Il y a beaucoup de femmes dans l’œuvre poétique de Nicole Laurent-Catrice. Cette attention à leur existence, à la beauté du féminin est hautement signifiante. D’être née avant la seconde guerre dans une fratrie de douze enfants n’y est sans doute pas étrangère. Dans Cairn pour ma mère, la poète chante sa mère disparue en convoquant la « longue chaîne des femmes » en une chorégraphie silencieuse.
Ce livre de deuil est un chant de tendresse, d’élégance de cœur. La poète fait revivre le plus (…)

Nicole Laurent-Catrice ou la voix de l’intranquillité, par Marie-Hélène Prouteau