Je me suis toujours émerveillée de ce qu’au Moyen Âge, on ait eu l’idée de distinguer les langues selon la manière de dire oui, oïl et oc signifiant tous deux, selon que l’on se trouvait au nord ou au sud, une réponse positive, un accord, une approbation. Aujourd’hui, je m’interroge : si en poésie, tous autant que nous sommes, nous mettons en œuvre un usage particulier de la langue, dans la fabrique du poème, quels chemins de pensées et de mots inventons-nous, chacun dans son idiome, pour dire oui ? À quoi disons-nous oui, d’abord – et de quoi répondons-nous ? Accepter, adhérer, confirmer, s’accorder – autant de modes d’expression qui requièrent un certain degré de conviction, une présence lucide et engagée, une confiance en la vérité de l’affirmation.

« Dire oui », anthologie proposée par Florence Saint-Roch
Entre silence et silence : l’exigence du poème chez Jacques Robinet
Retour aux sources, Gabrielle Althen, Une lecture de « Zone », de G. Apollinaire
Trois nervures d’errance : Jean-Pierre Farines, Raymond Farina, Éric Lanne Luc - par Marc-Henri Arfeux
Gérard Blua
Cahiers d’essai : Antoine Emaz, Bout de souffle, « alors quoi avec l’âge encore tirer d’un corps »
Un feu tous les feux : L’éternel devenir de la poésie indienne