Terre à ciel
Poésie d’aujourd’hui

Accueil > Terre à ciel des poètes > Françoise Ascal

Françoise Ascal

jeudi 7 juillet 2016, par Sabine Huynh

Françoise Ascal est née en 1944, elle vit et travaille en Seine et Marne. Elle écrit des textes de prose et de poésie, plutôt intimistes et autobiographiques, pour mieux aller vers l’autre.

(Photo : Françoise Ascal © Michel Durigneux)


Extraits de Des voix dans l’obscur
sérigraphies de Gérard Titus-Carmel
éditions Æncrages & Co, 2015
_________________________
_________________________
tu aurais voulu l’oublier
ou ne jamais l’entendre
mais tu tendais l’oreille stationnais près de la margelle guettais malgré l’interdit

tu guettes encore

tu ne veux pas manquer le moindre de ses murmures mélopées sanglots litanies bercements tout cela qui vacille dans l’ombre de jour comme de nuit tout cela qui coule et roule dans sa voix secrète sa voix d’eau souterraine sa voix cachée retirée du monde mutique volontaire campée dans un refus de forêt noire non pas de pacte avec la lumière pas d’étreinte avec le bleu du ciel toujours elle veillera le malheur

elle n’entend pas les vivants qui l’appellent elle a quitté leur table depuis longtemps elle est avec eux les morts ses morts pour eux seuls sa langue se délie elle leurs parle les rassure ils sont nombreux ne vieillissent pas à celui-ci en tenue de soldat elle confie qu’elle ne tardera pas à cet autre elle chante une comptine
_________________________
_________________________

tu cherches les morts tu te demandes si toi aussi tu as des morts partout dans la maison tu les cherches les siens les tiens tu crois les apercevoir entre les cloisons ajourées de la grange les surprendre dans le craquement du plancher il leurs arrive de te frôler quand tu t’attardes dans les friches un soir de lune tu les devines terrés au fond du puits

est-ce que les morts parlent
tu lances tes mots dans l’énigme la peur te répond la peur trace des cercles au centre tu perds ton nom

tu aurais aimé l’oublier
ou ne jamais l’entendre
mais tu guettes encore

tu ne l’entends plus

elle est devenue ton ombre


Extraits de Lignées
dessins de Gérard Titus-Carmel
éditions Æncrages & Co, 2012 (prix Louis Guillaume 2014)
_________________________
_________________________
J’ai toujours su qu’à l’intérieur du mot fougère il y avait des caches. De minuscules veinules accueillant le sang des filles qui ont froid. Ou peur. Longtemps j’ai trouvé refuge dans un amas de spores vert olive. J’ai même habité un été entier dans la fraicheur d’un limbe lancéolé qui ne voulait pas roussir. Aujourd’hui j’apprends qu’il existe plus de treize mille espèces de fougères. Certaines peuvent atteindre vingt mètres de haut. Il y a les arborescentes et les royales, les minuscules aux rhizomes traçant, les écailleuses à souches, les bi- ou tri- pennées, les mâles , les femelles.
La mienne, l’unique, pousse-t-elle encore dans les collines mauves du grand est, de l’est rêvé plus que vécu, de l’est que je ne saurais rejoindre ?
Chaque nuit j’emprunte des sentiers bordés de bruyère. La neige étouffe mes pas. Je cherche l’odeur . Je cherche le son. Je cherche la racine.
Manque l’innocence et l’éclat des grandes terreurs d’autrefois. Manque la solitude et son vertige. Manque le ravissement que rien ne saurait convoquer.
_________________________
_________________________
Crue.
J’ai jadis été gobée.
Comme un œuf .
Je ne dois ma survie qu’à l’art consommé d’une ancêtre bienveillante.
Il m’en reste un gène d’archaïsme qui me condamne à claudiquer.

De quels sucs intimes dois-je m’extraire ?
De quelle marmite en forme de ventre ?

Mes doigts ont beau courir sur le clavier du jour, je suis d’un temps mêlé, je suis d’un temps boiteux.
J’ai chevauché l’oubli, ma mémoire a implosé.
J’ai connu le sans-forme du sans-fond.

Entre mes doigts, un rêve minéral
une nostalgie de silex.


Extraits de Un bleu d’octobre
éditions Apogée, 2016
_________________________
_________________________
Melisey.
Nous allons voir la rivière. Le bleu d’octobre est au rendez-vous. Longeant la rive nous découvrons une petite feuille d’aulne suspendue dans les airs, balancée, tourbillonnant par instant selon les brises, elle tient par un fil, visible quelquefois dans le soleil. Elle est à l’extrémité de ce fragile travail d’araignée, et dure, dure dans le temps, solidement arrimée à l’infime.

Bleu d’octobre : mon modèle. Voudrais écrire en atteignant cette transparence. La transparence n’est pas la pauvreté. Écrire transparent donc lisible est souvent compris comme écrire banal, simpliste, sans profondeur. Alors qu’il s’agit d’accéder à une qualité de perception que le dépouillement permet. S’affranchir du « trop ». Un « trop » difficile à cerner. Où commence-t-il ? Où s’arrête-t-il ? La simplicité d’une écriture ne va pas de soi. Elle est le fruit d’une approche patiente. Une ascèse presque.
_________________________
_________________________
C’est exactement comme si, d’un même mouvement, je cherchais à ouvrir les mains, offrir mes paumes à la lumière, et serrer le poing sur un NON d’insoumission. « Ne pas laisser comme c’est ». Ainsi s’exprime Antoine Emaz. « Planter une objection » dit aussi Henri Bauchau.
Travailler à résoudre cette articulation problématique.
_________________________
_________________________
À force de limer vers la transparence, la simplicité d’expression, le refus de l’anecdotique, à force de poursuivre l’essentiel, on court le risque de tomber dans le déjà-dit de toute éternité.
Les « noyaux durs » que je cherche à dégager ne sont peut-être que des lieux-communs, brillants de toute leur énigmatique banalité.
Pourquoi ne pas entrer dans le silence ?


Extraits de Noir-racine
éditions Alain Gorius/Al Manar, 2015
_________________________
_________________________
« Maison à vendre ». Une pancarte est accrochée au-dessus des portes de grange.

Le toit fuit.
L’eau goutte, imbibe plafonds et planchers.
La véranda n’a plus de vitres.
Les murs se lézardent.
Le salpêtre monte.

Maison qui retourne à la terre.
Qui dit l’étable et la paille originelle.

On ouvre une dernière boîte. On répand sur la table son trésor de pacotille. On fouille à deux mains dans ce bric à brac. Boutons de nacre de bois de cuivre, épingles à cheveux, attaches de jarretelle en caoutchouc rose durci, boutons de manchettes dépareillées, briquets à essence hors d’usage, stylo laqué sans capuchon, plumes d’or ébréchées, fèves rescapées d’anciennes épiphanies, glands de rideaux, dés à coudre, Jésus de porcelaine, éclats de miroir, médailles d’argent, médailles d’étain rapportées des pèlerinages à Notre Dame-du-Haut. On brasse encore et encore du temps solidifié.

On a tout suite remarqué l’enveloppe de papier bistre fermé par un ruban, contenant cinq cartes postales portant la mention « Franchise militaire ». Mais pour l’heure, on cherche autre chose. L’objet manquant déposé au creux de la mémoire. Obsédant. Intercesseur de l’invisible.

_________________________
_________________________
C’est un canif de fer-blanc. Le manche a la forme d’un soldat au garde-à-vous, droit dans son uniforme d’apparat. Humour macabre ou signe de l’inéluctable, la lame, en se repliant, coupe son corps en deux.

On songe à celui qui le glissait dans sa poche du temps de sa jeunesse.
On l’imagine, penché sur la meule de grès rose, attentif à parfaire le tranchant de la lame.
On l’aperçoit, au bord de l’étang coupant des roseaux pour tresser une barque de rêve.
On ne connaîtra pas son visage. On ne saura rien de ses yeux, de son sourire.
Personne ne l’a revu manier la faux dans les près pentus qui mènent à la rivière.

Figure de l’ombre retournée à la nuit, comme des milliers, qui ont quitté leur village, leur ferme, leur verger, pour ne plus revenir et n’ont survécu à leur mort que le temps bref des battements de cœur de ceux et celles qui les ont veillés sous la clôture des habits noirs.

Puisse chacun, chacune, avoir laissé quelque objet familier qui, passant de main en main, fera résonner leur être singulier.
Écho de ce qu’ils furent.
Coquillage au creux de l’oreille des vivants pour prolonger leur murmure.


Extraits de Rouge Rothko
éditions Apogée, 2009
_________________________
_________________________
____________________________Wols au camp des Milles

Ce n’est qu’un moment banal de l’Histoire, entre Aix-en-Provence et Marseille, dans un village français ordinaire.
Des sans- papiers, déjà.
Rejetés par Berlin, réfugiés à Paris avant que la déclaration de guerre ne les transforme en indésirables.
Parmi eux Ernst, Bellmer, Liebknecht, Springer , Wols …
Au cours des années 1939 et 1940, ils sont parqués pour un temps variable dans une tuilerie réquisitionnée par les autorités. Tous attendent une décision administrative, un coup de tampon en forme de coup de dés, un verdict de la « commission permanente de criblage ».
_________________________
_________________________
Il y a peu, en Allemagne, les œuvres de ces dégénérés ont été brûlées publiquement sur ordre du Führer. Aujourd’hui, en France, ils continuent à dessiner, à peindre sur ce qu’ils trouvent, du mauvais papier, des bouts de presque rien. Ou sur les murs du réfectoire, lorsque les gardiens sont accommodants..
Courte trêve.
La guerre se durcit. Tous luttent contre la bêtise, la faim, le désespoir. Certains se suicident. D’autres parviennent à s’enfuir. D’autres encore gagnent un statut de « prestataires » qui les libèrent. Ils ne savent pas qu’un jour les musées se glorifieront de leurs moindres miettes.
_________________________
_________________________
Lui, regarde les puces. Les puces, il connaît. Elles sont partout dans le camp. Elles se glissent sous la chemise, dans la paillasse, envahissent sol et murs, saturent jusqu’à l’invisible. Avec une précision d’entomologiste, il dessine les pattes velues, l’œil rond, la trompe vorace.
Il s’absorbe, pénètre à l’intérieur, passe outre le brun châtaigne.
Il a toujours su franchir les murs, les coques, les peaux. Ici aussi , dans le camp des Milles, il voyage.
_________________________
_________________________
« Centre de rassemblement ». Ainsi s’appelle la tuilerie-briquetterie des Milles.
Lorsque la première vague de détenus en sortira, l’usine changera encore de nom, jalonnant ainsi l’avancée du pire. En moins de deux ans, de 1940 à 1942, à mesure que se précisent les lois anti-juives, elle deviendra « camp d’internement », puis « camp de transit », puis « camp de déportation ».
_________________________
_________________________
On saura plus tard ce qu’il en fut de certaines journées de l’été 1942, au cours desquelles « gardes et policiers eux-mêmes dominent mal leur émotion » dit un rapport officiel en date du 24 août.
_________________________
_________________________
Par chance, celui qui regardait les puces a pu quitter le camp en octobre 1940. Sauvé par son mariage avec une française. Durant les deux années suivantes, le couple s’use à attendre un hypothétique visa. Aquarelles, dessins, notes s’accumulent.
_________________________
_________________________
Mais se peut-il que l’air du temps obstrue jusqu’aux pores de la peau ?
Plumes et pinceaux poussent des barges de cauchemars. Vers l’intérieur. Vers le fin fond. La vision bute, non sur des murs, mais sur du mou. La vision tourne en boucle , suffoque et s’enfonce dans l’infiniment petit, l’infiniment instable. Réseau des nerfs, des veines, des cellules en perpétuelle alerte. Matières de l’ insaisissable, ensanglantées.
_________________________
_________________________
Près d’Auschwitz, l’étang n’est plus qu’une mare. Asphyxiée par un excès de « dépôts ». Le fond a presque rejoint la surface. Les tombereaux de cendres humaines jetés chaque jour dans ses eaux l’ont comblée.
_________________________
_________________________
Sans répit, le peintre creuse et fore dans d’intimes souterrains.
_________________________
_________________________
Les siens ?
Les nôtres ?
_________________________
_________________________
À son insu peut-être, il entretient pour nous « la flamme sacrée de l’inquiétude » .

Bibliographie (poèmes, proses, récits)

  • Le Pré, Atelier La Feugraie, 1985
  • La Part du feu, Atelier La Feugraie, 1987
  • L’ Ombre et l’éclat, Atelier La Feugraie, 1990
  • Fracas d’écume, Coédition Atelier La Feugraie/Le Noroît (Québec), 1992
  • Cendres vives, éditions Paroles d’Aube (réunion en volume de Le Pré, La Part du feu, L’Ombre et l’éclat), 1995
  • Dans le sillage d’Icare, éditions Cirrus (avec 12 dessins de Jacques-Pierre Amée), 1997
  • Le Carré du ciel, Atelier La Feugraie, 1998
  • Le Fil de l’oubli, éditions Calligrammes, 1998
  • L’ Encre du sablier, éditions Double Cloche (Livre d’artiste imprimé en sérigraphie, tiré à quarante exemplaires, avec onze estampes du peintre Yves Picquet), 1999
  • L’Issue, Les Petits Classiques du Grand Pirate (avec une photographie de Gaël Ascal), avril 1999
  • Le Vent seul, éditions Double Cloche (avec cinq estampes d’Yves Picquet , imprimé en sérigraphie, tiré à trente exemplaires) 1999
  • Le Sentier des signes, éditions Arfuyen (avec douze calligraphies originales de Ghani Alani) 1999
  • La Hutte aux écritures, éditions A Travers (livre d’artiste avec le peintre Jacques Clauzel ) 2001
  • L’Arpentée, éditions Wigwam , mai 2003
  • Un automne sur la colline, éditions Apogée, septembre 2003
  • La Table de veille, éditions Apogée, novembre 2004
  • Mille étangs, avec des peintures de Philippe Aubry et une lettre de Denise Desautels, éditions Travers, mars 2006
  • Cendres Vives, suivi de Le Carré du ciel (nouvelle édition), éditions Apogée, mars 2006
  • Issues, éditions Apogée, mars 2006
  • Si seulement, éditions Calligrammmes (avec huit fusains d’Alexandre Hollan), juin 2008
  • Perdre trace, éditions Tipaza (avec huit peintures d’Alain Boullet), juin 2008
  • Rouge Rothko, éditions Apogée, janvier 2009
  • Noir-Racine, éditions Al Manar, livre d’artiste avec des aquarelles de Marie Alloy, 20 exemplaires, septembre 2009
  • Langue de sable, « livre pauvre » de Daniel Leuwers, manuscrit, six exemplaires, avec des peintures de Jean-Pierre Thomas, septembre 2009
  • Un désir d’aube, éditions Atelier de Villemorge, livre d’artiste avec un bois gravé de Jacky Essirard, 16 exemplaires, décembre 2009
  • Un rêve de verticalité, éditions Apogée, septembre 2011
  • Lignées, avec des dessins de Gérard Titus-Carmel, éditions Æncrages & Co, avril 2012 (sélection pour le prix littéraire des Lycéens d’Île-de-France en 2013, prix Louis Guillaume en 2014)
  • Levée des ombres, avec des photographies de Philippe Bertin, éditions Atelier Baie, septembre 2013
  • Noir-Racine, précédé de Le fil de l’oubli, avec des monotypes de Marie Alloy, éditions Al-Manar, octobre 2015
  • Des voix dans l’obscur, avec des dessins de Gérard Titus-Carmel, éditions Æncrages & Co, octobre 2015
  • Un bleu d’octobre, éditions Apogée, 2016

Traduction

  • Entre carne y tierra (Entre chair et terre, poèmes), traduit en espagnol par Juan Luis Delmont, éditions Pen Press, New York, 2007

Anthologies et ouvrages collectifs

  • Claude Louis-Combet, mythe, sainteté, écriture, éditions José Corti, 2000 (“L’expérience de la nuit dans l’œuvre de Claude Louis-Combet”, étude)
  • Des écrivains en Franche-Comté, coédition CRL/ Néo éditions, 2001, Besançon.
  • SEPT, écrits de femmes, éditions Sémaphore, 2002
  • Tout l’espoir n’est pas de trop, “Douze voix de la poésie francophone”, éditions Le temps des Cerises, Paris, 2002
  • Petit Musée portatif d’Abdellatif Laâbi, préface de Françoise Ascal, éditions Al Manar, 2002
  • Ombres portées (sur des photograpies de Jacques Clauzel), éditions Tipaza, juin 2003
  • Participation à l’œuvre du sculpteur québécois Michel Goulet, acquise par la ville du Havre en 2006
  • Des Poètes au Parvis, anthologie de Marc delouze, éditions La Passe du vent, 2007
  • Le dico des dix mots (dix ans de “semaine de la langue française” organisée par la DGLFLF), éditions La Passe du vent, 2008
  • La poésie, c’est autre chose, 1001 définitions de la poésie, sous la direction de Gérard Pfister, éditions Arfuyen, 2008
  • Au pays de Magritte : regarder, lire, écrire, par Béatrice Libert, éditions Couleur Livres (Belgique) 2009
  • Et si le rouge n’existait pas, anthologie poétique réunie par Françoise Coulmin, éditions Le Temps des Cerises, 2010
  • Côté femmes, d’un poème à l’autre, anthologie poétique de Cécile Oumhani et Zineb Laouedj, éditions Espace libre, 2010
  • L’Interculturel dynamique, ouvrage collectif dirigé par M.Belmaïzi et M.Cornelis, éditions E.M.E., Bruxelles, 2010
  • Revue Nu(e), n°50 consacré à Werner Lambersy (texte d’hommage), janvier 2012
    - *Voix vives (de méditerrannée en méditerrannée), Anthologie Sète 2013, éditions Bruno Doucey
  • tondo/tondi, livre d’artiste d’Yves Piquet 12 exemplaires, avril 2014 (avec Alain Freixe, Emilienne Kerhoas, Alain Le Beuze, Jean Picquet, Erwann Rougé, Laurine Rousselet).
  • Le poème en prose contemporain, Carnet Louis Guillaume N°39, décembre 2014
  • L’Arbre à poèmes, anthologie d’Abdellatif Laâbi, Poésie Gallimard, préface Françoise Ascal

Publications en revues

Le Grand Erg, Opus International, Art et Thérapie, Entailles, Faire-Part, Pleine Marge, Jungle, La Métis, Le Nouvel Ecriterre, La Barbacane, La Rivière Echappée, Plein Chant, Evidence, Enfers, Lieux-d’Etre, Encres Vagabondes, Prétexte, L’Instant d’après, Duelle, Gare maritime, Poésie 2001, Le Cahier du Refuge, Sémaphore, Midi, Sézim, Chemins, Verrières, Bacchanales, Esprit poétique, N4728, remue.net, Liqueur 44, Florilèges, Ici & Là, Le Passe-Muraille, L’Arbre à paroles, À l’index, Diérèse, Les Ecrits (Québec)

_________________________
Page réalisée avec la complicité de Sabine Huynh.


Bookmark and Share


Réagir | Commenter

spip 3 inside | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 Terre à ciel 2005-2013 | Textes & photos © Tous droits réservés