Il en en est des poèmes d’Anise Koltz, comme de certaines intuitions soudaines qui nous traversent tout en ouvrant pour nous des seuils. Ainsi ce poème intitulé Venise : « Je suis annoncée/ dans les palais déserts/ où le vent/ claque les portes/ entre hier et aujourd’hui/ où la mer sommeille/ parmi les chats crevés/ sur les marches// Mille ans ont passé/ les navires ont emporté/ l’espoir de délivrance/ l’ange de la ville/ s’immobilise et brûle le vent/ de ses lèvres// En songe j’épuise (…)

L’obscur mystère de la clarté : Anise Koltz en son dédale, par Marc-Henri Arfeux