INSTANT DE TERRES, de Martine-Gabrielle KONORSKI,
avec six illustrations de Colin CYVOCT
à L’ATELIER DU GRAND TETRAS
Préface de Nathalie RIERADans Instant de Terres, Martine-Gabrielle KONORSKI poursuit son interrogation sur le temps, sur la temporalité possible, productrice de vie, nous dit d’emblée la préface. A travers sept séquences l’instant circonscrit nos questions, nous en élisons l’éclat. La valeur de l’instant permet de condenser le temps dans une densité singulière, plurielle et inépuisable, nous dit très justement Nathalie RIERA dans sa préface si lumineuse. Cet Instant de Terres visite notre vie lorsqu’elle devient une juste interrogation. Habiter sous ton âme / y creuser la fin des silences. Les peintures de Colin CYVOCT (décédé), instruisent et consacrent ces instants où nos terres se rendent fidèlement à leurs maturités secrètes. Martine-Gabrielle KONORSKI conte nos solitudes vaines et accidentées. Ni convoi Ni conscience. S’ajourner dans le souffle des oubliés. Une lenteur funèbre dans l’air / l’exactitude effacée.
Propager souvenirs et manques dans la pesanteur turbulente de nos abîmes. Lestée à jamais de ces instants qui la traversent sur toutes ces terres qui résonnent en nous et nous habitent, celle des origines, celle de l’enfance, des souvenirs, des douleurs, de la joie, de l’amour, des drames, celle de la solitude, des paysages, de la création et de tous les imaginaires, l’auteure nous dit je referai le temps. Nous sommes là mis en demeure de vivre, d’assumer et gravir l’espoir parmi le désordre des rêves. Avec Instant de Terres, dans cet écho possible de « L’intuition de l’instant » bachelardienne, se défaire des illusions fugitives, saturées d’insomnies et Respirer au bord de la question. La poète nous transporte dans une poésie comme métaphysique instantanée, portée par l’intensité. Comme il est écrit, Martine-Gabrielle KONORSKI fonde l’instant poétique sur l’instantanéité de plusieurs terres car pour elle écrire est toujours un instant de terres.

