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Christine Bloyet | {chants d’oiseaux}

jeudi 28 mars 2013, par Jean-Marc Undriener

(extraits)

écrire
des chants
d’oiseaux

lire
sur la ligne
d’horizon

l’écho
d’un espoir
non révélé

que l’on porte dans l’ignorance du chemin dans la nuit de ce qui germe dans le
mystère des gestes de la respiration dans le mystère de sa propre survie

trouver
l’alphabet
secret

la force
libérée
du chant



laisser
se
former

la chair
de
son dire

s’
écouler

l’
invisible
substance

de son propre
mystère

découvrir

ce que
l’on
ne savait

être

pour
toujours

inviolé



trouver
un abri

pour
épanouir
ses plaies

loin

de toutes
salissures

se
coucher

dans un
espace

non
visité

retranchée

sans
appel

veuve



chercher
l’
infiniment
reclus


où réside

la palpitation
de
l’attente


où s’
invente

l’
espace
du
déploiement



visage à découvert sur le ciel déployé

dans la
présence
offerte

faire croître une promesse en soi malgré l’effroi

des grands
champs
calcinés



explorer le sillage
que l’
élan
vif
et clair
de notre vie dessine parfois sans le savoir



écrire
un
chant

à
soi-même
obscur

et
dont
l’écho

clamé
dans l’air

soudain

en
chacun
sonne



être la découpe d’une silhouette sur le jour clair

n’être

que le corps
leste

délesté des pensées sombre essaim bruissant dans le vent
éparpillé

dire
ce que le corps seul dit

naître



sans attente

levé
soulevé

dans l’atteinte de ce qui vient



laisser venir le jour

s’
abandonner
son
cœur

aux
mouvements
du ciel

s’
envoler
ses
pensées

pauvres
palpitations

s’échapper captif l’oiseau blanc de l’ennui



toucher
avec
les mots

ce
qui demeure

inatteignable

dans
la grande
réserve
cachée


sommeille

la pierre
brûlante

de mon centre
centre
de gravité



me reposer
sur
moi-même

sur
les ombres
allongées

que mon corps
a laissé
tomber

le long
du temps

me reposer
sur
les formes
multiples

de mes vies
abandonnées

me reposer
sur
l’amoncellement

de toutes
mes vies
achevées

que rien n’érode



invincible élan naissant renaissant de la mort

mots

de sueur
de sang

et de chair
foudroyée

paroles

de véritable
abandon

quête
vertigineuse

de ton ciel
intérieur




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