1976 ; Tours, La Cécilia, 1991. Repris dans Les mots longtemps. Qu’est-ce que le poème attend ?
  • Un brabant double avec des voiles, Paris, Nane Stern, 1977. Repris (avec une autre disposition des textes) dans Les mots longtemps. Qu’est-ce que le poème attend ?
  • Un sang maniériste. Etude structurale autour du mot sang dans la poésie lyrique française de la fin du seizième siècle, Neuchâtel, La Baconnière, 1977.
  • Figures qui bougent un peu, Paris, Gallimard, 1978.
  • “Exercice et plaisir en faveur de l’amour” in L’amour mine de rien,collectif, Paris, Encre/Recherches, 1980. Repris dans La poésie, comment dire ?
  • Quelque chose de mal raconté, Marseille, André Dimanche, 1981. Tirage de tête (avec une gravure d’Olivier Debré).
  • Des pronoms mal transparents, Chaillé-sous-les-Ormeaux, Le dé bleu, 1982. Repris dans Une petite fille silencieuse.
  • Rougigogne, Paris, Obsidiane, 1983 . Tirage de tête (avec deux sérigraphies d’Yvon Vey).
  • Ancrits, Losne, Thierry Bouchard, 1983. Tirage de tête (avec des eaux-fortes de Patrice Vermeille). Repris dans Affaires d’écriture (ancrits divers).
  • Ecrire pour t’aimer ; à S.B., Marseille, André Dimanche, 1984. Tirage de tête (avec deux empreintes de Claude Viallat).
  • Bocaux, bonbonnes, carafes et bouteilles (comme), Paris, Le Castor astral et Le Noroît, 1986 (avec des photographies de Bernard Abadie). Repris dans Les mots longtemps. Qu’est-ce que le poème attend ?
  • La petite herbe des mots, Chaillé-sous-les-Ormeaux, Le dé bleu, 1986. Repris dans Si peu de terre, tout.
  • La solitude au restaurant, St. Benoît-du-Sault, Tarabuste, 1987 Tirage de tête (avec des travaux de Thierry-Loïc Boussard). Repris dans Ecrire à côté.
  • Une fin d’après-midi à Marrakech, Marseille, André Dimanche, 1988.
  • Un oiseau dessiné, sans titre. Et des mots, St. Benoît-du-Sault, Tarabuste, 1988 (avec un dessin de Jillali Echarradi). Repris dans La nuit vient dans les yeux.
  • Le taureau, la rose, un poème, Montpellier, Cadex, 1990 (avec des dessins de Denise Guilbert). Repris dans Trois anciens poèmes mis ensemble pour lui redire je t’aime.
  • Je ne prévois jamais ce que je fais quand je dessine, Paris, Les petits classique du grand pirate, 1990 (avec des dessins de Jillali Echarradi). Repris dans La nuit vient dans les yeux.
  • Comme en disant c’est rien, c’est rien, Saint-Benoît-du-Sault, Tarabuste, 1991 (avec des dessins de Jillali Echarradi). Repris dans La nuit vient dans les yeux.
  • On regarde un âne, Saint-Benoît-du-Sault, Tarabuste, 1992 (avec une photographie d’abderrazzak Benchaabane). Tirage de tête (avec une aquarelle d’Areski Aoun) .Repris dans Aneries pour mal braire],Tarabuste, 2006.
  • Ecritures courtes, Chaillé-sous-les-Ormeaux, Le dé bleu, 1992. Repris dans Si peu de terre, tout.
  • La poésie, comment dire ?, Marseille, André Dimanche, 1993.
  • Des animaux plus ou moins familiers ?, Marseille, André Dimanche, 1993.
  • Le renard est un mot qui ruse, Saint-Benoît-du-Sault, Tarabuste, 1994 (avec un dessin de Jillali Echarradi). Repris dans La nuit vient dans les yeux.
  • Ma guenille, Sens, Obsidiane, 1995.
  • Viens, dit quelqu’un, Marseille, André Dimanche, 1996.
  • Essais de courts poèmes, Toulouse, Cahiers de l’Atelier, 1996 (avec des dessins de François Mezzapelle).
  • La nuit vient dans les Yeux, Saint-Benoît-du-Sault, Tarabuste, 1997 (avec des dessins de Jillali Echarradi).
  • La peinture du poème s’en va, Saint-Benoît-du-Sault, Tarabuste, 1998.
  • Anacoluptères, Saint-Benoît-du-Sault, Tarabuste, 1998 (avec des illustrations de Pierre-Yves Gervais).
  • Relation, essai de deuxième ancrit (1962-63 ; 1996), Saint-Denis- d’Oléron, Océanes, 1999.
  • Labrego coma (cinco veces), Saint-Jacques- de-Compostelle, Noitarenga, 1999 (avec des photographies d’Emilio Arauxo).
  • Si peu de terre, tout, Chaillé-sous-les-Ormeaux, Le dé bleu, 2000. Repris dans Affaires d’écriture (ancrits divers).
  • L’Amérique un peu, Montréal, Trait-d’union, 2000. Repris dans America solitudes.
  • Ecrire à côté, Saint-Benoît-du-Sault, Editions Tarabuste, 2000.
  • Une petite fille silencieuse, Marseille, André Dimanche, 2001.
  • Monsieur l’évêque avec ou sans mitre, Chaillé-sous-les-ormeaux, Le dé bleu, 2002 (avec des illustrations de Edwin Apps).
  • Mouvementé de mots et de couleurs, Cognac, Le temps qu’il fait, 2003 (avec des photographies de Lorand Gaspar). Tirage de tête (avec une photographie originale de Lorand Gaspar).
  • Les mots longtemps, qu’est-ce que le poème attend ?, Saint-Benoît-du-Sault : Tarabuste, 2004. Repris dans Affaires d’écriture (ancrits divers).
  • Sans doute qu’un titre est dans le poème, Rennes, Wigwam, 2004 (avec des reproductions de peintures de Mariène Gâtineau). Repris dans Le poème n’y a vu que des mots.
  • Trois anciens poèmes mis ensemble pour lui redire je t’aime, Devois-du-Château, Cadex éditions, 2006 (avec une vignette de couverture d’Yvon Vey).
  • Broussaille de prose et de vers où se trouve pris le mot paysage, Sens, Obsidiane, 2006 (avec des reproductions de dessins peints de Khalil El Ghrib).
  • Aneries pour mal braire, Saint-Benoît-du-Sault, Tarabuste, 2006.
  • Khalil El Ghrib, éditions Virgile, « Carnets d’ateliers », 2007 (avec cinq reproductions de dessins de Khalil El Ghrib). Tirage de tête (sous étui avec un dessin original de Khalil El Ghrib).
  • Le poème n’y a vu que des mots, Chaillé-sous-les-Ormeaux, L’Idée bleue, 2007.
  • Un paradis de poussières, Marseille, André Dimanche éditeur, 2007.
  • Se os felos atravesan polos nosos poemas ?, Santiago- de-Compostela, Amastra-N-Gallar, 2008 (avec des photos d’Emilio Araúxo).
  • Comme pour être un jardin, Tunis, Tawbad, 2008 (bilingue, texte traduit en arabe par Saleh Diab ; couverture d’Anne Slacik).
  • Une idée de jardin à Beyrouth, Soligny-la-Trappe, Ficelle n° 84, 2008. Tirage de tête (sous coffret, avec une gravure originale de Vincent Rougier).
    -* Coudre ton enfance à demain, Montluçon, Contre-allées, « Poètes au potager », 2008.
    -* D’autres vanités d’écriture, Tarabuste éditeur, Saint-Benoît-du-Sault, 2008.
  • 31 poèmes de l’Amérique un peu, Contre-Pied, Martigues, 2008. Repris dans America solitudes.
  • Bernard Pagès, Elancées de fêtes, mais tenant / Au socle du monde, Paris, La pionnière / Pérégrines, 2009 (avec des photographies de sculptures de Bernard Pagès).
  • Portrait du père en travers du temps, Nancy, La Dragonne, 2009. Tirage de tête (avec une lithographie originale de Djamel Meskache).
  • Le désir échappe à mon poème, Paris, Al Manar, 2009 (avec cinq reproductions de dessins de Mohamed Kacimi). Tirage de tête (sur vélin d’Arches).
  • A port de temps, collectif, « De n’importe où à nulle part dans le mot septembre », Gigondas, Atelier des Grames, 2009/2010.
  • Retour en des cafés de là-bas, Laon, La porte, 2010.
  • Tissus mis par terre et dans le vent, Paris, Le Castor Astral, 2010 (avec des reproductions de photographies de Bernard Abadie).
  • En tirant sur les mots, La Fermeté, éditions Potentille, 2010 (avec une photographie en couverture d’Emilio Araúxo).
    Peliqueiro levantando os brazos, Saint-Jacques-de-Compostelle, Amastra-N-Gallar (un fragment de lettre traduit en galicien par Emilio Araúxo, et une photo d’un peliqueiro).
  • America solitudes, Marseille, André Dimanche éditeur, 2010.
  • Où vas-tu dans la forêt, Odile Fix, 2010 (avec 3 photographies de Magali Ballet).
  • Mobile de camions couleurs pour le noir et blanc de plusieurs photographies de Michel Butor, Besançon, Editions Virgile, 2010 (avec 9 photographies de Michel Butor).
  • Durance, version dite « de papier », Atelier des Grames, leporello de 12 pages tiré à 111 exemplaires, 2011.
  • Si les felos traversent par nos poèmes ?, éditions Jacques Brémond, 2012 (avec 7 photographies de Emilio Arauxo et une de James Sacré), 64 pages.
  • Xestos para continuar, Amastra-N-Gallar, (avec 2 photographies d’Emilio Araúxo et sa traduction du poème en gallicien), 12 pages, editión non venal.
  • Le paysage est sans légende, Al Manar, éditions Alain Gorius, 2012 (avec des reproductions de dessins de Guy Calamusa) 48 pages.
  • Affaires d’écriture (ancrits divers), éditions Tarabuste, collection « Reprises », 2012, 234 pages.
  • À Bazoches, Du poil aux genoux, 2013 (en supplément à la revue, n° 36 du 6 janvier 2013) (4 pages).
  • « Affaires de formes », Catalogue Claude Viallat, Bernard Ceysson éditeur, 2013 (vingt poèmes avec des reproductions d’œuvres de Claude Viallat et une présentation de Pierre Manuel).
  • Ah ! V’la un papillon, éditions Tarabuste (avec six planches de reproductions d’œuvres de Daniel Dezeuze), 2013.
  • Parler avec le poème, éditions La Baconnière, 2013
  • Donne-moi ton enfance, éditions Tarabuste, 2014.

De nombreux livres d’artistes et à tirage limité

Cassette : L’obscurité qui nous prend par la main. Paris : Artalect, 1994. Repris en CD chez Artalect, 2006.

Livres en traduction :

  • Noe som ikke er godt fortalt, Oslo, Forlaget Oktober As, 2000 (Quelque chose de mal raconté, traduit en norvégien par Thomas Lundbo, avec une note de Rune Christiansen).
  • Se os felos atravesan polos nosos poemas ?, Saint-Jacques-de-Compostelle, Amastra-N-Gallar, 2007. (traduction en galicien de Si les felos traversent par nos poèmes ? par Emilio Araúxo).
  • Figurer som rØrer seg litt, Oslo, Forlaget Oktober, 2009 (traduction en norvégien de Figures qui bougent un peu par Tom Lotherington avec une note de Rune Christiansen).

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Photo : Michel Durigneux


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