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Mohammed El Amraoui

vendredi 14 octobre 2016, par Cécile Guivarch

Poète, performeur et traducteur. Mohammed El Amraoui est né en 1964 à Fès (Maroc). Membre de l’association théâtrale Les Masques et du Ciné Club à Fès, entre 1979 et 1985. S’installe à Lyon en 1989 et poursuit des études de linguistique et de philosophie. Commence à participer à différentes lectures et joue au théâtre (Absences d’Iliass Driss au Guichet Montparnasse à Paris en 1994.) A dirigé de 2000 à 2011 la revue Les cahiers de Poésie-rencontres. Ecrit en français et en arabe.

Participe depuis plusieurs années à des lectures publiques de poésie, seul ou avec des musiciens dans différents lieux en France et à l’étranger. Expose ses poèmes à côté de travaux de photographes, de peintres, de calligraphes et de vidéastes.

Anime des ateliers d’écriture et de mise en voix depuis 1991 dans différents lieux et notamment avec l’Association Dans tous les sens.

A créé plusieurs spectacles poétiques mêlant chants, poésie et musique.

Il figure dans des livres collectifs et dans le Dictionnaire des citations de Jean Pruvost, chez Bordas, 2007 (article « Pissenlit »).

En 2010, le photographe Joe Bunni (élu Natural History Museum’s Wildlife Photographer of the Year award in 2011) l’a choisi pour participer à son livre +ou- 5 mètres (éd. SOS Océans, 2010) qui contient 700 photographies sous-marines avec 14 écrivains, de treize langues, à côté du portugais Nuno Júdice, de l’argentine Laura Alcoba et d’autres ; chaque poème étant traduit en 14 langues.

Ses poèmes sont recueillis dans plusieurs anthologies.
Des poèmes de Mohammed El Amraoui sont traduits en anglais, allemand, italien, polonais, slovène, berbère, chinois, albanais, islandais, maltais et catalan.

A reçu le Prix de la poésie au festival International Poetry Festival DITET E NAIMIT, en 2012.

Extraits de De ce côté-ci et alentour, Le dé bleu, 2006

1
Je dis ainsi quelqu’un parle, je dis ainsi quelqu’un
parle à ma place, je dis ainsi quelqu’un parle à ma
place quand je parle, et qu’en moi, c’est du silence
que je veux émettre ; mais la parole se fait éclats
brillants brouillons,

la nuit, par-dessus tout, ineffable,
recouvre toutes
ces

scories

, et le silence
vient

après
bien en

retard et les secousses qui s’en suivent ;

chacun des bonds contient des bonds plus petits,
chacun concis et ciselé, à la manière d’un
diagramme, plus petit, à peine

saisi ; une femme dit je connais pas toutes les
hauteurs de tes bonds
, je connais pas encore. Et la
nuit entre par la fenêtre, la nuit donne à la fenêtre
la forme d’un œil de chat, une ténèbre entoure les
yeux, les syllabes, syllabe après syllabe, tranches
fines, c’est ce qui reste

2
Comme abîmé par un choc quelconque, l’œil
boite un peu, et la nuit n’est pas stable mais rôde
autour, les ruines se gonflent d’air, l’air s’appelle
l’invisible, et ça frôle la peur, des taches de clarté
vibrent ; ici réel et pensée se courbent_

[azur]_______[/azur] et , tout appui s’écroule,

le noir se rétrécit dedans, que murs seulement
inachevés sans toit, que dalles

et pierres et herbes sauvages, mais l’ivresse évase
le temps et l’espace. Mon corps, ma langue
tombent en connaissance libre, en connaissance de
cause

3
Je regarde le chemin que je crois être, avec boue,
sillons et entailles, et j’entends l’écho d’un mot
que je crois être accroché au mien mot, j’entends
dire que la falaise à laquelle s’accoude toute ma
mémoire n’est pas dehors, le vent cela dément, et
je regarde en bas, et je mets bas, toutes les
notions, et la falaise, laquelle falaise est sous mes
yeux, trouve ses contours dans mes yeux, dedans
moi, et les ombres ne sont pas ombres de, mais
ombres tout court

5
Ce matin peur de perdre ma mère, je ne sais, pas
de date de naissance, juste un lieu toujours le
même, soixante-dix ans ou plus, pas moins, de
courbes, portée d’une voûte, portée d’une voûte
entre les épaules, portée d’une voûte entre les
épaules et la distance se dilate entre un muscle et
un autre, resculptés, à portée de mort, face à face,
depuis toujours, et la charge de plus en plus
lourde, dix accouchements, deux morts, deux
mortes, mariage forcé, mais amour plus tard
quand même, dit-elle, elle aimait bas, ma mère,
main rugueuse, cheveux teint au henné, gencives
jaunies, rire brillant à la mesure d’un vent d’hiver
ou d’une chute d’eau, et doigts toujours
irréfutables font des fourmis entre mes cheveux,
yeux qui lisent tout sauf les livres, trop entassés,
ça pèse trop lourd, ça pèse

6
Sur moi
toujours papiers
pour noter cri bref

et é
crits brefs –

le mot papiers s’est chargé de trop d’exil ;

l’avoir menace d’exclusion l’être : être ailleurs ou
ici selon avoir ou pas des papiers (le mot est
faible). Et si seulement on cesse de savoir

l’on naît,
que
se passera-t-il de si grave,
dit mon fils

Extrait de Récits, partitions et photographies, éd. chez La Passe du vent, 2007

H.

Il est étrange l’arbre
là-bas,
comment ça s’appelle,
dit H.
si tu ouvres la fenêtre
vers cinq heures
du mat, tu verras
un type
qui rôde autour,
fait sa vidange,
puis encore fait le tour
comme pour chercher
quelque chose
puis gare ensuite
ses fesses sur le banc
à côté. Et c’est tous les jours
comme ça.

Rictus dilaté
par la peur,
sorte de sourire dévié.
Visage antique
à hauteur de non-sens :
comme épaisse
hétérogénéité, brune
foncée ou surface
criblée de balles.
Boutons noirs
et trous sourds
de toutes les tailles.
En diagonale, une cicatrice
marque un vieux
litige avec le monde.
La tête de ma mère, il est
étrange et barge cet arbre
qui pond chaque nuit
un mec pour pisser
sur sa tranche.

Tu vois le paquet de Camel,
y a quoi sur le paquet
de Camel,
y a un chameau,
et si tu vois bien entre
les deux pattes derrière
verras un type en miniature
qui pisse. Et c’est pareil.
Toutes les nuits. Toutes
les nuits, je le vois, ça
me réveille putain
et je dors pas loin. Et
j’arrive pas à piger.
Ma moelle atteint
les quatre vingt piges
dans un corps de trente cinq.
Et le ciel tout entier
s’engage à gauche
puis s’efface.
Je suis être sans ciel.

Sur les murs, des fenêtres
suspendues
frôlent le chaos.
Deux pigeons
au ras de nos têtes
s’envolent ta ta
tel un éclat de rire
affolés par une pluie
de miettes
puis se posent sur la route.
Sur l’un d’eux, parmi
les plumes blanches
jaillit une queue à
dominance de gris.
C’est une femelle qu’ils
viennent de rap
porter ici
pour sur
peupler les toits
de merde, de
résonances et de
funèbres arômes
dit H.
Fausse vie, roucoule !
Et la vie fausse
rou
coule
entre les dents et sous
les dents
mauves de barbus
qui, semble-t-il, assiègent
le rêve de toutes parts.
Je les ai vu
une fois encore
je monte je monte
les escaliers, la porte ouverte
entr’ouverte en plein nuit.
Et l’étincelle.
Ils chauffent les lames.
Le tintement et le marteau
le chalumeau et les épées
et construisent le plan d’une ville
sainte
en fonction des projectiles.

La lumière maintenant
écume verte
le vent toupie
qui décrit
des tournoiements de poussières
et d’idées durcies
par dessiccation
l’immeuble brandit
une pancarte
sur le toit
parmi les miroirs
paraboliques des antennes
où convergent
les fantasmes et les nerfs
splanchniques
la rue s’évase
dans une démarche de femme
le tout secoué par un
crachat de H.
au milieu d’une phrase.

Extrait de L’accouchement des choses, éd. Dumerchez, 2008

[azur]_____[/azur]Je passe par de humbles coteaux pour me rendre à l’école de la Plaine. Des oiseaux en demi-cercle

[azur]_____[/azur]volent au-

dessus

de tours emboîtées

mi- construites,
mi- détruites.

[azur]_____[/azur]Des ruines et des écrits classiques se partagent mon chemin

et les quelques maisons neuves cherchent un arrangement avec les indices de l’héritage. De temps à autre

la fraîcheur de l’air

bascule

vers
une odeur d’essence.

[azur]_____[/azur]Le monde ruine n’est que ruine et toi tu ris, qu’est- ce que tu fous ? dit ma sœur, le monde ruine n’est que ruine.

[azur]_____[/azur]Le sens

[azur]_____[/azur]étend ses paupières sur les lampes de vieux troglodytes et évoque un dieu de grand doute dans les carrières

[azur]_____[/azur]où

[azur]_____[/azur]les piliers vierges soutiennent encore un ciel de craie blanche.

[azur]_____[/azur]Je marche encore lentement.

[azur]_____[/azur]Mes pieds foulent les lieux d’un poème rêche. Les oreilles traversées, à l’arrière plan, par le picotement d’un vieux disque noir de Tom Waits.

Les yeux se mi-
ouvrent

[azur]_____[/azur]dans le noir bref d’une porte. Le niveau du sol augmente. Et comme si tout à coup,

[azur]_____[/azur]une hallucination blanche atterrissait sur mon crâne accroché au sommeil, vêtu d’écrits sur pelure de fruits. Assailli de bruit, de foudroiement.
[azur]_____[/azur]Des images de son os basilaire, sortent affabulés. La pierre
se transmue en
archive

Extrait de Ex. suivi de Pierres-Hajar (livre-cd), éd. Fidel Anthelme X, 2013

Extrait de Des moineaux dans la tête, éd. Jacques André, 2016

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Je dis peut-être, je dis peut-être la pensée est comme
la blessure, je dis peut-être la pensée est comme la blessure que je
vois sur le mur ; chaque matin, le volume de ses lèvres grossit,
et quelques fois des mots, que mes yeux n’ont pas l’habitude de
voir, s’écoulent entre ses dents jusqu’à mes pieds. Mes pieds
dessinent des traits – hiéroglyphes qui renouvellent leurs sens
chaque jour. Je dis peut-être, je dis peut-être le mur n’existe-il
qu’en moi-même, je dis le mur est le mur de moi-même, ou un
miroir d’où sortent les mots pour se changer en un réel
mercuriel. L’idée du mur n’a d’existence et d’importance que
grâce à la blessure d’où sortent les mots.

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Fantassins

Ils marchaient un jour froid et boueux
un jour envahi par une nuit de brouillard
et d’herbe triste
[azur]_[/azur]- Cette herbe, dit Abdellah Le Marocain,
est sans parfum
[azur]_[/azur]- Cette herbe, dit Mohammed L’Algérien,
a perdu son parfum sous nos pieds
et a perdu son sens
[azur]_[/azur]- D’ici peu, dit Mamba Le Sénégalais,
la terre perdra ses plantes
et étendra pour nous
des tombes sans épitaphes
et nous serons des héros sans noms
et seul l’oubli se souviendra de nous
[azur]_[/azur]- Ici il faut apprendre à oublier
l’oubli protège le souvenir de ne pas tomber
dans les pleurs, dit Mohammed

Ils marchaient
et regardaient les nuages
peut-être porteront-ils une prophétie
qui leur diront ce que portent leurs pieds
[azur]_[/azur]- Regardez les nuages, dit le capitaine,
ils dessinent le symbole de la faucheuse
et c’est le symbole de la mort dans notre culture
[azur]_[/azur]- C’est le symbole de la gémination
et de ces temps difficiles, dit Abdellah
[azur]_[/azur]- C’est plutôt la lettre « s »
qui commence dans notre langue
les mots ciel, paix, poison et illusion
et où les sens de gloire et défaite
fusionnent dans une forme étrange
qui est image du néant
[azur]_[/azur]- C’est le peigne, dit Abdellah,
nous sommes telles les dents du peigne
égaux devant la mort

et la mort ici n’est que la métaphore de la vie
[azur]_[/azur]- Le début aussi est une métaphore de la fin, dit Mamba
Le début appuie sur le bouton de la fin
et tu sens ton âge s’insinuer dans le ventre d’une balle
et quand la balle est tirée
c’est ta vie qui sort abstraite de ton corps
pour heurter un autre corps
et tu ne sais plus pourquoi ton ennemi est ton ennemi
tu sais seulement
que tu as été choisi pour être l’ennemi de ton ennemi

Et pas de temps pour se poser des questions
pas de temps pour la peur
[azur]_[/azur]- La peur peut être synonyme du salut, dit Mohammed
mais pas de l’hésitation
Tu dois juste marcher
La peur est dans la nature de la marche ici
Et chaque chose peut prendre pour adjectif le mot « denier »
(dernier petit déjeuner, dernière parole, dernier rire,
dernier sommeil dans une dernière nuit)
[azur]_[/azur]- Chaque chose est une dernière prière, dit Abdellah
[azur]_[/azur]- Au commencement c’était la fin, dit Mamba,
Nous sommes-nous pas au début du siècle ?
[azur]_[/azur]- Siècle, dans ma langue, dit Abdellah, veut dire aussi
pointe de l’épée et corne
sur la tête de l’animal
[azur]_[/azur]- On dit que la mort au jugement dernier
viendra dans la forme d’un bélier blanc, dit Mohammed
[azur]_[/azur]- On dirait que c’est déjà le jugement dernier, dit Mamba
[azur]_[/azur]- Des oiseaux en acier viendront
lancer sur la terre des pierres de feu
et nos sections et nos sangs se mélangeront
Etrangers, nous sommes,
nous arroserons une terre étrangère
et nos noms y seront enterrés
pour qu’en parlent historiens et organisateurs de fêtes nationaux
[azur]_[/azur]- Et notre histoire à nous ? demande Abdellah
[azur]_[/azur]- C’est un mot qui essaye de grimper
aux lèvres d’un homme agonisant, dit Mamba.

Le texte arabe est enregistré par l’auteur accompagné de la musique de Brain Damage, in Brain Damage meets Vibronics, "Empire soldiers" (Yes Music / Jarring Effects Label ), 2013, FX112 (avec l’autorisation de l’éditeur). Traduit par l’auteur

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Entrée du jour

23 janvier - le jour entre dans la maison comme un visage dépourvu de nez. Sur mon crâne

[azur]___[/azur]trône encore une lune presque pleine

qu’on a vêtue de noms et de verbes
verticaux :

[azur]___[/azur]amour, orient, écrire, montée, minaret….

Sur le lit, un éveil tire toutes les heures qui s’élèvent dans l’après.

Et, pour la première fois,

je sens le concept de l’infini frôler mes pieds.

(Traduits par Catherine Charruau et l’auteur)

Publications :

Poésie :

  • La Lune, les divisions, éd. Poésie-rencontres, 1997
  • Collision (dessins de Jacky Essirard), éd. Atelier de Villmorges, 2003
  • De ce côté-ci et alentour, éd. L’Idée bleue, 2006
  • Ex. (dessin de Jacky Essirard), éd. Atelier de Villmorges, 2006
  • Récits, partitions et photographies, éd. La Passe du Vent, 2007
  • La fenêtre, dimanche et autres jours (en arabe), éd. Fadâ’ât, Amman, 2007
  • Anthologie de la poésie marocaine contemporaine (avec Catherine Charruau), Bacchanales, éd. Maison de la poésie Rhône-Alpes, 2006
  • Accouchement de choses, éd. Dumerchez, 2008
  • Une tortue dans ma tête- Una tartaruga in testa, Français-italien (traduit par Mena Savore et Giuseppe Napolitano), éd. Tipolito Ellegrafica, Gaeta, Italie, 2010
  • Ex. suivi de Pierres-Hajar (livre-cd), éd. Fidel Anthelme X, 2013
  • Des moineaux dans la tête,‘Asâfîrun fî ar-ra’s, arabe-français), peintures de Fanny Batt, 2016

Livres d’artistes :
avec Fanny Batt (Soir ; Tu et En quelque, éd. Sang d’encre, 2006) ; avec Youl (Filament ; fenêtres) ; avec Bernadette Planchenaut (Traversée texte arabe-français) ; avec Nelly Buret (Monodie pour un deuil), éd. Dana, 2006 ; avec André Jolivet, Little big book artist - Le monde des villes - LYON, 2016.

Anthologies et Livres collectifs :

  • Peintres et poètes, éd. Poésie-rencontres, 2000.
  • Acte de naissance, hommage à R. Queneau, éd. La Passe de Vent, 2003
  • Vingtièmes assises de la traduction littéraire (Arles 2003), éd. Actes Sud, 2004
  • 111 poètes en Rhône-Alpes, éd. Maison de la poésie Rhône-Alpes- Le Temps des Cerises, anthologie par J.L. Roux, 2005)
  • Dictionnaire de littérature marocaine, Salim Jay, éd. Paris- méditerranée, 2005
  • Territoires et départements d’outre-ciel, éd. La Passe de Vent, 2006
  • Le français : des mots de chacun, une langue pour tous, éd. Presses Universitaires de Rennes et Les Lyriades, sous la direction de Françoise Argd-Dutourd, 2007
  • Avec mes yeux (photographies de Yannick Lecoq), Éditions En Forêt /Verlag Im Wald, 2007
  • Charles Juliet, attentivement, éd. Jacques André, 2008
  • L’année poétique 2008, anthologie, éd. Seghers 2008
  • Triangle, poésies en traduction (textes recueillis par Samira Negrouche), éd. Alpha & Lazhari Labter, Alger, 2009
  • Anthologie Sète 2010, Voix vives de méditerranée en méditerranée, éd. Encres et lumières, 2010
  • Joe Bunni, +ou- 5 mètres (14 écrivains, 700 photographies sous-marines, traductions en quatorze langues), éd. SOS Océans, 2010
  • Poeti del Mediterraneo, Yacht Med Festival Gaeta 2011, éd. La stanza del poeta, Gaeta, 2011
  • Rizgjimi i lutjes, Festivali Ndërkombëtar i Poezisë, Ditët e Naimit, Tetovë, Macédoine, 2011
  • Poems For The Milleniumn Diwan Ifrikiya : The University of California Book of North African Literature, edited by Pierre Joris and Habib Tengour, University of California Press, Ltd. Berkeley et Los Angeles, 2012
  • Il fait un temps de poème, anthologie par Yvon Le Men, photographies de Francis Goeller, éd. Filigranes, 2013
  • Sophie Ekoué, Aux Noms de La Vie, Editions Afromundi, 2013
  • Poeti del Mediterraneo, Gaeta, un mare di poesia, Concorso Internazionale, Edizione 2013
  • Thor Stefansson, Mennska i myrkrinu, (anthologie de la poésie arabe en islandais), ODDUR Reykjavik, 2014
  • Voix de la méditerranée, festival de Lodève, 17ème édition, éd. La Passe du vent, 2014
  • Voix intermédiaires, éd. L’Inadvertance, 2016
  • Poésie, midrash : points (rouges), éd. Fidel Anthelme X, 2016
  • « J’ai cessé de me désirer ailleurs », pour saluer André Breton, éd. La Passe du vent, 2016

Crédit photo : Fanny Batt


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1 Message

  • Mohammed El Amraoui Le 26 octobre 2016 à 22:55, par laurence vielle

    Je découvre la poésie de Mohammed El Amraoui

    c’est très très beau

    ça empreinte les pensées le coeur le corps...
    merci

    Répondre à ce message

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