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Filomène Giglio et Franck Merger, la traduction de Maria Carta à quatre mains

lundi 10 octobre 2016, par Roselyne Sibille

(Photo Fondazione Maria Carta)

Extraits de Chant Rituel de Maria Carta - Traduction de Filomène Giglio et Franck Merger

TOIA SPANU

Cette nuit j’ai fait un rêve :
je frappais à une grande porte de fer
ma grand-mère Lucia m’a ouvert
le visage éteint
les cils blancs comme les chevreaux.
Elle m’a menée sur le chemin du mystère
vers un grand bourdonnement.
Elle marchait vite le bonnet sur la tête
sa jupe chuchotait.
Elle a porté un doigt ancestral
à ses lèvres : Tss ! Elle m’a fait taire.
Le brouhaha s’élevait
d’une lumière dantesque,
je me suis mise à la fenêtre
et j’ai vu un Cercle immense
plein d’une foule qui allait et venait
sous la lumière des arbres.
Je les ai reconnus :
c’étaient les Nôtres
ceux d’hier les aïeules
portant corsets, bonnets et dentelles
les aïeux en ragas
resplendissants et en gilets rouge flamme.
J’ai couru vers eux, tous
me cajolaient : j’étais revenue
au temps de mon enfance
je marchais avec eux
elles parlaient habillées de jupes cloches
les bijoux en or
sur leur antique beauté :
c’étaient les morts
mais sans la mort ! Tous
riaient, s’amusaient
chacun me donnait un cristal
cueilli sur une branche
et je le recueillais dans mon tablier.
Toutes m’appelaient,
J’accourais et les regardais : elles étaient
vêtues de faste et de lumière
d’antique mémoire
colliers filigranés
boutons et ceintures
comme des reines : elles étaient belles
avec le buste droit le visage blanc
impérial.
Toia Spanu s’est penchée
et m’a dit dans un murmure :
Como anda ! Maintenant va-t’en !
J’ai couru et en remontant
des Cercles grandioses d’outre-tombe
j’entendais disparaître le brouhaha
j’ai atteint la porte de fer
ma grand-mère m’a dit :
Vida ’ona ! Bonne vie !
Et elle m’a ouvert.
À peine parvenue à l’air libre
j’ai senti mon tablier
devenir très lourd
tous les cristaux
sont tombés. Aveuglée
je cherchais dans l’herbe.
Je me suis réveillée
les mains vides.
Je pleurais.

TONINA CARTA

Je chante encore
cette vieille chanson
que mon père chantait et ses yeux riaient.
J’entends dans ma mémoire sa voix
dans les champs de soleil
dans les nuits gelées
il rentrait en chantant
il me réchauffait le cœur.
Nous étions pauvres. En janvier
la misère
implorait dans le vent.
Et mon père ne savait pas
comment nous faire vivre.
Le jour du saint patron
il a arraché l’épée du saint
l’a brandie
et a poussé un hurlement
terrible.
Père, tu apparais si souvent
dans mes rêves.
Tu te tiens toujours à la croisée
et tu me montres le chemin.

ANTIOCO ARU

Dans la salle la musique
bat la cadence tous battent
les talons sur les briques
au rythme de la danse.
Gonario est assis là-haut
de la galerie il domine
le mouvement des autres. Costasciu
mène Fidela dans la cour
près du mur écroulé
parmi les herbes sauvages
il lui donne une feuille où il a écrit :
Tu me fais mourir.
Elle sent son baiser sur la bouche
un sortilège maintient leur étreinte
mais elle s’enfuit farouche
elle revient parmi les danseurs
dans le cercle deliriende
Tous crient : Chante Fidela !
Elle chante des mutos a boghe pagana :
J’accroche une fleur d’or
Au-dessus de mon lit
Si tu m’ouvres le corps
Tu liras dans mon cœur.
La voix ardente
ramène au temps matriarcal
ancestral et tout le monde hurle
Danse ! Antioco ouvre le dillu
il fait danser Fidela
ils tournent a deliriu
le regard fasciné.
Autour d’eux les autres battent
des pieds en cadence.
Je ne touche plus le sol
quand je te regarde !

MICHELE CASCIONE

Cheminées dantesques
flammes furieuses dans le ciel
coups cadencés des marteaux.
Je veux fuir ces baraquements
ensevelis dans le brouillard
la fumée
tombe de cette forêt de briques
j’entends rugir les flammes
dans les fourneaux elles brûlent sans répit
comme en enfer.
Le dimanche je m’enfuis dans les collines
je vois de blanches villas sous les saules
les Allemands prennent soin de leurs fleurs
au soleil.
Dans les baraques nous sommes entassés
avec des draps autour du lit
contre la poussière.
Je veux m’enfuir, mon fils non.
Il parle allemand il rit
il se coiffe comme les Allemands.
Je l’ai amené au village
dans le Logudoro. Il regardait
les vieux sur les murets
les maisons vides.
Il ne parle pas sarde. Il ne connaît
ni comptine ni proverbe ni filonzana.
Il est revenu à Essen
il sort avec les filles de Marl
de Wuppertal. Il étudie pendant des heures
comme un damné
en mai il aura son diplôme
un travail technique
il part
il aura une maison la télé
tout le confort moderne.
Il ne nous parle pas. Il nous regarde
à l’aube quand nous sortons des baraques
en troupeau
il nous observe tant que dure le hurlement
dément des sirènes.


Présentation de Maria Carta par Filomène Giglio

Maria Carta née en 1935 à Siligo, petit village sarde de la province de Sassari.
Chanteuse à la voix chaude et puissante, elle a fait rayonner dans le monde entier les chants traditionnels sardes. Dès les années soixante, elle a su fissurer un monopole masculin, car en Sardaigne, le chant est une affaire d’hommes. C’est donc une voix unique et féminine qui a incarné la Sardaigne pendant vingt-cinq ans. L’écrivain sarde Giuseppe Dessi disait à son sujet : « Après avoir connu Maria Carta, je le dis et je le répète : les grands hommes de la Sardaigne furent des femmes ». Les seules grandes figures qui ont précédé Maria Carta étaient la reine Eleonora d’Arborea, au XIVe siècle, et Grazia Deledda, prix Nobel de littérature en 1926.
Maria Carta s’est installée à Rome peu après avoir remporté le titre de Miss Sardaigne en 1956. Elle a étudié les musiques populaires à l’Accademia di Santa Cecilia et a mené des recherches dans ce domaine musical. C’est pourtant une carrière de chanteuse folk qui l’a propulsée sur les plus grandes scènes du monde entier. De 1980 à 1983, elle a résidé à Paris et s’est produite en France, au Festival d’Avignon, à l’Olympia, au Théâtre de Paris...
Maria Carta, c’est aussi une présence scénique hors du commun qui l’a amenée à interpréter des rôles importants au cinéma. Elle a tourné avec Coppola, Zeffirelli, Rosi, pour ne citer que les plus grands. En 1976, elle a interprété, à elle seule, les chœurs de la Médée d’Euripide mise en scène par Franco Enriquez. En 1989, elle a joué dans la pièce Les Mémoires d’Hadrien tirée du roman de Marguerite Yourcenar et mise en scène par Maurizio Scapparo.
Dans le parcours artistique de Maria Carta, la poésie a tenu une place privilégiée. Elle a publié en 1975 le recueil de poèmes Canto Rituale (Coines Edizioni). Ce recueil a connu une seconde édition en 2006. L’art de la poésie est plus que jamais lié à l’art du chant, pour Maria Carta. Dans Canto rituale, elle se souvient des chants sardes, souvent improvisés, qu’elle avait pu entendre en mainte circonstance.
Maria Carta menait un combat politique, qui s’est concrétisé par sa présence à la mairie de Rome en 1976 comme conseillère municipale ; et elle a été chargée de la culture.
Elle est décédée 22 septembre 1994.


Entretien avec Filomène Giglio et Franck Merger, par Roselyne Sibille

Terre à ciel : Comment cette collaboration est-elle née ?

Filomène Giglio : Je connaissais depuis longtemps de nombreux aspects de la vie et du travail de Maria Carta : la grande chanteuse folk, la comédienne, la femme politique. Mais en 2013, au cours d’une visite au musée qui lui est consacré à Siligo, dans la province de Sassari, non loin du village de mes origines, Florinas, j’ai découvert Maria Carta la poétesse. Peu de gens connaissent le magnifique recueil Canto rituale. J’étais sous le choc et le charme de cette découverte, et j’ai tout de suite voulu partager cette trouvaille avec Franck. Dans mon entourage, il pouvait mieux que personne goûter Canto rituale. Je l’espérais, en tout cas. Et de fait, le recueil lui a plu et il m’a proposé un peu plus tard de le traduire en collaboration avec lui. C’est ainsi qu’a commencé ce beau projet de traduction.

Franck Merger : Quand elle m’a parlé de Maria Carta et de son Canto rituale avec un tel enthousiasme, Filomène m’a rendu très curieux de lire les poèmes de ce recueil. Je les ais lus, et ils m’ont plu, en effet. Je connaissais bien la poésie italienne moderne et j’avais l’expérience de la traduction de cette poésie, en solo. Mais à ce moment-là, à la fin de l’été 2013, j’étais engagé depuis peu dans un autre projet de traduction : la traduction en collaboration, avec Niloufar Sadighi, de poèmes d’Abbas Kiarostami (voir l’entretien à ce sujet ici : http://www.terreaciel.net/Niloufar-... .

Il me semblait déraisonnable, étant donné cet autre projet et mon travail de professeur de littérature en khâgne, de me lancer dans un nouveau projet. Mais une fois achevée la traduction des poèmes de Kiarostami, j’ai souhaité traduire les poèmes de Maria Carta. Entre le moment où Filomène m’a prêté Canto rituale et le moment où je lui ai proposé une traduction en collaboration de ce recueil, j’avais vécu une expérience essentielle pour moi, un tournant dans mon activité de traducteur : l’expérience de la traduction poétique en collaboration. Proposer à Filomène une collaboration s’est imposé comme une évidence.

Terre à ciel : Quels sont les éléments de Canto rituale qui vous ont réunis dans ce projet de traduction en collaboration ?

Filomène : Lire Canto rituale, c’était pour moi remonter à mes origines en remontant aux sources de la culture sarde. Maria Carta y révèle les réalités d’une terre difficile à percevoir pour qui n’y vit pas de manière continue. Toute sa vie, elle a porté haut et loin la culture sarde, en Europe et ailleurs, avec une énergie extraordinaire. Évidemment, la création poétique est un moyen particulièrement puissant pour dévoiler, ou incarner, le meilleur de la culture sarde.

Franck  : Pour moi, la Sardaigne, c’est Filomène. Ce que je veux dire par cette boutade, c’est que la découverte d’un pays, de sa culture, de sa langue, de sa poésie, n’a de sens pour moi qu’intimement liée à l’amitié ou à l’amour. Si la découverte de l’Italie, de sa langue, de sa poésie, a été si bouleversante pour moi il y a longtemps déjà, c’est que cette découverte s’est faite en même temps que je tissais des liens affectifs forts avec des personnes qui incarnaient tout cela. La même découverte bouleversante a eu lieu avec l’Iran, le persan et la poésie persane. Et mon intérêt pour la Sardaigne est né en même temps que mon amitié avec Filomène. Canto rituale prend place dans cette histoire personnelle. Ce recueil a une veine, disons, ethnologique. Maria Carta y présente des rites séculaires, des traditions ancestrales. Et dans ce vieux fonds culturel, outre la magie ou la proximité avec les morts, il y a le chant, la danse, la poésie. C’était un beau chemin vers la Sardaigne – et vers Filomène.

Filomène : C’est vrai que Canto rituale a une valeur qu’on pourrait qualifier de documentaire. Mais justement, les poèmes de Maria Carta présentent des hommes et des paysages de la Sardaigne de la seconde moitié du XXe siècle : c’est précisément la période où se désagrège lentement ce vieux fonds. La société sarde se transforme à cette époque, comme bien des sociétés, sous l’effet de la télévision, du capitalisme, de l’exode rural ou de l’émigration.

Franck : Un autre élément a compté pour moi : j’étais heureux de traduire un recueil écrit par une femme. Ce n’était pas la première fois que je traduisais une voix féminine. J’avais déjà traduit des poèmes de La Terre sainte d’Alda Merini (voir article à ce sujet ici : ) et son journal en prose poétique, L’Autre vérité : Journal d’une étrangère. Je ne cherche pas particulièrement à traduire des poèmes écrits par des femmes, mais quand cela arrive, j’en suis heureux.

Filomène : Cet élément a compté pour moi aussi. Il y a peu de grandes figures féminines historiques en Sardaigne. Faire connaître en France Maria Carta, l’œuvre poétique de la grande Maria Carta, était d’autant plus important.

Terre à ciel : Quels sont les autres traits de la poésie de Maria Carta ?

Filomène : La poésie de Maria Carta paraît, d’emblée, populaire : c’est une poésie qui a une apparence de grande facilité, et qui présente la vie simple et rude des villages. Elle intègre d’ailleurs des mots ou des expressions en langue sarde, des bouts de poèmes ou de chansons sardes. Mais on se rend bien compte aussi, en particulier en traduisant ces poèmes, que la facilité va de pair avec un travail précis sur le rythme et la musique du vers. L’apparente facilité est le fruit d’un travail. On passe sans solution de continuité du poème au chant.

Franck : - Tous ces traits, qui, d’un côté, peuvent aisément être rattachés à la culture sarde, à la poésie et au chant sardes, peuvent, d’un autre côté, être rapprochés sans trop de difficulté de tendances poétiques qui dépassent de beaucoup la Sardaigne et qu’on retrouve bien ailleurs qu’en Sardaigne en poésie, comme le plurilinguisme (l’italien et le sarde sont présents) ou l’hybridité générique (à l’échelle du recueil s’écrivent en même temps une autobiographie, des portraits, un document ethnologique et sociologique, des chansons…). Le recueil est aussi construit de manière chorale : dans beaucoup de poèmes, Maria Carta délègue la parole à un personnage de son enfance. L’on entend ainsi dans Canto rituale un chœur de voix surgies du passé, et parfois surgies du royaume des morts, qui n’a pas de frontières solides avec le monde des vivants.

Terre à ciel : - Comment s’est passée votre collaboration ?

Filomène : - À chaque séance de travail, j’avais le sentiment d’être reliée directement à mon village paternel, à celui de Maria Carta, et de retrouver mes racines. Des sons, des chants, des paysages, des visages : bien des souvenirs et toute une mémoire collective me revenaient et m’accompagnaient pendant les séances de travail. Cette expérience a été pour moi sensorielle autant qu’intellectuelle. Par son intérêt bienveillant, Franck a favorisé la résurgence de ces souvenirs et l’expression de sensations et de sentiments. Dans ce travail, j’apportais mon intuition, ma connaissance de la Sardaigne et de sa langue, mon admiration pour cette grande figure féminine ; Franck apportait sa connaissance de la langue italienne, son expérience et son expertise en matière de traduction – y compris en collaboration –, et son immense culture poétique. Si je devais donner deux mots pour qualifier l’atmosphère de nos séances de travail, je choisirais complicité et humour. Maria Carta fait entendre non pas une poésie académique, mais le chant de la vie. Nous avons donc privilégié la spontanéité, l’élan premier.

Franck : - Moi aussi, j’avais le sentiment d’être relié à la Sardaigne ! Lors d’une séance de travail, nous sommes d’ailleurs tombés sur deux difficultés liées à des réalités sardes – un nom de lieu et un nom de vêtement porté autrefois. Filomène a sur-le-champ appelé sa mère, ce qui a permis de résoudre les deux énigmes. Ce travail était pour moi la source d’un plaisir lié à la rencontre d’une culture différente. Le plaisir était lié à autre chose encore : Filomène et moi, nous avons grosso modo la même sensibilité à la langue française et à la langue italienne. Notre collaboration reposait sur l’accord et la connivence. Et c’est vrai que ce travail s’est fait dans une atmosphère très enjouée – sans doute aussi parce que, l’amitié aidant, nous avons pu œuvrer en commun sans que des rapports de force nuisent à cette collaboration.


Présentation des traducteurs

Filomène GIGLIO

Elle est née dans le nord de la France de parents sardes originaires du village de Florinas, dans la province de Sassari. Son nom de naissance, Pala, la « pelle », sent bon la terre de Sardaigne ; son prénom est celui de sa grand-mère maternelle, qui était guérisseuse et attitadora : lors des rites funéraires, au moment où l’on faisait le récit de la vie du défunt, elle improvisait des poèmes et les chantait.
Sa double appartenance culturelle de fille d’émigrés sardes et sa quête identitaire la conduisent tout naturellement à suivre des études de littérature italienne à Lille.
Ayant le goût des sciences humaines, elle a également étudié l’ethnologie et la psychologie du travail. Elle est chargée de mission auprès d’un organisme qui œuvre pour l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés depuis 20 ans.
Elle retrouve chaque année la Sardaigne et le petit village de Florinas, et renoue avec la terre de ses origines.
La traduction des poèmes de Maria Carta qu’elle a réalisée est née de plusieurs évidences : traduire de la poésie sarde, traduire l’œuvre d’une femme, permettre aux lecteurs francophones de mieux connaître le travail de Maria Carta - et faire tout cela avec Franck Merger.


Franck Merger

Quand il était plus sérieux, a commencé une carrière universitaire, à l’Université de Yale et à la Sorbonne. A soutenu une thèse sur les romans d’Aragon dans l’entre-deux-guerres et publié un certain nombre d’articles sur cet auteur et sur le surréalisme. A publié quelques ouvrages pour les lycéens et les étudiants, par exemple une édition du Livre de ma mère d’Albert Cohen chez Gallimard en 2005, ou encore une étude sur Les Planches courbes d’Yves Bonnefoy chez Bréal, la même année.
Donne du jeu à sa vie de différentes manières, entremêlées – en enseignant maintenant la littérature en hypokhâgne et en khâgne à Aix-en-Provence, en traduisant en français de la poésie italienne et de la poésie persane, en participant à des lectures publiques de poésie persane, en animant des ateliers de traduction du persan et en co-organisant à Salon-de-Provence le festival « Les Archipels de la poésie ».
A trouvé dans la revue Conférence et dans les Éditions de la revue Conférence un lieu accueillant pour ses traductions de poètes italiens et suisses italophones : Alda Merini, Filippo De Pisis, Franco Buffoni, Fabio Pusterla, Alberto Nessi. A participé à la traduction des œuvres poétiques complètes d’Abbas Kiarostami, publiées chez Érès dans la collection « Po&psy » en 2014.
La publication de deux traductions du persan qu’il a réalisées en collaboration, avec Niloufar Sadighi et Amin Kâmrân, est prévue à ce jour : traduction des haïkus qu’Abbas Kiarostami a élaborés à partir des poèmes de Sa’di (à paraître chez Érès dans la collection « Po&psy ») et traduction d’un recueil de Rezâ Sâdeghpour (à paraître chez Cheyne dans la collection « D’une voix l’autre »). Vient d’achever, en collaboration avec Filomène Giglio, la traduction d’un choix de poèmes de Maria Carta, et poursuit actuellement cette collaboration en travaillant à la traduction d’un choix de poèmes de Gianni D’Elia.


Articles sur les traductions de Franck Merger déjà parus dans Terre à ciel :

http://www.terreaciel.net/Alda-Meri...

http://www.terreaciel.net/Niloufar-...


Fondation Maria Carta : http://www.fondazionemariacarta.it/


Page établie grâce à la complicité de Roselyne Sibille


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