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Linda Gray Sexton, écrivain et fille de la poète Anne Sexton

samedi 2 juillet 2016, par Sabine Huynh

AUX PIEDS DE MA MÈRE (par Anne Sexton, article traduit de l’anglais américain par Sabine Huynh)

L’article suivant, de Linda Gray Sexton, sur sa venue à l’écriture en compagnie de sa mère, la grande poète américaine Anne Sexton, est disponible en anglais sur son site.

Je suis née dans une maison aux étagères débordant de livres. Quand j’étais petite, ma mère, la poète Anne Sexton, me faisait souvent la lecture, et le premier livre dont je garderai un souvenir marquant a été le volume bleu et tout corné des Contes de Grimm, rempli d’horreurs macabres.

Elle m’a fait découvrir la bibliothèque municipale alors que j’entrais dans l’adolescence. J’y ai passé des heures inombrables parmi les romans et les biographies de femmes célèbres. Je ne suis pas sûre d’avoir été déjà consciente à cette époque-là de la célébrité croissante de ma propre mère, ou si je l’étais, c’était inconsciemment. À la librairie, elle m’a assuré qu’il y aurait toujours de l’argent pour acheter des livres, même si on devait se serrer la ceinture, et elle m’achetait tous ceux que je lui demandais. Lorsque j’ai eu treize ans, elle a remporté le Prix Pulitzer, devenant enfin une icône de ce qui allait être appelé la « poésie confessionnelle », et ses poèmes candides parlant d’amour et de perte, de maladie mentale, de suicide et de ses vérités intimes sont tombés entre les mains de milliers de personnes qui s’y sont identifiées.

À partir de l’âge de onze ans, j’ai été invitée à la rejoindre dans son bureau, où elle écrivait, et où notre dalmatien montait la garde à ses pieds. Elle m’y demandait régulièrement mon avis sur ses poèmes, elle avait beaucoup de respect pour mon opinion, et après un certain temps, elle m’a même gentiment baptisée sa « meilleure critique ». Nous avons travaillé ensemble sur son livre Transformations, basé sur les contes et légendes de ma jeunesse et les réinterprétant. C’est moi qui choisissais les histoires à partir desquelles elle écrirait, ensuite je l’aidais à les reprendre.

Ensuite je me suis mise à écrire des poèmes et des nouvelles, sur lesquels elle partageait son avis avec moi. Recroquevillée dans le vieux canapé vert de son bureau, alors qu’elle était installée dans son fauteuil, ses pieds reposant sur une étagère, je l’écoutais attentivement. Elle me livrait, tout en douceur, des critiques sévères. Elle m’a habituée à écrire un nombre incalculable de brouillons et à les réviser sans relâche, tout comme elle le faisait. Cette étape du travail me plaisait beaucoup. Jusqu’à ce jour, je ré-écris sans pitié, que ce soit mes textes de fiction ou mes mémoires. C’est toujours la première version qui est la plus difficile à écrire, puisqu’elle m’a appris que pour que « ça marche », il faut taper dans l’inconscient, et il m’est parfois difficile d’y accéder d’emblée, même si ces profondeurs sont devenues des ingrédients particuliers de mes fictions et de mes mémoires. J’ai découvert qu’être écrivain était difficile, et personne ne semblait prêt à publier mes poèmes ou mes nouvelles, mais j’ai persévéré, tellement j’étais déterminée à trouver ma propre voix.

Lorsque j’ai enfin trouvé ma voix, et que mes propres livres ont commencé à être publiés (le premier était un récit au sujet des choix que les femmes de ma génération devaient faire, dans les années soixante-dix, entre la famille et leurs aspirations personnelles, puis j’ai publié quatre romans et trois mémoires), j’ai réalisé qu’un des conseils qu’elle m’avait prodigués s’avérait être inestimable. Ma mère n’avait de cesse de me répéter : « Linda, raconte vrai. Raconte toute la vérité ». Et lorsque je me suis aventurée dans l’écriture de mes mémoires, ces mots étaient un pilier sur lequel je m’appuyais pour confronter en prose des sujets qu’elle avait confronté en poésie. Mes trois dalmatiens à mes pieds étaient aussi d’un grand soutien. Tout comme ma mère, j’écrivais également sur des secrets de famille, ma maladie mentale, et sur le processus qui m’a menée à lui pardonner son suicide. Il s’agissait de pas dans lesquels je ne pouvais m’empêcher de placer les miens.

Finalement, je suis très reconnaissante à ma mère de m’avoir lancée sur le chemin de l’écriture de romans et de mémoires. Toutefois, elle me répétait sans cesse : « Ne deviens jamais écrivain, Linda, parce que je serai toujours collée à tes basques comme un vieux fantôme gris ». Cela dit, elle me répétait aussi : « Vis ta vie pleinement, vas jusqu’au bout ! Sois la femme que tu es ! ». En fait, je n’avais pas vraiment d’autre choix que de suivre ce conseil. En dépit des difficultés que m’ont posées le fait que souvent les gens ne me voient que comme la fille d’Anne Sexton et non comme une auteure à part entière, et ce malgré ma réussite, j’ai appris à paver ma propre route vers la paix intérieure et à embrasser ce « fantôme gris » qu’elle est inévitabelemnt devenue. Je bénis les jours que j’ai passés à ses pieds.

Linda Gray Sexton



JE ME VOIS COMME ÉTANT « NÉE POUR ÉCRIRE », EN TANT QUE FILLE D’ANNE SEXTON (entretien avec Anne Sexton, traduit de l’anglais américain par Sabine Huynh)

L’entretien suivant avec l’écrivain Linda Gray Sexton a été mené par Cynthia T. Luna et publié sur son blog le 18/06/2016, sous le titre « Linda Gray Sexton : Writing never felt like a hobby or an assignment (e-interview) ». Les photos sont extraites du site de Linda Gray Sexton, avec sa permission.

Nom ? Âge ? Site ?
Linda Gray Sexton, 63 ans en juillet (oh non !), http://lindagraysexton.com/

Où vivez-vous actuellement ? De quelle ville venez-vous ?

Je vis en Californie, à Redwood City, perchée sur la montagne, juste au sud de San Francisco, sur la péninsule. J’ai grandi sur la côte Est, dans la banlieue de Boston.

Certains diront que vous êtes « née pour écrire », mais vous souvenez-vous de la fois où vous avez su avec certitude que l’écriture allait représenter beaucoup plus qu’un passe-temps, ou un devoir ?
Je me vois comme étant « née pour écrire », en tant que fille de la poète Anne Sexton. J’ai appris mon art « aux pieds de ma mère », en passant des après-midi entières dans son bureau à lui montrer mes premiers poèmes et nouvelles, à partir de la sixième. Avant même que je n’entre au lycée, elle me montrait déjà son propre travail et me demandait mon opinion, qu’elle prenait vraiment au sérieux. Elle me flattait en m’appelant sa « meilleure critique » (je ne suis pas sûre de l’avoir été), car j’étais franche (enfin j’espère) et perspicace en lui disant tout ce qui me semblait pouvoir – et ne pas pouvoir – marcher auprès des lecteurs ordinaires, dans un monde où la poésie était perçue par beaucoup comme un mystère ésotérique.
En fait, je n’ai jamais vécu l’écriture comme étant un « passe-temps ou un devoir ». Cela m’est toujours venu naturellement, du cœur, si ce n’était pas d’aptitudes particulières au départ. À l’université, j’ai suivi des cours de poésie et j’écrivais mes essais avec beaucoup de plaisir, et j’ai passé mes examens et eu mes diplômes avec distinction, en langue et littérature anglaise et américaine. Je pensais alors que je travaillerais dans une maison d’édition, étant donné que commenter le travail de ma mère m’était venu tellement naturellement, mais au lieu de cela j’ai enclenché ma carrière d’écrivain, au lieu de compiler un volume de la correspondance de ma mère après son suicide. Elle est morte peu de temps après que j’aie complété mes études à Harvard à l’âge de vingt-et-un ans. Je suis aussi son exécutrice littéraire, tâche qui au début m’était pénible, mais avec le temps elle a plus à voir avec la satisfaction et la fierté de représenter son travail et d’en assurer la pérennité. Au moment où j’ai fini de boucler Anne Sexton : A Self-Portrait in Letters, j’étais déjà bien engagée dans la publication de mes propres livres et je ne voulais plus rien faire d’autre que de créer avec des mots. Je suis écrivain (dans trois genres différents) depuis l’année 1975.

Y avait-il un autre métier auquel vous aspiriez, en plus de l’écriture ? Et voyez-vous des aspects de cette « vie-là » dans votre vie actuelle, à moins qu’ils ne jouent un rôle dans votre écriture ?

En fait, quand j’étais lycéenne, je rêvais de devenir psychiatre. Aujourd’hui je vois ce désir comme celui de m’occuper de ma mère, qui souffrait de troubles mentaux graves, et je suis contente de ne pas avoir suivi cette voie. Cela dit, un psychiatre sonde l’esprit, les rêves, les désirs, les pensées, bref, la vie émotionnelle de ses patients, et j’aime à penser que j’offre à mes lecteurs des aspects similaires de ma propre vie émotionnelle, par le biais de mon écriture, qui à son tour leur donne peut-être la possibilité de s’identifier avec moi et avec ma situation, puis d’examiner leur propre vie. La plupart de mon « courrier de fans » (comme ma mère appelait le sien) porte sur comment un lecteur se sent au diapason avec moi et avec ce que j’ai partagé avec franchise au sujet de ma propre vie, que ce soit à travers mes trois mémoires, mes quatre romans, ou même mes billets de blog, qui ne sont pas tout à fait des billets, mais plutôt des réflexions bimensuelles sur les idées que j’ai sur tout un tas de choses auxquelles nous devons faire face quand nous zigzaguons sur nos chemins de vie. Par conséquent, un aspect émotionnel et introspectif transparaît dans mes écrits. Je n’ai jamais été médecin, n’ai jamais traité de patients, mais je montre, de façon personnelle, comment on peut être aux prises avec un problème et le maîtriser, et j’espère que chaque lecteur trouvera son compte, et un peu de paix aussi, dans ce que j’offre.


Pouvez-vous nous dire quelques mots au sujet de votre livre, Bespotted ?

Il s’agit du troisième livre de ce que je considère comme un mémoire en trois tomes, qui a été précédé de Searching for Mercy Street : My Journey Back To My Mother, et de Half In Love : Surviving The Legacy of Suicide. Les deux premiers sont plus sombres et abordent la douleur de la perte, ainsi que le suicide et le pardon, et comment surmonter des épreuves très difficiles avec détermination. Ils se terminent tous les deux sur des notes optimistes. Le dernier, Bespotted : My Family’s Love Affair With Thirty-Eight Dalmatians, parle du plaisir que les membres de ma famille ont toujours éprouvé en compagnie de nos chiens, qui s’avèrent être des dalmatiens, et du fait que ceux-ci nous ont rassurés durant les moments difficiles de notre vie. L’histoire a commencé pendant mon enfance : ma mère avait fait de ses dalmatiens des chiens « thérapeutiques », ils lui apportaient beaucoup de réconfort. Et lorsque je suis devenue adulte, aussitôt que j’ai pu avoir un terrain clôturé, j’y ai fait courir des dalmatiens. Plus tard, alors que je traversais une grave dépression, j’ai aussi fait de l’un de mes chiens, le plus cher à mon cœur, un chien thérapeutique. C’est son amour qui m’a hissée hors du goufre des troubles bipolaires.
Bespotted est un livre optimiste, qui dévoile les aspects les plus heureux de mon enfance et de ma vie à l’âge adulte, et la relation incroyable que j’ai nouée avec ces miracles blancs tachés de noir, une relation que les amoureux des chiens connaissent avec leurs propres animaux. Il s’agit véritablement d’un « livre canin » qui est littéraire, et qui parle de dalmatiens.



Les lecteurs de ce blog sont aussi très intéressés par votre façon d’écrire. Il me semble que votre écriture est fortement thérapeutique. Êtes-vous d’accord sur ce point ? Comment écrivez-vous ? De façon libre, spontanée, ou bien méthodique, organisée ? Est-ce que vous êtes de ceux qui se lèvent le matin en connaissant déjà le sujet du livre qu’ils vont écrire ce jour-là ?

J’ai déjà un peu abordé le caractère introspectif de mes livres, introspectif à la fois pour moi et pour les autres. Cependant, je ne crois pas qu’ils aient un pouvoir cathartique sur moi. Je pense qu’écrire sur des sujets sensibles demande à la fois un certain savoir et beaucoup de détermination. Si vous vous contentez de déballer des choses sur la page dans le seul objectif de vous en débarrasser, vous feriez mieux de tenir un journal intime. Personnellement, j’ai besoin que la catharsis se soit produite bien en amont de l’écriture. Autrement, je ne sais pas ce que je veux dire, ou ce que j’ai tiré de mon vécu, ou ce que je peux offrir aux lecteurs.
J’ai tendance à écrire par association d’idées, en me laissant guider par les mots, et donc par mon inconscient. Je mets en veille la correctrice implacable qui est en moi durant l’écriture du premier jet (que je ne ferais jamais lire à personne), étape pendant laquelle je tente de contenir la cascade de mots, puis j’y retourne et je remanie. Si je me laissais envahir par les doutes, je n’écrirais jamais rien. Je remanie inlassablement.
Avant de commencer, oui, je tente de cerner le « sujet du livre », même s’il m’arrive d’être surprise et de m’écarter de ce que j’avais en tête, ou prédit, ou même plannifié. Et je ne révèle à personne ce « sujet » (sauf parfois à mon mari), de peur que ça ne me porte pas chance (oui, je suis très superstitieuse !). J’ai écrit un billet entier sur le fait qu’on pouvait « tuer un roman d’une seule pierre » (Killing A Novel Stone Dead), qui a plu à beaucoup de monde. Vous pouvez vous abonner à mes billets sur mon site, une fois par mois des abonnés tirés au sort se voient offrir l’un de mes livres (ce n’est pas que je tienne absolument à vendre mon blog, mais bon, de nos jours tout le monde sait que si les écrivains ne prennent pas en main leur promotion, personne ne le fera à leur place !).

Pouvez-vous nous décrire une journée typique ? Quand vous n’écrivez pas, vous semblez généreuse avec votre temps, vous apportez même de l’aide éditoriale à des écrivains en herbe, qui peuvent réserver des séances de travail privées avec vous. Quel est votre secret ?

Mes journées se ressemblent, je suis disciplinée. Rien ne se ferait jamais s’il n’en était pas ainsi. En général, je commence à écrire à neuf heures du matin, et je travaille jusqu’à treize heures, puis je déjeune. Si je vois que ça ne « coule » pas comme je l’aurais souhaité, j’écris juste ce que je peux, tout en sachant que je pourrai le ré-écrire plus tard ou l’archiver. Je ne jette jamais rien, on ne sait jamais. Il arrive que des idées importantes soient cachées dans des textes que vous avez mis de côté.
Après le déjeuner, soit je travaille encore sur le manuscrit, si je me sens très en forme, soit je lis, je m’imprègne des écrits d’auteurs qui maîtrisent leur art. Ou bien je rédige un billet pour mon blog, ou pour le blog de quelqu’un d’autre, ou alors j’essaie d’écrire un article qui ne sera sans doute jamais publié nulle part, étant donné que le nombre de magazines s’est rétréci comme une peau de chagrin. Quoi qu’il en soit, je persévère. Il m’arrive de m’essouffler, certains jours, mais j’essaie de ne pas être trop dure avec moi-même et de reprendre là où j’en étais le lendemain.
En ce qui concerne la dernière partie de votre question : je ne suis pas sûre d’avoir un « secret » pour gérer le temps que je ne passe pas à écrire. À mes yeux, c’est plus de l’ordre d’une philosophie : ce que vous donnez, on vous le rendra, par pelles. Ou, pour citer l’adage : on récolte ce qu’on sème. Cela me plaît d’apporter mon aide à d’autres écrivains, et je travaille en effet avec des écrivains en tête-à-tête. Je trouve cela très agréable de travailler avec les mots des autres, c’est moins stressant qu’avec les siens, et je crois que cela me rappelle, dans une certaine mesure, toutes ces après-midi passées à travailler avec ma mère, qui me demandait mon avis sur ses poèmes, et le respectait. J’aime à croire que je peux apporter ma pierre.
Je trouve également mon compte dans l’écriture en tant qu’activité altruiste. Je travaille avec un organisme qui porte secours aux dalmatiens (Save the Dals) : je rédige les biographies des chiens qui ont été victimes de sévices et recherchent un nouveau foyer. Cela m’apporte énormément. J’ai récemment rédigé le contenu d’une brochure détaillée sur le Dalmatian Club of America qui travaille conjointement avec l’AKC pour éduquer les maîtres et maîtres potentiels de dalmatiens et leur en apprendre plus sur la race des dalmatiens : ces chiens ont besoin de beaucoup d’affection, mais ils possèdent aussi d’autres besoins, et certains défauts, dont il faut tenir compte pour bien s’occuper d’eux.

Vous arrive-t-il de sécher devant une page blanche ? Quels conseils donneriez-vous aux écrivains en herbe qui connaissent l’angoisse de la page blanche ?

Tous les écrivains connaissent l’angoisse de la page blanche à un moment donné, cela fait partie du défi et du trac qu’un gros projet peut provoquer, surtout s’il nous tient à cœur. Ma façon de m’en débarrasser est de toujours essayer d’écrire quelque chose, même si c’est très mauvais. Cela soulage d’arriver à mettre un mot sur la page, même explétif. Et il arrive que ce mot, ou cette phrase, parvienne à vous mener vers l’inconscient, qui est la source. Parfois, je conseille de faire des exercices de style, ou alors de tenir un journal. Tout dépend d’où en est l’écrivain et de la profondeur de l’angoisse. Je crois qu’elle peut être surmontée en étant rigoureux et déterminé. Aucune muse ne reste silencieuse à jamais.

Avez-vous actuellement de nouveaux projets sur le feu ?

Je travaille sur un roman. C’est assez drôle de travailler avec l’imaginaire, après avoir passé vingt-et-un ans à m’occuper de la réalité du passé et du présent, dans un monde centré sur ma vie et moi. Les deux genres fouillent pour arriver à la vérité cependant, chacun à sa manière. Je crois qu’il y a des thèmes qui sont au centre de votre écriture et que c’en est ainsi pour toute votre vie, quels que soient les déguisements qu’ils endossent. On y retourne de livre en livre, quel que soit le genre dans lequel on écrit. Pour ma part, il s’agit de la survie émotionnelle du personnage quand les circonstances sont graves et que tout s’oppose à lui.

Une personne, morte ou en vie, avec qui vous passeriez volontiers une après-midi ? Et pourquoi elle ?

Je crois que la réponse est évidente : ce serait ma mère. J’aimerais pouvoir lui montrer tout ce que j’ai écrit, entendre son avis, lui dire combien elle a compté dans ma vie d’écrivain. Un jour, elle m’a dit de ne pas devenir écrivain, parce qu’elle serait sur mes talons, comme un « vieux fantôme gris ». Et c’est bien sûr exactement ce qui s’est passé, mais j’aimerais lui dire que ce n’est pas grave, que le fait qu’elle hante mon écriture m’importe finalement. Oui, une après-midi avec maman. Du début à la fin. Ce serait une après-midi vraiment particulière.

Thé, ou café ?

Café. Avec BEAUCOUP de lait super écrémé. Mais avec ma maman nous buvions toujours du thé sucré l’après-midi.

Y a-t-il une question que vous aimeriez poser ?

Non, je ferme mon caquet pour aujourd’hui !




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Pour s’abonner à son blog (en anglais) : LindaGraySexton.com/sign-up/



N.B. : Les images figurant sur cette page proviennent du site de Linda Gray Sexton, avec sa permission.


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