Un ange à notre table
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Ouvrir des brèches dans le mur
Au ras au sommet au milieu sous la pierre/la brique/le ciment dans un coin un angle de la paume et du poing.
Contre les mots, des brèches.
Et ils s’y faufileront. Ils elles Et moi avec. Ils seront jeunes elles seront jeunes Vêtements disparates, matières inconnues. Lumineuses. Quelques accessoires d’appartenance (oreilles percées pour écouter, peaux tatouées pour baliser) Et (…)
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Les Percussions de Treffort est un groupe de musiciens professionnels en situation d’handicap fondé par Alain Goudard en 1979. Il s’agît d’un projet artistique porté de manière commune par Résonnance Contemporaine et l’ADAPEI de l’Ain.
Le groupe est constitué aujourd’hui de 6 personnes : Jean-Pierre BARBOSA DA SILVA (qui est aussi l’éducateur du groupe) Christian SEUX Mathieu CONVERT Dominique BATAILLARD Asmãa ALOUI Adrien JARRET
Lorsque le groupe est devenu professionnel en 2015, (…)
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entre nos orteils nus s’évase bleu-trouble la lagune
le sable vaste mouvant
où s’enfoncent nos pas s’effacent mes empreintes entre les crabes secs les coquilles cassées le (…)
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Le quotidien N’est qu’un kidnappeur Un empêcheur
L’imprimer en images Le projeter en multiples miroirs Le distordre d’un réel
Nous sommes deux Quand nous regardons Ton œuvre
(…)
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j’ouvre les yeux dans l’air vide la pupille s’allume
fourmillement du papier ouvert sur la table le livre scintille
coupe en perspective
la main s’épanouit comble
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Terre à ciel des poètes
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Jacques Tornay a vécu en Suisse romande où il est né en 1950 à Martigny, près des frontières française et italienne, et il est mort en 2019. Ecrivain, journaliste et traducteur, il a présidé la Société des Ecrivains du canton du Valais. Il a publié une trentaine d’ouvrages, surtout de poésie et de nouvelles. Prix de Poésie Charles Vildrac 2010 (SGDL) ; Palmes académiques 2008 ; Prix Louise-Labé 1993. Ses poèmes sont traduits en plusieurs langues, en revue ou en volume. Il a figuré dans (…)
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Née à Paris en 1949, Joëlle Abed a grandi en Afrique de l’Est, à Djibouti. C’est sans doute sur ces terres arides jusqu’à l’os de début du monde, où la chaleur est hostile jusqu’au vertige, où les sociétés française et autochtone ne se côtoient guère (l’une forte de la certitude d’y apporter un modèle de civilisation, l’autre traînant ses oripeaux, entre maladies, consommation de kat et désœuvrement), qu’elle a forgé sa conscience poétique et politique. Son retour en France dans les années (…)
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Michel DIAZ, né de l’autre côté de la Méditerranée, vit à Tours où il a enseigné la littérature et l’art dramatique. Spécialiste de l’œuvre du dramaturge Arthur Adamov, il lui a consacré une thèse de doctorat et une vaste biobibliographie. Attiré très tôt par la poésie, il a surtout d’abord écrit surtout pour le théâtre, une douzaine de pièces dont quelques-unes ont représentées ou diffusées à la radio (France-Culture, la R.T.B.F.), mais il est aussi l’auteur, chez différents éditeurs, de (…)
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Corinne Le Lepvrier, poétesse penchant par /vers le fragment et l’intime. Née un
jour d’été trop tôt, partie, revenue en Finistère, sans relâche sur le point d’un départ.
A étudié seule durant de longues nuits. Parce que la poésie, elle abandonne sa thèse
de doctorat en Sciences de l’Education.
Depuis à se perdre et s’y retrouver, elle croise la matière autobiographique ; l’autre e(s)t soi jusqu’à l’humanité (qui vient).
Le plus souvent elle dit que c’est contre le tout venant de (…)
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Camille Loivier vit à Paris. Poétesse, traductrice du mandarin. Elle a voyagé et séjourné en Chine, puis au Japon, enfin à Taïwan vers où une grande partie de sa vie s’est tournée. Sa première thèse portait sur un philosophe chinois du troisième siècle et la deuxième fut consacrée à l’écriture du romancier taïwanais Wang Wen-hsing. Elle a dirigé la revue Neige d’Août, tournée vers la pensée et la poésie d’Asie du Sud-Est, (aux pays précédents s’ajoutent la Corée, le Tibet, le Vietnam…) (…)
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Voix du monde
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Extraits de La conspiration des poudres (Editions Néféli, 2014)
Il lave les marches chaque mardi et vendredi, du rez-de-chaussée jusqu’au sixième. Dans l’entrée, il s’arrête toujours un instant, parmi les catalogues IKEA délaissés et les brochures ou éditions de millénaristes. Gambling is not federally regulated in Canada : slots-online-canada.ca, but there are plenty of great online casinos available to players across the provinces.
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FSR : Arnoldo, comment avez-vous découvert l’œuvre de Robert Rehder ?
AF : Par hasard. En allant sur le site de son éditeur, j’étais à l’affût de nouveauté, et j’ai repéré un titre qui me parlait, I’m back and still returning. Peut-être aussi que m’a retenu la reproduction qui ornait la couverture. Je dois préciser qu’il s’agit d’une publication posthume, Rehder l’a achevée l’année même de son décès en 2009 ; jusqu’alors, deux recueils avaient été publiés de lui, The Compromises Will Be (…)
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Guilhem FABRE est sinologue, coordinateur de Révo.cul dans la Chine pop. : anthologie de la presse des gardes rouges, 1966-1967 (Éd. 10/18, Paris, 1974) et traducteur avec Huang San de deux romans de Yu Luojin, Le nouveau conte d’hiver et Conte de (…)
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Les 60 poèmes présentés ici en version bilingue, écrits en 2024 à la demande de po&psy sont une première édition y compris dans leur langue originale.
Gerald Vizenor est le plus prolifique des (…)
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Ouladzimir Stsiapan, né en 1958 à Kastsioukowka, en Biélorussie, est un artiste, écrivain, poète et journaliste biélorusse. Diplômé de l’École des Arts de А. Hlebaw, puis de l’Académie des Arts de Biélorussie, il a pratiqué le graphisme de livres. Pendant presque 20 ans, il a travaillé pour la télévision (…)
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Paysages
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Chère Françoise, je suis venue il y a quelques années chez toi, à Lajoux dans le Jura. C’était au mois de décembre pour Bivouac, des poètes en hiver, soirée de poésie organisée par la Bibliothèque de ton village depuis une quinzaine d’années. J’ai adoré découvrir ta maison sur laquelle était inscrite en grandes lettres « poterie ». Elle n’est plus en activité aujourd’hui, mais les (…)
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D’abord – sous les doigts de Jean-Louis Kuntzel –, c’est un bouquet de couleurs, fraîches et légères, un peu comme dans les peintures de Dufy, plus abstrait cependant (non moins vivant, loin s’en faut) : il n’y a pas ici le moindre décor, le moindre indice de lieu géographique. Nous voici immergés dans la nature, à laquelle se mêle toute la clarté de l’enfance : des traits comme des herbes roses, des taches vertes, buissons ou cœurs, puis, un peu plus loin, une explosion vert tendre dans un essaim de fleurs ou de feuilles esquissées à l’encre noire, de petites taches rouges…
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Avec les œuvres de Michèle Destarac, nous voici dépaysés, déposés dans une enfance primordiale, tâtonnante et débordante : comme dans les œuvres de Cobra ou celles d’expressionnistes abstraits, la spontanéité gestuelle semble reine, ainsi qu’un mariage possible entre écriture et peinture.
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Marie Alloy est à la fois peintre et graveuse et elle se consacre aussi à la poésie. Elle aime entretenir le dialogue avec des poètes d’aujourd’hui, en particulier dans la maison d’édition qu’elle anime, Le Silence qui roule. Ses nombreuses gravures répondent aux poèmes inédits d’Eugène Guillevic, Dominique Sampiero, Antoine Emaz, Pierre Dhainaut, Abdellatif Laabi et bien d’autres. (…)
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Voici un magnifique ouvrage au format ample, au papier épais et à l’unité remarquable : de page en page, les volutes d’encre des deux artistes épousent les mots de mer et d’air tracés par le poète, à moins qu’elles ne l’inspirent (Alice Baxter, dans sa préface, explique précisément comment s’est fait le va-et-vient entre ces trois acteurs.) Deux styles picturaux pourtant différents - les calligraphies de Malouine Rousseau, les encres plus descriptives d’Antoinette Pham
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L’arbre à parole
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La poésie, c’est heureux, n’est pas une agréable petite bête qui vous vient ronronner sur les genoux. Il y a bien des gens qui se trompent sur ce point. Qu’on se figure plutôt un grand fauve, magnifique peut-être, mais qui peut aussi et juste par jeu vous lacérer le visage ou bien vous éviscérer.
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J’ouvre au hasard Traversée des visages de Francis Gonnet et je lis : « Mais quel est le vrai visage de l’arbre, entre écorce et sève ?// Délace ton regard trop serré. L’endroit des mots est bois rugueux, l’envers est coulée de lumière. » (Traversée des visages, p.17, Éditions du Cygne) Ainsi, le visage n’est pas réservé à l’être humain, comme une longue tradition remontant sans doute à l’Antiquité, à travers les portraits, anonymes ou non, que les différentes civilisations nous ont (…)
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Il y a des ouvrages que l’on est heureux de voir réédités : le programme ReLIRE de la Bibliothèque Nationale de France permet en effet depuis 2012 de faciliter la réédition numérique d’ouvrages introuvables. C’est ainsi que Boue, recueil poétique d’Antoine Émaz, est disponible aux éditions FeniXX. L’auteur, poète et enseignant disparu en 2019, y livre une poésie singulière où l’écriture rythme et donne forme à l’indifférencié d’un ciel gris, de terres longues et de solitudes ternes.
La (…)
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- Nouveaux courants, de Philippe Jaffeux, Les Météores
- L’abécédaire d’un chemin, de Jacqueline Persini, éditions Henry
- Vrouz, de Valérie Rouzeau, La Table ronde, réédition en format poche
- Pastels, de Jean-Guy Coulange, J.G. Coulange et Superflux, distribution Presses du réel
- Past Time Paradise, de Frédéric Khodja et Jacques Sicard, Les murmurations, non folioté Creative Cloud All Apps includes full versions of Photoshop, Premiere Pro, Illustrator, Adobe Express Premium, Acrobat Pro, Firefly..
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- VERS UN PARLEMENT DE LOIRE : une fiction institutionnelle territoriale. Maud Le Floc’h, Marine Dussutour, Clémence Mathieu, Bruno Marmiroli, Annabelle Royer, Lou Hermann, Eloise Baslé / 2023
- De la Loire, Phillippe Beck. Argol éditions, collection L’Estran / Poésies contemporaines. 2008
- Last call les murènes. Maude Veilleux. Bouclard Editions. 2023
- La petite distance. Corinne Le Lepvrier. Editions de l’Aigrette. 2024
- The Magics Border / poèmes et fragments de My Soft Machine. Arlo Parks. Editions Robert Laffont. 2023
- Yoko Ono. Julia Kerninon. Editions L’Iconoclaste / collection L’iconopop / Paris, 2023
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A l’écoute
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F.D. Le mot « rien » a toujours été pour moi une sorte d’énigme qui navigue entre « être » et « ne pas être », pour toujours et sans espoir de pouvoir, de pouvoir quoi ? de pouvoir prendre réellement forme et se donner à sentir. Je pourrais dire que je ne comprends pas vraiment ce mot (un autre mot me fait le (…)
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Isabelle Lévesque : « Contre-jours », au pluriel, désigne-t-il les poèmes réunis dans ce livre ou la suite de moments qui les a suscités ? Patricia Castex Menier : La genèse de ce livre est une sorte de journal sous forme de courts poèmes : il s’agissait de noter « au jour le jour » la progression de l’inéluctable, et c’est ce premier titre qui m’était (…)
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La couverture de ton nouveau livre donne trois titres successifs. S’agit-il du rassemblement de trois poèmes différents ou l’as-tu conçu comme un ensemble ? Et, dans ce cas, pourquoi ne pas lui avoir donné un titre unique ?
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Pour prolonger la page dédiée au poète Michel Diaz, et éclairer plus avant encore sa pratique poétique, rien de tel que de recueillir sa parole et le laisser lui-même développer sa pensée. D’où cet entretien, où nous nous plaçons à l’écoute. FSR : Michel, dans Fêlure, je lis : « Il ne faudrait écrire qu’en amont de soi-même » - formule superbe, à la croisée du vœu et de l’injonction. Est-ce que vous pouvez préciser ce que représente cet « amont de soi-même » pour vous ?
MD : Je veux dire (…)
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Mathias Lair : À première vue, voici un livre empreint de désespoir…
François Thiery-Mourelet : Un peu de désespoir, un peu d’humour, un peu d’abandon…
Il y a quand même des tonnes de raisons pour ne pas être optimiste, pour rigoler et pour se
laisser couler…
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Bonnes maisons
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Voici un bref panorama d’une vingtaine de revues de poésie, rares survivantes d’une époque où elles faisaient florès. La présentation choisie se déroule par ordre décroissant depuis Comme en poésie, « l’ancêtre » qui fête son numéro 100, jusqu’à Résurgences, (…)
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Entretien avec Patrick Ducler qui a créé en 2022 les éditions Esdée à Camoël, par Ghislaine Lejard
Un ami écrivain cherchait un éditeur. Mais les conditions n’étaient pas favorables. De mon côté, à cette même époque, je rédigeais de courts textes en regard de dessins qui me sont chers, réalisés au début des années 90. L’idée d’en faire un livre, de s’éditer (et non de s’auto-éditer chez un de ces nombreux éditeurs en ligne) faisait son chemin. La possibilité de créer facilement une auto-entreprise m’a permis de franchir le rubicon. Il se trouve que j’habite en Bretagne.
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Entretien avec David Dielen, par Cécile Guivarch
Bonjour David Dielen, vous avez fondé une toute jeune revue de poésie, dont le premier numéro est paru en mars 2024. Une revue un peu particulière car il s’agit d’y publier de l’éco-poésie. Parlez-nous donc de la naissance de la revue, de quelle nécessité est-elle née selon vous ?
Le projet des Haleurs, profondément attaché à la notion de commun, s’est néanmoins d’abord cristallisé lors d’une épreuve intime. En novembre 2022, ma mère est décédée. Je suis entré alors dans une longue période de doutes et d’interrogations au cours de laquelle, chaque matin, je faisais une marche sur le chemin de halage au bord de l’Yonne où je vis, à la frontière avec la Seine-et-Marne. Cet espace de nature, un peu à l’écart des activités et des nuisances humaines, si restreint soit-il, m’a permis progressivement de penser un projet littéraire qui réunirait ma curiosité pour les « choses » de la nature (fleurs et plantes, oiseaux, roches, fossiles et minéraux, eau…) et mon goût pour la poésie.
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Entretien avec Elie Petit et Tugdual de Morel, co-éditeurs de la Revue Affixe par Cécile Guivarch
Je viens de recevoir le 2ème numéro de la revue Affixe en service de presse et j’en trouve l’idée étonnante, détonante, aussi dé-coiffante ! Vous la définissez comme une revue littéraire des préfixes et suffixes, et du coup, vous pourriez nous en parler ? Quel est le principe de cette revue ? Et comment est-elle née ?
]A[ : Bonjour ! Et merci de nous accueillir dans vos colonnes. Affixe emprunte son nom aux éléments lexicaux qui s’ajoutent aux mots pour en modifier le sens ou la fonction : les préfixes, suffixes et infixes. Son premier numéro est dédié au suffixe -ment, formateur du plus grand nombre d’adverbes, aussi bien que de substantifs divers. Son deuxième numéro est sorti en mars dernier. Il est consacré au préfixe dé-.
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Présentation de Florence Saint-Roch
« Cultivez vos angles morts », telle est l’injonction inscrite au frontispice du site dédié aux éditions Angle mort. Cette maison d’édition, indépendante d’un point de vue statutaire et économique, l’est aussi en terme d’indépendance d’esprit. « Nous souhaitons inventer notre manière de faire, fièrement et librement », décrètent ses fondateurs, les « deux amis » Henri Alain et Célestin de Meeûs, dans les propos qui définissent leur démarche commune.
Et en effet, on ne peut, au vu du catalogue qui va s’étoffant depuis la création de la maison en 2018, que se réjouir de la façon dont ces jeunes gens servent leur amour de la littérature, et de la façon dont s’articulent, dans leurs réalisations, goût du travail bien fait et affirmation de leur liberté.
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Bonnes feuilles
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- La petite distance, Corinne Le Lepvrier, Editions de l’Aigrette, 2024
- Presque rien, suivi de Là, Laurent Albarracin, Christian Viguié, Le Silence qui roule, 2025
- Leurs langues sont des cendres, Emmanuel Merle, La Crypte, 2024
- Y a-t-il une vie avant la mort ? Anthologie de la poésie gazaouie d’aujourd’hui, textes traduits de l’arabe (Palestine) par Abdellatif Laâbi, réunis par Yassin Adnan, Points Poésie, 2025
- Dans la prairie, Franck Doyen / Sylvie Sauvageon, Æncrages & Co, 2025
- Un peu de nos vies, François de Cornière, Points Poésie, 2025
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- Sophie Marie van der Pas, Quelque chose s’en va. L’ail des ours, 2025
- Hélène Dassavray, Petite fille de Séoul. La Boucherie littéraire, 2024
- Arnoldo Feuer, Le bec de la mésange. L’herbe qui tremble, 2025
- Emmanuelle Le Cam, La définitive ouverture des veines. Les éditions SANS ESCALE, 2025
- Sophie Brassart, Geste de toile. Éditions du Cygne, 2024
- Mathilde Hinault, Pas une vie en l’air. Les Carnets du Dessert de Lune, 2024
- Laurent Deheppe, Autre chose qui compte. Donner à voir, 2024
- Philippe Leuckx, Petites notes. Les Lieux-Dits (Cahiers du Loup bleu), 2025
- Nicolas Rouzet, Une vie plus vraie que la mienne. Encres vives n°546, 2025
- Patrick Argenté, Noctambules et journaliers. Les Lieux-Dits (Cahiers du Loup bleu), 2024
- Agnès Valentin, Trouer la nuit. Éditions Au Salvart, 2024
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- Infini présent / Fabienne Raphoz
- Des objets nous accompagnent (ou l’inverse) / James Sacré
- Je ne vis pas dans un jardin de roses / Maria Mercedes Carranza
- La maison vide / Yari Bernasconi
- Contre-jours / Patricia Castex-Menier
- La ruée vers l’ombre / Arthur Billerey
- 27 fois la muraille de Chine : je me suis posé la réponse et M’ont murmuré les campagnes / Milène Tournier
- là où ça veille / Alexis Pelletier
- Nature en décomposition / Camille Loivier
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- Isabelle Alentour, Chaque jour je lie, je relie, Collection Jour & Nuit, Les Lieux-Dits éditions, 2025
- Jean-Christophe Belleveaux, Géographies furtives, éditions Gros Texte/ Collection La Dispo, 2025
- Thibault Marthouret, Seuls les œufs durs résisteront, Backland éditions, 2025
- Joëlle Abed, lunettes et autre buée, éditions Gros Texte, photographies de l’auteure (2016 2021)
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- Patricia Castex Menier, Contre-jours, L’herbe qui tremble, 2025
- Marie Alloy, Noir au fond, Voix d’encre, 2025
- Joëlle Abed, Lunettes et autre buée, éditions Gros textes, 2024
- Dominique Chipot, Le maître est parti avec les oiseaux, éditions Pippa, 2025
- François David, Grain de livre, mitonné et offert
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Bonnes feuilles (2)
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- Souad Labbize : Déboutonner la soie de ton silence ; traduit en arabe par Rahil Bali & en anglais par Susanna Lang ; linogravure de Maud Leroy d’après une œuvre d’Annie Kurkdjian (Editions des Lisières – 2025)
- Neama Hassan : Sois Gaza, journal octobre 2023 – novembre 2024 ; traduit de l’arabe (Palestine) par Souad Labbize (Editions des Lisières – 2025)
- Orée Li : Primevères fantômes (Éditions des Lisières – 2025)
- Jean-Marc Barrier : 196 matins (www.jeanmarcbarrier.fr – 2024)
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- Jean-Baptiste PÉDINI : Un monde à nu (Cheyne éd., 2024)
- Richard TAILLEFER : Les Invisibles (Gros Textes éd., 2024)
- Éric CHASSEFIÈRE : Garder vivante la flamme du poème (Sémaphore éd., 2024)
- Florence SAINT-ROCH : Cartographies (L’Ail des Ours éd., 2024)
- Jean LE BOEL : l’enfant sur la berge (la rumeur libre éd., 2024)
- Luce GUILBAUD : L’un de l’autre (Henry éd., 2024)
- Jean-Claude TOUZEIL : Cyclitude (Gros Textes éd., 2024)
- François de CORNIÈRE : Ces traces de nous (Le Castor Astral éd., 2025)
- Jean-Noël GUÉNO : La cour aux tilleuls (Encres Vives éd., 2024)
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- Roselyne Sibille – Une libellule sur l’épaule – L’Ail des ours n°25
- Lin Yaoh-teh – De la neige dans un bol en argent – Circé – 2024
- Jacques Sojcher, La démarche poétique - 10/18
- Orée Li, Primevères fantômes, édition des Lisières
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- Cantilène, Marie Huot – éditions Al Manar
- L’enfant sur la berge, Jean le Boël – Editions La rumeur libre
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- Chloé Charpentier, Nous les derniers vivants, éd. Tarmac
- Jos Garnier, Ultima Thulé, le requiem, éd. Tarmac
- Alain Marc, Cette Sorte d’évidence, éd. Tarmac
- Eric Dubois, Journal, éd. Douro
- Nadège Cheref, La chair équivoque, éd. Tarmac
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Mille-Feuilles
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- L’Accueil du jour, poèmes de Gérard Bocholier, Ad Solem éditions, mai 2025
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- États du Big Bang, Cathy Garcia Canalès, encres de Jean-Louis Millet, éd. Nouveaux Délits 2010
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Ultima Thulé le requiem, Jos Garnier, éditions Tarmac, printemps 2025, 57 pages, 18 euros
Décidemment Jean-Claude Goiri, responsable des éditions Tarmac, a le chic pour publier des livres
qui marquent, des écritures singulières et qui transpirent la nécessité de porter un autre regard,
de partager une autre expérience.
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Le double été, Ariane Dreyfus, éd Le Castor Astral, 16 €.
La poésie est réputée pour être le lieu de l’expression de l’intime, de l’être essentiel. Ou du Vrai (oui, avec un grand V), de la Vérité de l’être. Cette poésie de l’intime se double souvent d’une poésie de l’instantané : l’instant passant pour le révélateur de l’intime ; bref, faut que le cœur fait des bonds.
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Nous les perçants, Maryvonne Coat, Isabelle Sauvage, novembre 2024
Comme dans les autres recueils de Maryvonne Coat, l’organisation spatiale, visuelle de Nous les perçants fait sens. Ici, l’espace matériel du livre s’organise en deux terrains distincts, les pages de gauche, territoire de « nous les Perçants », les pages de droite celui de « nous autres ».
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Terre à ciel a reçu
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Livres tout frais, reçus...
30 ans de maison - L’anthologie des Carnets du Dessert de Lune
Dansent bols et seaux, Sylvie Durbec & Clara Regy, Illustrations de Gwen Guégan, le chat polaire
Ourlets 1 & 2, Clara Regy, éditions Lanskine
Je dis mon fils, Cécile Guivarch, éditions Abrapalabra
La grâce des faux pas, Sabine Dewulf, Les éditions Sans Escale
Ciel au corps, Sabine et Marie Dewulf, L’Atelier des Noyers
Une histoire passera ici, Ariane Dreyfus, Le Castor Astral
Lettre d’amour écrite dans un immeuble en feu, Anne Sexton, traduction de l’anglais par Sabine Huynh, éditions des femmes / Antoinette Fouque
Le chant du vent et de la lune, Li Qingzhao, Po&Psy
Une rose rouge dans le désert, Chen Hsiu-chen, Po&Psy
Les murs sont en marche, Werner Lutz, Po&Psy
le ciel sur ton visage, Franck Doyen / Catherine Renaud-Barret, Faï fioc
La conversation amoureuse, Hervé Martin, Editions Petra
Père, ne vois-tu pas, Jacqueline Persini, la tête à l’envers
Si la simplicité nous a quitté ?, (Dix-sept poèmes, à cause de plusieurs linogravures de Rapahël Segura, James Sacré, Potentille
Je la suis devenue, Camille Loivier, éditions Lanskine
Calligraphie du silence, Pierre Warrant, Abrapalabra
Ne pas fermer les yeux, Jean-Pierre Chambon, Al Manar
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