Terre à ciel
Poésie d’aujourd’hui

Accueil > Paysages > Soleils d’en face - Corinne Cournand

Soleils d’en face - Corinne Cournand

jeudi 18 juin 2015, par Roselyne Sibille

Les soleils d’en face
se sont éteints

Ta lune s’élève
noircie de bistre
plus lourde qu’un soleil dormant
plus pâle que ce silence blanc
alangui sur la toile
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]

[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
Quelque chose est mort
se tait
c’est comme ça l’absence
une craquelure laissée sur le marais
l’écoulement d’un sablier vide
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]

[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]

L’horizon rejoint la mer
tu erres dans les lagunes
un pinceau desséché roule sur le sable

Ta main si tendre
caressait le revers des vagues
posait sur le sable
un frisson d’algues vertes

Au pourpre des salins
se mêle un goût de gris.
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
Pourtant
je t’entends rire dans les crépitements
tu joues avec les étincelles
tu nous emportes en brasier
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
Partout tu trouves la lumière
et tu souris en couleur d’or
sur les truelles des hommes bleus
sur les plages et les galets
sur les ourlets du Finistère
sur chaque pierre
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
Ton rire jaillit sur les rochers
comme un arc-en-ciel
jeté sur les pâles calcaires
tu éclabousses les vagues
saisis un embrun de couleurs
et fais fleurir les saladelles
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
Tu as volé la lumière
les ocres du Roussillon
tu en as rempli les cassures
les brisures, les craquelures
chaque trame, chaque pore
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
Tu marches sur les crêtes
une palette à chaque pas
pour éclabousser de rires
les symphonies de l’au-delà

Tu as tout dépouillé
pour nous offrir l’essentiel d’un pétale
la découpe d’un ciel
le chaos des galets
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]

[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
Et comme un nombre d’or
tu veux te croire mort ?....
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
[azur]____[/azur]
D’autres poèmes de Corinne Cournand sur des peintures de Christian Constant (et un mini-entretien) ici : http://terreaciel.free.fr/paysages/soleils.htm


Bookmark and Share


6 Messages

Réagir | Commenter

spip 3 inside | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 Terre à ciel 2005-2013 | Textes & photos © Tous droits réservés