« Par-delà ce tumulte/ qu’est vivre, aimer et mourir/ le ciel soudain s’éclaircit/ balayé par un grand vent blanc » (Un monde ouvert : anthologie personnelle). La récente disparition de Kenneth White trouve un parfait blason dans ce court poème. Si vivre, aimer et mourir sont placés sous le signe d’une fureur de tempête, il suffit d‘un vent blanc pour que s’ouvre l’horizon d’une autre dimension, vent de pureté, de retour élémentaire à la tonalité fondamentale du monde. Loin des mille choses (…)

Territoires de la blancheur : Kenneth White en absolu, par Marc-Henri Arfeux 