Navigant en liberté entre l’univers des slameurs et celui des poètes publiés, j’ai depuis longtemps cessé d’être surprise par le mépris qu’une majorité des seconds portent aux premiers. Cette défiance du milieu poétique repose le plus souvent sur le brouillage médiatique (le slam serait du hip hop d’urbains mal dégrossis tentant d’imiter Grand Corps Malade) et l’incuriosité (à quoi bon se rendre dans les scènes slam pour comprendre et savoir ?) (...)

« Slam, peuple et poésie » par Marie Ginet