Un ange à notre table
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25 juin 2024 à Noé, né le 24 juillet 2024
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les enfants que vont devenir les enfants ?
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on les jette au feu dans un chaudron
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on aurait voulu qu’ils nagent dans la lumière (…)
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Géographie de l’aube
Ne serait l’aube inachevée les trajectoires
cité qui se déploie dans les contours d’une carte à venir
deux rues parallèles bien que courbes
la germination lente des passages nefs arcades
rayonnement magnétique des vies qui l’habitent. (…)
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Fatigue énigmatique fatigue de glycine asphyxie mes poumons qui expirent parfum de violette et de géranium dans cœur effondré / effondré comme les cartes du château de mon corps exténué jusqu’aux épaules / épaules sentent le blues mains sont condamnées bras ont le vague à l’âme / âme éperdue fourbue abattue âme vannée courbaturée harassée âme voudrait continuer à rêver bleu soleil orangé jaune horizon mais asthénie veille / veille (…)
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Midi ; je sonne comme un vent d’hiver. Des harmoniques sifflantes, mal accordées, soufflent entre mes bronches. Puis elles meurent, laissant autour de moi un silence de neige. Dans cette bulle sans son, des lilas fleurissent. Certaines pierres ressemblent à des tombeaux, mais sur leur surface lisse les doigts n’accrochent aucun nom. La température va se rafraîchissant alors que se raréfie l’air, poudroyant de clarté.
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je faisais du vélo entre deux colonies étrangères. je ne savais pas ce que je cherchais
(peut-être l’amour tordu comme un arbre de Patagonie, peut-être l’immobilité au cœur de l’angoisse)
je marchais extrêmement lentement comme si j’allais entrer dans un monde complètement inconnu et parallèle
je m’asseyais quelque part et j’écrivais, espérant que mes morts me reviendraient (…)
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Terre à ciel des poètes
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Bernard Noël, né en 1930 et mort en 2021 est un poète, écrivain et essayiste français.
Après avoir exercé divers petits métiers, Bernard Noël gagne sa vie comme rédacteur pour les encyclopédies Laffont-Bompiani. Son premier livre Extraits du corps paraît en 1958 aux éditions de Minuit. Il a joué un rôle important dans le monde de l’édition. Il a été directeur littéraire, puis il a pris la direction de la collection « Textes » de Flammarion. Bernard Noël a réalisé de nombreuses traductions (…)
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Antonio Rodriguez, né en 1973, vit et travaille à Lausanne. Il a publié plusieurs recueils aux éditions Empreintes en Suisse et chez Tarabuste en France.
D’abord engagé dans une Poésie du corps et du quotidien (2000-2007), il publie Saveurs du réel et En la Demeure, des poèmes en prose aux aphorismes pour lesquels il prend pour ancrage le quotidien. La construction de soi passe dans ces deux ouvrages par des extériorisations : le premier volume engage une traversée d’une éducation (…)
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Passionné d’onomatopées comme de plurilinguisme, Laurent Colomb puise ses formes poétiques dans un rapport phonique aux sens. Lauréat CNL, DGLFLF, Institut Français « Villa Kujoyama », SCAM… il a collaboré avec diverses institutions sur des projets de métissage linguistique dont le 104, la Fondation Royaumont, le KIAC (Japon) pour Kinosakinomatopée en 2016. (…)
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Né en 1951 dans un village de Côte d’Or. Il a 6 ans lorsque son père, jockey de province, se tue à l’entraînement. Premiers poèmes. Tiraillé entre la passion des chevaux et celle des mots, il sera un temps apprenti-jockey. Sans grand succès. Les chevaux tant aimés resteront dans les livres. Il se dirige alors vers des études commerciales, sans trop savoir ce qu’est le métier des chiffres. Il en découvre bientôt la rigueur, qui n’est pas sans résonner avec celle que réclame l’écriture (…)
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Marc Delouze. Né à Paris. Vit entre Paris et Fécamp. Premier recueil : Souvenirs de la Maison des Mots (1971) préface de Louis Aragon (« Par manière de testament »). Il crée en 1982 Les Parvis Poétiques qui organisent des événements, expositions sonores et lectures-spectacles et festivals en France et à l’étranger : Tout un poème (Paris), cofondateur et conseiller littéraire du festival Voix de la Méditerranée (Lodève), de C’Mouvoir (Cantal), du Festival permanent des poésies dans le 18ème arrondissement, de la Périphérie du Marché de la Poésie à Fécamp depuis 2018.
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Voix du monde
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Gary Lawless, né en 1951, est poète, libraire, rédacteur en chef et éditeur (Blackberry Books) Né à Belfast, dans le Maine, en 1951, il vit depuis 1986 à Nobleboro, avec sa femme, la photographe Beth Leonard. D’abord gardiens de Chimney Farm, la propriété des écrivains Henry Beston et Elizabeth Coatsworth, ils en ont (…)
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Bonjour chère Gaëlle Fonlupt, en 2024 est paru aux Éditions Corlevour votre traduction de la poésie de Ron Rash, Réveiller les morts et autres poèmes. Comment avez-vous découvert la poésie de Ron Rash et pourquoi vous avez eu envie de le traduire ?
J’ai découvert Ron Rash grâce à Réginald Gaillard qui, après avoir édité mon premier recueil, m’a proposé de traduire cet auteur américain dont je n’avais lu que les romans. J’ai lu sa poésie et j’ai tout de suite été embarquée par sa puissance. (…)
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Chère Isabel Voisin, j’ai lu avec beaucoup d’émotion Estaciones de los muertos / Stations des morts, peut-être car nos racines sont les mêmes… La langue espagnole et nos grands-parents espagnols semblent nous réunir. A te lire, je ressens des émotions très proches de celles que je ressens moi-même. Quelle est ton histoire familiale ? Es-tu née en France ? En Espagne ?
Isabel Voisin : Pour répondre rapidement à tes premières questions, je suis née en France, mon père était (…)
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- Ilpo Tiihonen - Extraits de Largo - traduit par Marja Nykanen
- Anja Erämaja - extraits de Töölönlahti la baie d’Helsinki - traduit par Marja Nykanen
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- Giorgi Lobzhanidzé - Extraits de Le professeur d’arabe et autres poèmes - traduit par Boris Bachana Chabradzé
- Eka Kevanishvili - extraits de Le transport des pauvres ne s’arrêtera nulle part - traduit par Maya Katsanashvili
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Paysages
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Deux événements concomitants ont donné matière à ce « paysage » : une importante exposition personnelle de Germain Roesz, Germain Roesz, Lumière, chaos, couleur, qui se tient du 12 octobre 2024 au 12 janvier 2025 à la galerie Nicole Buck, à Hurtigheim (67), et qui rassemble des œuvres, peintures et sculptures, réalisées par l’artiste de 2013 à 2024. (…)
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Voici un beau livre d’artiste réalisé en duo par Angèle Paoli et Caroline François-Rubino. Poèmes et peintures en dialogue.
La force du paysage est là dans ses variations multiples. Chanté et peint. Le Mont Ventoux en majesté, isolé loin des autres sommets, irréductible, ascendant, tutélaire. Sublime comme la Montagne Sainte-Victoire ou le Mont Fuji.
Note de lecture de Marie-Hélène Prouteau suivi d’extraits et encres du livre paru aux éditions Voix d’encre en 2024
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Depuis longtemps Marilyne arpente les rues en observant, suivant la leçon de Leonard de Vinci, les taches des murs et des trottoirs : on y voit des formes comme avec les nuages, des personnages, des paysages, qu’elle photographie. Elle avait beaucoup aimé le travail en connivence avec Ghislaine autour des livres pauvres et le recueil Son Corps d’ombre, aux éditions Zinzoline dirigées par Alain Cotten où les (...)
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Un livre publié aux éditions érès, collection Po&psy a parte
Autour des expérimentations d’un atelier d’artiste, où la lumière tient le rôle principal, il se développe tout un jeu de dimensions, de considérations et d’écrits poétiques, avec vue sur une certaine physique, réelle ou imaginaire, qui présente ses figures et ses surprises.
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FSR : Laurent, ton dernier recueil, Le souffle et la sève, vient de paraître aux éditions Musimot. On t’y accompagne, saison après saison, et l’on guette avec toi les signes du passage du temps, sondant les infimes métamorphoses, mesurant les mouvements les plus ténus. Tes poèmes sont écrits à la deuxième personne : à qui t’adresses-tu ?
LT : Le tutoiement a deux dimensions. Il permet un dédoublement, et me met en quelque sorte en dehors du tableau. Il constitue également une invitation, (…)
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L’arbre à parole
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Les terres obliques commencent où vous les attendez le moins, c’est-à-dire au coin de vous-même.
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Ainsi qu’il a été déjà dit, la qualité de la conversation fait la qualité du bonheur.
Qu’y a-t-il de plus agréable dans l’existence que des conversations sincères et détendues ? On s’y exprime et l’on confronte ses propres pensées à celles de contemporains qu’on imaginait lointains.
Mille fois, cent fois, on a l’occasion d’affiner sa pensée, de corriger ses idées, tout en sachant que (…)
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Cher Gabriel,
J’ai retrouvé avec plaisir dans Plus loin que l’atelier ton univers poétique très conscient de lui-même, l’exigence parfois altière de ton écriture qui, de rejet en enjambement, se tient et se retient avant de se laisser aller, soudain, à des constellations de métaphores qui fusent dans le ciel du poème comme des feux d’artifice ; ton écriture sans concession qui se concentre sur la matérialité de son objet comme le menuisier, le peintre ou l’ébéniste, mais avec l’ascèce (…)
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« Vraie Lumière,/ Celle qui jaillit de la Nuit ; / Et vraie Nuit,/ Celle d’où jaillit la Lumière. » (François Cheng, La vraie gloire est ici). Comme Novalis, François Cheng n’ignore pas que la Nuit est bien plus qu’une réalité physique, relative au mouvement des astres, ou constitutive de l’espace profond, selon l’orientation et l’amplitude de notre regard. La Nuit, comme l’indique la majuscule, est une puissance, une valeur, une image fondamentale et une expérience spirituelle. Comme (…)
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Marie-Hélène Prouteau nous emmène en voyage, un voyage poétique. Elle nous invite à nous joindre à elle dans ce périple littéraire, artistique, géographique, historique,… sur les pas de Paul Celan d’est en ouest. De sa Roumanie natale à Paris, en passant par plusieurs lieux dont deux mois de vacances près de Brest en 1961. Essai qui s’ancre dans un dialogue du poète avec un autre poète, Nelly Sachs. Une pérégrination entre ombres et lumières, du pire au meilleur de l’homme. Le titre de (…)
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- Jules et Jim, de Henri Pierre Roché, Poche
- Bal des hésitations, de Zahra Mroueh, Les Carnets du Dessert de Lune
- Tout commence par un bruit, de Jean-Guy Coulange, Les presses du réel
- Un corps qu’on dépeuple, de Matthieu Lorin, Exoptamie, « Échos »
- Surréalisme / Le rayon invisible, de Georges Sebbag, Jean-Michel Place
- Drames à venir, de Pierre Andreani, Backland
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A l’écoute
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F.D. Tu disais, dans « L’Autour du feu » précédent : « je me surprends à espérer [...], j’écris [...] jusqu’à ce que ce que mon poème fasse pencher la barrière ». Je me souviens d’une barrière dans un poème de Jean Follain dans « Exister », un des poèmes que je préfère entre tous, une barrière merveilleuse qui s’ouvre entre un dedans et un dehors qui s’agrandissent jusqu’à l’infini d’être restés dans la belle simplicité qu’on imagine à ce berger. Je ne sais pas s’il s’agit à proprement (…)
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FSR : Michèle, il n’échappe à personne que la musique tient une place prééminente dans tes poèmes. La Troisième main, par exemple, est un recueil intégralement dédié à l’écoute d’œuvres musicales. Dans le poème liminaire intitulé « Cicatrisation », tu écris : « Le son est guérison ». La poésie, pour toi, détient-elle une même puissance de guérison ?
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Isabelle Lévesque : Le titre que tu as donné à ton livre peut surprendre : Par la présente. La formule annonce une lettre administrative, officielle. Nous voici à priori hors du champ de la poésie. S’agissait-il d’annoncer une certaine gravité ou solennité ?
Françoise Delorme : Cette tournure administrative m’a toujours intriguée et intéressée. Je la trouve impressionnante, quasi performative. (…)
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Isabelle Lévesque : Étant donné : Comment comprendre le titre de ton nouveau recueil de poésie ? S’agit-il d’une simple préposition (ou locution prépositive) annonçant le début d’un raisonnement, débouchant sur quelle conclusion ? Ou doit-on lire, plus philosophiquement chaque mot pour lui-même ? (Le dictionnaire de philosophie nous indique d’une part que l’« étant » désigne « l’être (…)
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Isabelle Lévesque : « Tourne la clef crie le sifflet
démarrer autour s’agrandit l’œil a soif ventre soulève
C’est le LA ! »
Tels sont les premiers vers du livre. Deux vers de quatre syllabes, un verbe, des notations physiques, puis l’idée d’un accordage préliminaire avec ce « LA » en capitales. Est-ce l’annonce d’un poème épique (…)
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Bonnes maisons
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Entretien avec Philippe Agostini par Cécile Guivarch
Bonjour et merci de nous accueillir ici. La maison d’édition est née d’une rencontre fortuite entre quelques auteurs dont les textes n’avaient que peu de visibilité et l’envie de Bruno Guattari de, je le cite, « avoir le plaisir de glisser ces écrits dans la poche de sa veste ». Alors que nous ne nous connaissions pas, j’ai proposé mon aide et rejoint Bruno assez vite pour la réalisation des maquettes, puis, l’amitié venant, pour développer son projet. Mais ni Bruno, ni moi-même, ne savions sans doute que ces premiers livres déboucheraient sur le catalogue que nous avons constitué depuis. Si la nécessité première - ou tout au moins le désir de voir exister ces livres - était tout à fait spontanée, elle s’est peu à peu transformée, au contact des auteurs et des découvertes, en quelque chose de plus réfléchi, plus structuré…
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Présentation de Françoise Delorme
En mars 1994, Gherasim Luca se jette dans la Seine. Alain Berset, en 1994, crée de nouvelles éditions – en y mobilisant de belles presses et de « tonnes de caractères
en plomb », toujours visibles et utilisées pour la plupart aujourd’hui. Il les nomme « Héros-limite » en hommage affirmé à ce poète.
Celui-ci écrivait : « Plus que de me situer par rapport à une / tradition ou à une révolution / Je m’applique à dévoiler ma résonance / D’être / La poésie est
un silensophone / Le poème, un lieu d’opération ».
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Entretien avec Norman Warnberg, par Cécile Guivarch
Vous êtes à l’initiative d’une nouvelle collection à la maison d’édition de poésie Les Carnets du Dessert de Lune. Cette collection est particulière car elle propose des éditions bilingues de poésie européenne. Il s’agit de la collection Poésie Contemporaine (LUA). Pourquoi avoir souhaité cette collection et publier ces voix exclusivement européennes ? En quoi cela fait sens pour vous ?
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Entretien avec Christine Villeneuve et Elisabeth Nicol par Cécile Guivarch
Antoinette Fouque crée les éditions des femmes fin 1972, quatre ans après avoir cofondé, avec Monique Wittig et Josiane Chanel, dans la foulée de Mai 68, le Mouvement de libération des femmes au sein duquel elle propose une nouvelle pratique collective, « Psychanalyse et politique ». Soit un laboratoire de recherche questionnant la pensée dominante, pour trouver le chemin d’une pensée libérée de celle des grand maîtres et pour que les femmes adviennent comme sujets de leur histoire. Il fallait donc qu’elles « prennent le stylo après avoir pris la parole » disait-elle alors, pour lutter contre l’effacement permanent des femmes et affirmer leur force créatrice. Le projet d’Antoinette Fouque et de ses amies est d’offrir aux femmes une terre d’accueil ouverte sur le monde pour exister en tant que femmes
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Les éditions louise bottu sont apparues en 2013, leur activité commence avec la publication de quatre textes de Jean-Louis Bailly, Antoine Brea, Albin Bis et Lucien Suel. Auparavant, j’avais collaboré un temps à une maison d’édition de type associatif, « Distance ». Cette structure, dont le nom, « Distance », donné par Frédéric Schiffter, tenait à marquer l’écart entre les textes publiés et le tourbillon du réel, de l’actualité, avait vocation à remettre au goût du jour des stylistes du passé, mais des écrivains contemporains figuraient au catalogue (Frédéric Schiffter, Matthieu Terence, Roland Jaccard, Clément Rosset, Esnaola…). Puis Frédéric Schiffter suivant son chemin d’essayiste et de romancier (PUF, Flammarion, Le Cherche-midi…), moi-même m’en étant éloigné, « Distance » fut mise en sommeil.
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Bonnes feuilles
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- Christiane Veschambre, Là où je n’écris pas, éditions Isabelle Sauvage
- Anna Milani, Cantique du lac, Cheyne éditeur
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- Leaving Tulsa, Jennifer Elise Foerster, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Béatrice Machet, Æncrages & Co
- Rafales, Béatrice Machet, Lanskine
- Le Semainier, poèmes & calligraphies, Siméon Lerouge, La plume de Léonie
- Mirouault / les murs seuls nous écrivent, Serge Prioul, La plume de Léonie
- Le double été, Ariane Dreyfus, Le Castor Astral
- Flottement sur la rive / Narcisse parmi les eaux suivi de Manifeste des cailloux, David Dielen, Les Haleurs Editions
- Lucarnes, Jacques Goorma, Arfuyen
- Töölönlahti, la baie d’Helsinki, Anja Erämaja,, traduction de Marja Nykanen (finlandais), Les Carnets du dessert de lune, collection LUA
- Là où nous ne sommes pas, Guéorgui Gospodinov, traduction Marie Vrinat (bulgare), Les Carnets du dessert de lune, collection LUA
- Quatrains au goût populaire, Fernando Pessoa, traduit du portugais par Danièle Faugeras et Lorena Vita Ferreiera, érés - Po&Psy
- Paysage d’herbes folles, Santōka, poèmes traduits du japonais par Danièle Faugeras et Azusa Kurokawa, érés - Po&Psy
- Les cendres de l’envol, Chams Langaroudi, poèmes traduits du persan par Farideh RAVA, érés – Po&Psy
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- Sabine Huynh, Herbyers. Backland éditions, 2024
- Adeline Baldacchino, Le baume de Galaad. Rhubarbe, 2024
- Jean-Baptiste Pedini, Un monde à nu. Cheyne, 2024
- Marie-Anne Bruch, Haïkus de la Belle saison. Encres vives (Collection Lieu), 2024
- Romain Fustier, Les prairies riveraines. Encres vives (Collection Lieu), 2024
- Emmanuelle Le Cam, Un chant d’hiver. Les Lieux-Dits (Cahiers du Loup bleu), 2024
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- Sur mon chemin, le fleuve / Marianne Duriez, publication Décharge, Châlon sur Saône, 2024
- Rien n’est su / Sabine Garrigues, éditions Le Tripode, Paris, 2023
- Enfantines / Francesco Micieli, traduit de l’allemand par Christian Viredaz, éditions Conférence, 2024 Trocy-en- Multien
- Terminus voilà / Bruno Berchoud, éditions De Cheyne, Devesset, 2024
- Où est mon pays / André Frénaud, éditions Le temps qu’il fait, 2023
- Garder la terre en joie / Pascal Commère, éditions Tarabuste, St-Benoît du Sault, 2024
- Par des langues et des paysages / James Sacré, Apic éditions, Alger, 2024
- Le double été, Ariane Dreyfus, éditions Le Castor astral, 2024
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- Marie-Claude San Juan, Le réel est un poème métaphysique (parcours prose, photographies, poèmes), éditions Unicité
- Marie Alloy, La ligne d’ombre, poèmes et aquarelles, éditions Al Manar
- Angèle Paoli, Mont Ventoux, vues et variations, peintures de Caroline François-Rubino, Voix d’encre
- La lente obsession des choses de Sabine Zuberek, préface de Pierre Dhainaut, illustration de couverture par Caroline Wasielewski, éditions Sans escale
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Bonnes feuilles (2)
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- Un tant soit peu de lumière, Eve Lerner, Diabase octobre 2024
- La chanson à deux bouches, Domi Bergougnoux, éditions du Cygne
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- Cécile GUIVARCH : Si elles s’envolent (Au Salvart éd., 2024)
- Jeanine SALESSE : As-tu rejoint l’ île ? (Petra éd., 2024)
- Jean-Louis RAMBOUR : La bonne volonté de vivre / Y trouver la fièvre (L’herbe qui tremble éd., 2024),
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- Quand la main se fait crabe, Alain Freixe (textes et poèmes) Jean-Marc Scanreigh (peintures) éditions Esdée
- Jean-Pierre Gallais L’assembleur édition Esdée (collection esdée – manie)
- Abdul Ghafour Al Khatib, Ce que dit le poème, éditions Des Sources et des Livres
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- Jean-Pierre Siméon – Avenirs suivi de Le peintre au coquelicot - Gallimard - 2024
- Laetitia Gaudefroy Colombot – Lance et La musique du vent – Editions des Lisières - 2019 et 2024
- André Frénaud – Où est mon pays ? - Le temps qu’il fait, 2023
- Les aurores de Françoise Serandour
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- Colette Klein, Après la fin du monde, nuages (Requiem), éd. Henry
- Sandrine Lascaux, La nuit que la nuit éclaire, éd. Sans escale
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Mille-Feuilles
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Boucan. Le mot claque, résonne, se répète comme un cri primal, une déflagration sonore. Dès le titre, il s’impose avec une intensité fulgurante.
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Annie Dana, « Tremblement des jours », Rougier V. éd., Ficelle & Plis Urgents 160è, Mars 2025
Passeur éphémère de l’éphémère, le poète à la sensibilité tremblante mais lucide ne laisse rien
passer de ce qu’il y a de pire dans sa vie et dans la vie (...)
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Bernard Grasset, Et le vent sur la terre des hommes, Voyage III (2009-2018), éditions La Rumeur libre / Henry, La Main aux Poètes, 48 p., 10 €
Dans son dernier recueil, Et le vent sur la terre des hommes, aux Éditions Henry, Bernard Grasset nous offre des images, des impressions tirées de ses songes, quelques paysages, quelques visages épargnés par le vent et ramassés au cours de longues marches (...)
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- Rafales, Béatrice Machet, éditions Lanskine, 92 pages, avril 2024
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- Sabine Huynh, Herbyers, Backland, 2024
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Terre à ciel a reçu
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Livres tout frais, reçus...
30 ans de maison - L’anthologie des Carnets du Dessert de Lune
Dansent bols et seaux, Sylvie Durbec & Clara Regy, Illustrations de Gwen Guégan, le chat polaire
Ourlets 1 & 2, Clara Regy, éditions Lanskine
Je dis mon fils, Cécile Guivarch, éditions Abrapalabra
La grâce des faux pas, Sabine Dewulf, Les éditions Sans Escale
Ciel au corps, Sabine et Marie Dewulf, L’Atelier des Noyers
Une histoire passera ici, Ariane Dreyfus, Le Castor Astral
Lettre d’amour écrite dans un immeuble en feu, Anne Sexton, traduction de l’anglais par Sabine Huynh, éditions des femmes / Antoinette Fouque
Le chant du vent et de la lune, Li Qingzhao, Po&Psy
Une rose rouge dans le désert, Chen Hsiu-chen, Po&Psy
Les murs sont en marche, Werner Lutz, Po&Psy
le ciel sur ton visage, Franck Doyen / Catherine Renaud-Barret, Faï fioc
La conversation amoureuse, Hervé Martin, Editions Petra
Père, ne vois-tu pas, Jacqueline Persini, la tête à l’envers
Si la simplicité nous a quitté ?, (Dix-sept poèmes, à cause de plusieurs linogravures de Rapahël Segura, James Sacré, Potentille
Je la suis devenue, Camille Loivier, éditions Lanskine
Calligraphie du silence, Pierre Warrant, Abrapalabra
Ne pas fermer les yeux, Jean-Pierre Chambon, Al Manar
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