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Il se forme dans les pensées
ce qui ne tient qu’à un fil,
funambule aux pas désaccordés,
la réalité est une chute
où je ne me rattrape qu’aux rêves,
et le langage est un soleil blanc
où les phrases vacillent
sans que j’en dessine l’image.
C’est un vertige qui ne s’imprime
pas dans l’esprit, ou alors
si j’en esquisse le début,
les ombres des zones vides,
viennent rapidement m’entourer
pour que seuls les songes
soient ma réalité.
RC

