Est un arbre de cristal, (je) l’ai vu, Bruno Normand, Oct Nov 2015
mercredi 6 avril 2016, par Cécile Guivarch
ce 21 octobre
[…]
conversation avec Esther / [...] Nous a besoin de nous, dis-je / (le dernier SMS de Félicia me traverse alors, il disait sa peine aussi, la mélancolie suite à la disparition de Leny Escud […] un semestre à la con, ça chie la mort / dis-je encore et pour ne pas rester sur un ressenti négatif, nous échangeons encore un peu / [...] en ce moment, elle prévoit son déménagement, elle est dans les cartons, dans une grosse enveloppe, elle a retrouvé toutes mes lettres, dit les avoir rel[...]aintenant il est question que nous reprenions notre correspondance, lui fait part de la lecture du moment / Une vie surréaliste / Joyce Mansour, complice d’André Breton
[...]je découvre l’excellent travail de Marie Francine Mansour, belle-fille de la poétesse, qui raconte un peu plus que l’écriture, la vie de Joyce Mansour, l’atmosphère d’une époque, la nature de Mansour. Tu m’écris la suite ? tu m’écriras d’accord demande - t’elle / - mieux, si j’ai un moment, je vais souligner l’existence de ce bouquin par une petite note [...]
D’elle jusqu’a présent, je ne connaissais que peu de choses, cela remonte [...] ce qu’en livrait Jacques Josse dans sa revue Foldaan, pour ma part elle ne m’emmenait nulle part. Depuis j’avais oui, bien dû tenter à une ou deux reprises de la relire mais toujours avec autant de difficultés à goûter ses phrases là où d’aucuns semblaient y réussir [...] jusqu’à ce livre aimant qui l’éclaire / Joyce Mansour a le don de la beauté [...] Femme du monde, mère accomplie [...] son œuvre, essentiellement biographique, montre un théâtre de la cruauté, une attraction pour la laideur et la douleur. Sous sa plume, la pulsion de mort se métamorphose en geste créateur et encore son impudeur séduit [...] En elle j’entrevois une nature, une nuit distribuée aux jours / elle(s’)offre une résonance onirique à sa vie, aux événements qui pleuvent, qui grondent, comme aux plus anodins, elle rêve tout haut, s’écrit une mémoire : d’une escapade lorsqu’elle n’était qu’une enfant au Mexique, son amoureux grave leurs deux noms sur la pierre, puis ouvre sa braguette et pisse dessus, elle écrira plus tard dans le poème / La calcédoine d’Islande
« [...]Pierre grava mon nom sur le ciel du désert
Sur ma paupière
Il urina dessus... »
En 1944, Joyce Mansour en pleine adolescence perd sa mère, elle est inconsolable. Elle se console avec un premier mari, Henri Naggar qui, lui aussi disparait subitement emporté par la maladie 6 mois après leur mariage. Très vite, elle conjure, elle rencontre et se marie avec Samir Mansour qui lui donne son nom, des poèmes / Cris / [...] j’ai croqué tes yeux / Pour goûter ta vue / j’ai bu ton sang / Pour connaitre ton désir / Et de ton corps frissonnant /J’ai fait mon aliment [...] Toute ma beauté noyée dans tes yeux sur ces mêmes poèmes Jean-Louis Bédouin dans un article de la revue Médium (mai 1954) commentera :
« une femme rappelle ainsi que l’amour est une expérience tragique, vitale comme la faim »
puis
ce sera l’exil, elle devra quitter Le Caire, elle n’oubliera pas / [...] les pelouses éclataient de rire sous mes pieds [...] l’horizon brûlant et impie [...]
ce sera L’Europe, la France pour « l’étrange demoiselle » chère à Breton, qu’elle accompagne, qu’elle écoute, qu’elle entend. Lui, qui à l’époque parcourt les ruisseaux, le long du Lot (St-Cirq-Lapopie) TROUVANT DES AGATES NOIRES VEINEES DE BLANC évoquant de mystérieux échanges et s’essayant à « La langue des pierres ». Des lignes comme toutes sorties (serties) de l’imaginaire de demoiselle Mansour. Une amitié complice, une Joyce devenue / médium peut-être aussi avec les autres / une écriture au couteau, avec de la matière, elle tente de traduire par aplats de mots, de phrases, l’énergie d’un corps qu’elle souhaite partager, le sien, sans doute elle cède aux images qui portent lyre, elle s’étale et s’enroule, se crosse, s’enfougère, elle est vivante. De nombreux témoignages veinent ce travail d’universitaire. Femme / orchidée, on le voit, muse pour certains, confidente pour d’autres, Jean-Jacques Lebel, Henri Michaux, Matta, Alechinsky, André-Pierre de Mandiargues, elle provoque, reçoit, tient salon dans son appartement de l’avenue du Maréchal-Maunoury.
S’offre fleur, mots, nuit dans le jour, elle offre à ses débordements, ses crues, un lit suffisamment ouvert et généreux pour les contenir tous, Elle possède ce luxe de tenir le mors du fleuve qu’elle monte, qui l’habite / et si elle pose, appuie, presse un peu trop fort parfois son loup sur ses phrases, sur la vie, la mort en elle, en nous / c’est selon les moments pour en masquer ou pour en imprimer le vertige en de furtives révélations.
Parlons d’elle, au présent, ses lignes amoureuses le permettent, lui offre cela, de continuer d’exister absente. Ce livre la déborde, la prolonge.
Une vie surréaliste / Joyce Mansour, complice d’André Breton par Marie-Francine Mansour / Eds France-Empire / Paris. 2014
__
ce 1er novembre, à nouveau Esther au téléphone / […]iens d’écrire quelque chose […] / ne sais pas d’où
cela vient, c’est étrange / Elle dit : vas-y !
[...] /
crimes et fleurs
jonchent les jours
des crimes
les hommes (en) sont capables
de ça / de tout
mains pour
tuer ! ou
___ pour
aimer /
écrire
bouche, souffle
___ pour
traduire Cela, en marche
ce qu’il y a de lumière en bouche, en mains, en souffle / mains pour cela
___ ___ ___ devenir
et la source et la fleur
par le regard Cela
mots à la place des crimes
fleurs à la place des fleurs, des
___ ___ corps comme ils sont là
restitués au(x) chemin(s), au(x)
voie(s), aux rivages, corps comme
ils sont
où
en attendant
qu’ils / qu’elles
(s’)aiment /les Hommes avec Rien, avec ça, avec la nudité
___
ce 7 novembre,
au courrier le rose numéro de la revue nantaise Sarrazine, le /
___ ___ ___ ___ déjà quelques unes, quelques uns l’ont entendu
cela
plaçant leurs sens à l’écoute d’un autre corps
pour y entendre
le ressac le sang le souffle
ce qu’il y a de vie dans un corps / de singulier également et ce dernier numéro de Sarrazine en témoigne encore :
les quelques exemples d’un voyage, d’une traversée au pays des Mille et une fois, d’il était / une fois donc, puisque c’est le thème choisi pour ce numéro 15 :
Sereine Berlottier, poignant témoignage : notre première sortie face à la clinique / c’est au mois de mai, il fait beau […] on / souriait visage dans / (les arbres aussi) – j’ouvre / des savoirs parallèles // tout pardonné / à contretemps […]
Ecrire, continuer même sans l’autre à converser, plutôt à se verser dans
Quoi /
page 15 : regrette de n’avoir pas acheté ce beau dessus de lit rouge […] quel bordel tes dossiers quand même tu aurais pu faire un effort / et cela jusqu’à ce que l’autre devienne / et soi devenons / […] petite chèvre sauvage parmi les chardons
Il était une fois : Alexandra Kalvani. Si le rien la tente, il attendra qu’elle se vive / Demoiselle ou Princesse.
Il était une fois / Des solitudes. Il était une fois Mohammed Habibi, un baiser qui les contiendrait tous /
Toutes les fois où / la vacuité, nous a invité – Il était une fois Louise Marois, l’apprivoisement…. Il était une fois Anca Vasiliu, avouer n’avoir pas tout compris, mais cette lettre laisse dans son sillage un parfum d’antiques venues, offre un socle à : Il était une fois Olivier Appert, cet entretien mériterait une lecture plus attentive. Là à chaud, je n’ai pas été touché, embarqué. Probablement trop de mental et d’explications. Par contre du même auteur, beaucoup aimé ces lignes /
page 119, « dans la fente de la valleuse – au volant d’une Triumph TR5( modèle rouge Tiffozzi de 1969 / 2498 cm3 150 HD & overdrive » / je la connais bien cette Triumph, ses 14 chevaux au ralenti, sa caisse flottant sur le châssis à la moindre accélération, le ciel qui s’entrouvre, qui t’invite à le rejoindre vite ! vite ! à rouler de plus en plus vite, vite […] prendre le risque ne point avoir le temps de dire merci […], et dans le même temps, gorgé de prana, de ciel, le cibler le, cela / tout à l’ heure, j’ai à étreindre vulve, à étreindre corps, / également page 120 « assis en arrière de l’Ange B --- ses ailes enserrant mes cuisses / j’inspecte d’une main gantée de rose sa chevelure mousseuse / et encore [...] route de la mer à Longueil par Ouville–la Rivière […] – la géographie ça sert à faire l’amour / » l’homme écrit derrière un paravent, l’homme Appert se transforme / le temps de l’autre, d’une autre / change de sexe on dirait […]
Il était une fois Paul de Brancion questionnant Florence Trocmé / P de B « c’est une vue assez fréquente que de parler de la poésie comme d’une « insurrection » / […] F.T. : […] je crois que la poésie a une immense vertu […] Elle rend très sensible à la langue en général, celle des livres bien sûr […] comme on le dit pour la musique, elle forme l’oreille. Or la langue on le sait bien, est un des plus puissants instruments de manipulation des esprits. Un esprit qui par la fréquentation de la littérature et singulièrement de la poésie, devient plus à même de détecter ces manipulations et peut même les déjouer.
Il était une fois / un cœur Kouam Tawa, une présence (vient de paraitre, Elles, éditions Lanskine) et d’autres dont Zéno Bianu / […] et tu sens soudain que rien / ne se gaspille dans l’univers – […] avec une innocence héroïque / l’autoportrait d’un souffle / il était une fois Derek Munn, ce texte « souris / sans doute celui qui me touche le plus. Sa nécessaire présence.
Avec ce numéro 15, à nouveau une transversalité rare / Sarrazine reste fidèle à ses engagements en offrant un perchoir, à nos corps de passage, à nos ailes un peu trempées…par le gros temps.
Revue Sarrazine, numéro 15 / A .I.C.L .A / 12, rue de l’Héronnière, 44000 Nantes
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le / […] heureusement la lumière est souvent présente ici sur l’estuaire / petit à petit, elle devient ma chair et est aussi désormais l’abri de quelques corps amis, disparus cette année encore, c’est ainsi
ce 8 novembre, la lettre commencée
[…] ce sont dans le chant des oiseaux
de petits coups de ciseaux
sur le mur, des guêpes autour de la fenêtre
entre les pierres […]
l’une des branches du laurier
atteint presque le soleil
le café, je le bois par petites gorgées
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c’était ces derniers jours à Netraig / encore en cette saison, certaines fois nous pouvons manger dehors, tournés vers le sud. Heureusement ces escapades possibles et le plus souvent improvisées. Depuis quelques temps, j’y amène du bois et […] déjà de grands feux en écoutant c’est selon / Mozart et rien, soit Marcello et rien, soit Porpora […]
__
ce 10 novembre, à 17h27 / la lettre en cours
[…] aucun Banquet
qu’un couchant à venir
et de plus en plus / faibles
désirs (je)
me suis promis à la lumière
et la lumière semble bien (m’)
avoir entendu
et les bleus-verts chantés
les tiges […] les plantes de bord de mer, celles qui
bordent les océans / Comme si
elles / ils étaient /
___ ___ le vide avant le vide
puis
ces phrases venues d’où,
__
Ce 11 novembre,
le / […]
avec le corps
Explosons (je) avant que le fleuve nous
pousse. Devenons
et les haies et l’absence de haies
et les rives et le toit, les toits
des chevaux […] / et de l’herbe mouillée
Devenons, ce qui n’est plus et ce qui Est
/ gorge, torse, ouvert(e)s aux
hameaux rencontrés, aux villages traversés
Acceptons le, Cela pareil aux chemins
à la boue dieu cela
___ ___ ___ Eclairant quoi et quoi, le
saignement, les saignements des corps d’un
seul Corps en marche vers /
Emplit nous déborde de ton lit
Deviens et les haies et l’absence de haies
et les rives et le toit, les toits
des chairs aimées / des écorces touchées
des crins caressés. Unis les seins et
les lieux dans un brasier là. Offre
___ ___ ___ nous
(leur) à deviner le Corps où
dans le simple fait d’être là
__
ce 12 novembre,
le / […]
chemin par chemin, rivage par rivage, amour
par amour,
accorder l’imaginaire (d’un) dans
___ ___ ___ un corps
au(x) relief(s) d’une vie
lui offrir cela d’être
___ ___ et les abois, et les aboiements
tous les cela / vécus et
superposés et
schistes maintenant et mémoire (s) et sang(s)
maintenant /
et troublant
se mélangeant jusqu’au quartz
___ ___ ___ jusqu’à atteindre le son quartz
en marchant, en marchant en corps et
/ en corps
__
/ […]
maintenant c’est le soir, mon dernier rendez-vous était sur La Baule l’invitation répétée de Jean-Louis, cette soirée, cette projection en avant-première, j’arrive tard, n’ai pas encore mangé se garer puis courir, se rendre 2 bis, avenue Albert de Mun / Salle René-Guy Cadou […] j’arrive dans les derniers et trouve une place dans les derniers rangs, suis assis juste derrière le jardinier, Yves Gillen / […] sur l’écran, Devant l’Apparue (2004) 8min / suivi de Princesse Bambino (2014) 14 min /
« Sur un chaland de Brière arrive un homme-cheval : il passe dans un jardin croisant une femme sur la berge puis une autre qui l’approche et l’aide à passer dans un autre monde. Lazare puisque c’est son nom dans ce monde, rencontre Falaise « la » femme qui le révélera, la musique aidant. Puis il se métamorphose et ôte son masque ».
Et dans la même veine Guillemette et le Picatrix (2015) 28 min / […]
parfois de bons plans, de belles scènes, une économie de moyens, Sylvestre de Monteiro me revient (je) retrouve des images, un climat, bizarrement cette sensation indéfinissable d’être entré physiquement dans un conte / le mot FIN
[…] je m’éclipse discrètement en même temps que le jardinier Gillen, probablement que nous sommes tous les deux de la rac[..]
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ce 13 novembre, fin d’après-midi
dit au téléphone, c’est parfois inexplicable / […]j’
invente, j’invite […] entre
les interstices que m’offre un emploi du temps parfois chargé / (j’)
écris, par jets / souvent
ainsi ces derniers temps ce qui a été empêché, retenu se découvre, surgit […]
le /
[…] feu
aussi dans la Rose, et tour
et château et pillage de nuit, des hordes
[…] des hommes sa[…]
dans la (les) mémoire(s) des roses / […] sangs répandus
hurlements, cris
devenus des roses, devenus des roses
devenus des roses, devenus des roses
puis cela / quelques heures plus tard
sur les chaines d’info, on n’entend que cela, c’est le choc […] sur les chaines d’info, on n’entend que cela, c’est le choc […]
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ce 14 novembre,
sur les chaines d’info, on n’entend que cela, c’est le choc […]
c’est fou / tous ces jours (je) ne me sentais pas bien en écrivant […] t’en rappelle le contenu, […] Esther entend, écoute […] sangs répandus / hurlements, cris / devenus des roses, devenus des […]
aussi voir toutes ces roses aujourd’hui
c’est pour le moins troublant de relire après coup ce brouillon, ces lignes jetées sur le recto d’une enveloppe / après ce qui s’est passé cette nuit, ces multiples attaques, ces morts […] nous sommes reliés plus qu’on ne se l’imagine, il faut croire
[…] on nous reproche Quoi au juste, notre manière d’être
nous disons maintenant : des êtres souffrent, sont humiliés, sont niés et ils n’en peuvent plus de souffrir, d’être humiliés, d’être niés, il va bien falloir qu’on l’avale le morceau, qu’on le comprenne cela, la violence ne vient pas de rien, mais quelle réponse pourront nous y app […]
/ […]
ai un très beau livre sous les yeux, face à l’horreur, il pourrait paraître déplacé et il l’est sans doute, l’Art, l’invisible s’offre balancier, n’en doutons pas, offrons lui cette place, acceptons le. […]
Philip Guston, j’apprends là son existence, le mérite en revient à ce livre / Icones Américaines /
ce même 14 novembre / (je) lis
Rachel Jans / […] En 1935, Guston s’établit à New-York sur les encouragements de son grand ami depuis les années de lycée, Jackson Pollock […] en 1947-1948 […] Guston crée sa première peinture totalement abstraite The Tormentors […] en 1970, Guston opère une transition spectaculaire en abandonnant l’abstraction lyrique […] il se tourne vers la narration […] il peuple ses toiles de membres du Ku Klux Klan encapuchonnés, […] les membres du KKK explique Gaston « me hantent depuis ma jeunesse à Los Angeles » […] ces tableaux […] les mains et les têtes coupés, les corps allongés face contre terre en travers de la toile font écho aux luttes personnelles de Guston […] mais aussi à la violence du monde extérieur […]
/ guerre du Vietnam […] émeutes, manifestations étudiantes / […] il explique : « je me sentais schizophrène […]. Quelle sorte d’homme suis-je / assis chez moi, à lire des magazines, me mettant en fureur à propos de tout, frustré puis allant dans mon atelier pour ajuster un rouge par rapport à un bleu » / / les autres protagonistes, outre Philip Guston, ce sont treize autres artistes célébrés dans ce catalogue, les noms les moins familiers ne sont pas les moins intéressants : Agnès Martin, Sol Lewitt, Richard Diebenkorn, Brice Marden / celles et ceux qui auraient raté en 2015 les expos de Paris et d’Aix en Provence peuvent ici se
rattraper […]
après ce qui s’est passé, tant d’incompréhension de part et d’autre, plus que jamais nous devrions nous applaudir, sans doute n’avons-nous pas suffisamment encore réussi à nous voir, nous aimer comme un seul peuple, une seule humanité, certains y travaillent. L’art, la poésie participent à leur manière à ce processus en marche
aussi, comment ne pas accorder aux lignes d’Aliocha Wald Lasowski dans Penseur des Archipels, la place qui leur reviennent :« […] pour Glissant, le tremblement imprévisible du Tout-monde passe aujourd’hui par […] la mise en relation des imaginaires » / et également « comment accueillir ce que Glissant appelle l’insondable et l’imprévisible des peuples, ou encore « l’emmêlement » la saoulerie de n’avoir plus à exclure, oui enfin ce vertige là »
Nous en sommes encore très loin et d’aucuns voudraient nous arrêter en chemin
[…]
pour comprendre le XXIème siècle où le monde des échanges globalisés est aussi celui des assignations identitaires, où la planète dominée par le système marchand se perd dans des replis idéologiques. Glissant a une explication « c’est l’inaptitude à vivre le contact et l’échange qui crée le mur identitaire […] »
[…]13 h 15 / tu as réussi ? / oui, j’avais apporté du graphite, un crayon de bois et du papier de verre, j’ai frotté la clé avec, cela a fonctionné immédiatement, en quelques secondes […] et l’autre blaireau samedi qui a pris 150 euros pour rien, le pire c’est qu’elle le défendait l’escroc