D’abord – sous les doigts de Jean-Louis Kuntzel –, c’est un bouquet de couleurs, fraîches et légères, un peu comme dans les peintures de Dufy, plus abstrait cependant (non moins vivant, loin s’en faut) : il n’y a pas ici le moindre décor, le moindre indice de lieu géographique. Nous voici immergés dans la nature, à laquelle se mêle toute la clarté de l’enfance : des traits comme des herbes roses, des taches vertes, buissons ou cœurs, puis, un peu plus loin, une explosion vert tendre dans un essaim de fleurs ou de feuilles esquissées à l’encre noire, de petites taches rouges…

Tu dis la vie, de Cécile Guivarch et Jean-Louis Kuntzel, par Sabine Dewulf