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Notes d’atelier, Gaetano Persechini

samedi 15 juillet 2017, par Cécile Guivarch

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______________________Tous ces rivages
______________________Où nous avons accosté.

______________________Peindre toujours
______________________Ce bleu ce jaune ou ce gris,
______________________Qui ont apaisé nos solitudes...

______________________Ces maisons sous nos paupières
______________________Où nos soirs s’unissaient,

______________________Le vent qui tourne autour du figuier
______________________Pour revenir au point de lumière.

______________________

______________________Dimora d’Août. Huile sur toile. 2004. 162x130 cm

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______________________Continuer
______________________Dans le dessin
______________________Hors de l’abîme

______________________Se tenir près de la source
______________________Au plus proche
______________________Des lieux et des êtres

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______________________ *

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______________________Tracer le trait
______________________Sans retenue

______________________A la juste mesure
______________________De l’émotion

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______________________ *

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______________________Combler cette distance
______________________Entre le support et l’œil,
______________________Pour que se rejoignent
______________________L’espace intérieur
______________________Et l’espace extérieur,
______________________C’est faire vivre
______________________Et faire vibrer la sensation.

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______________________Suite Ungaretti. Huile sur papier. 2013. 24x32 cm

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______________________Cette rencontre
______________________Des signes et des paysages,
______________________De l’écrit et de la couleur
______________________Comme,
______________________Un vol libre d’oiseaux
______________________Qui traverse mes nuits.

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______________________ *

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______________________Un seul trait
______________________Qui va plus loin,
______________________Suivre son déroulement
______________________Un frisson d’encre et de craie
______________________Pointe silencieuse de la lumière

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______________________Une dernière trace ensoleillée, huile sur toile, 75X75 cm

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______________________Souffle du dehors
______________________Lumineux

______________________Le ciel d’été muet
______________________Images du souvenir
______________________Sur mes mains

______________________Et la toile libre
______________________Déroulée à mes pieds
______________________Comme un désert
______________________Comme une promesse
______________________Vers l’illimité

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______________________*

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______________________Je respire loin de ma peinture
______________________J’y reviendrai plus tard (soucieux de la forme ?)
______________________Et je recouvrirai tout avec la patience
______________________D’une histoire de rouge

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______________________ *

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______________________Passage vers le sud. Huile sur papier. 2015. 56x76 cm

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______________________Cette inquiétude glissée dans la couleur
______________________Qui permet aussi de voir plus loin

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______________________Et la blancheur du carré de toile ou de papier
______________________Retient l’air de la couleur
______________________Feuillage calme de lumière qui appelle au dehors
______________________C’était en octobre le soir avant la pluie sous le figuier
______________________Retenir le souffle du rouge avant de partir

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______________________ *

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______________________Conversation de silence

______________________Nouvelle approche de paysages
______________________Abstraits…
______________________Larges couleurs et signes

______________________Traces, empreintes, déroulements du hasard…
______________________Apparition

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______________________ *

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______________________Temps morcelé
______________________Retour
______________________D’un point à l’autre de la ville
______________________Fragments des saisons du cœur
______________________Et du souvenir

______________________Je reconnais
______________________Ces éblouissements intérieurs

______________________Temps retrouvé
______________________Dans le dédale et les sinuosités
______________________Des calli de Venise

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______________________ *

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______________________Du gris au bleu
______________________Écoulement des eaux

______________________Ce qui tremble
______________________Sous la lumière d’hiver

______________________D’un geste rapide
______________________Déroulement de la couleur
______________________Transparences et signes révélés

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______________________ *

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______________________En vue
______________________Hauteurs et fronts clairs
______________________Des montagnes d’hiver

______________________Sur la terre
______________________Et la pierre
______________________L’intime du vent

______________________Révélés
______________________Instants de couleurs
______________________Après le tremblement de la lumière

______________________Retour
______________________Aux premiers signes
______________________De l’arrière fond

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______________________ *

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______________________Le signe
______________________Sans rien d’autre
______________________Que la foudre du geste
______________________D’être

______________________Une couleur rose
______________________Un aplat jaune
______________________Une parenthèse de vent

______________________Et de l’ocre au blanc
______________________La flèche et le trait
______________________Étirés
______________________De l’ombre à la lumière
______________________A la rencontre
______________________Du paysage

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______________________Comme dans une Venise.2015 Huile sur papier. 60 x80 cm

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______________________Il peint avec…

______________________Passe mémoire
______________________Cœur du souffle
______________________Glisse sur la colonne de lumière

______________________Un moment de doute
______________________Jeté au carré des formes d’une fenêtre sans traits
______________________Subtile couleur d’ombre à la palette d’impossible

______________________Pour quelle gloire
______________________Ce face à face avec les images
______________________Et leur disparition

______________________Il peint avec un chien, avec une femme en pleurs,
______________________Il peint,
______________________Avec l’image révélée d’un oubli,
______________________Avec la rivière du pays d’en haut, et la montagne qui éclaire,
______________________Il peint,
______________________Avec la porte et la fenêtre bleues de lumière
______________________Livrées à la fureur de la beauté,
______________________Il peint, avec l’inattendu,
______________________Et c’est toujours un autoportrait,
______________________Il peint,
______________________A genoux


Italien d’origine, Gaetano Persechini, peintre et photographe vit et travaille en région parisienne.
Il est représenté par la galerie Moisan à PARIS.

Il créé et réalise des livres d’artistes avec les poètes Isabelle Lévesque, Sylvie Brès, Cécile A Holdban et Joël Vernet.
Il a publié des poèmes et des notes d’atelier dans les revues : Diérèse, Arpa et Voix d’encre.
Il a publié Nicolas Dieterlé, souffle et couleur poétique avec Annpol Kassis. Rédigé en 2013 la préface du catalogue raisonné de l’œuvre peinte du poète Nicolas Dieterlé, et réalisé la couverture du numéro double de la revue Diérèse consacré au poète Thierry Metz.

Pour en savoir plus : http://gaetanopersechini.wix.com/gaetanopersechini


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1 Message

  • Notes d’atelier, Gaetano Persechini Le 27 juillet 2017 à 12:28, par Rhin Marie-Odile

    Gaetano,
    Enfin une partie de tes notes d’atelier sont publiées...

    Elles sont comme des poèmes peints ou des peintures-poèmes.
    Elles reflètent la délicatesse et la densité de tes toiles.
    Elles sont un miroir de ton approche au monde.
    Et surtout elles sont vivantes.

    Amicalement.

    Odile

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