Entretien avec David Dielen, par Cécile Guivarch
Bonjour David Dielen, vous avez fondé une toute jeune revue de poésie, dont le premier numéro est paru en mars 2024. Une revue un peu particulière car il s’agit d’y publier de l’éco-poésie. Parlez-nous donc de la naissance de la revue, de quelle nécessité est-elle née selon vous ?
Le projet des Haleurs, profondément attaché à la notion de commun, s’est néanmoins d’abord cristallisé lors d’une épreuve intime. En novembre 2022, ma mère est décédée. Je suis entré alors dans une longue période de doutes et d’interrogations au cours de laquelle, chaque matin, je faisais une marche sur le chemin de halage au bord de l’Yonne où je vis, à la frontière avec la Seine-et-Marne. Cet espace de nature, un peu à l’écart des activités et des nuisances humaines, si restreint soit-il, m’a permis progressivement de penser un projet littéraire qui réunirait ma curiosité pour les « choses » de la nature (fleurs et plantes, oiseaux, roches, fossiles et minéraux, eau…) et mon goût pour la poésie.
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Les Haleurs éditions